DE KIFT

DE KIFT

De Kift Paradiso@Eelco De Lange

Originaire des Pays-Bas, De Kift est un groupe culte transfuge de fanfare, de poésie et de punk. 
Énergique et hyperactif, le groupe est adepte de projets en tout genre. On peut citer un opéra (Vier voor Vier – Quatre heures moins quatre), des pièces de théâtre musical (Kees de Jongen – Kees le garçon ..), la musique pour un long-métrage (p.e. HetZwijgen – Le Silence) et de multiples collaborations avec des artistes tels que Arthur H, les Têtes raides, Calexico, The Ex…
Bert Wagendorp, journaliste néerlandais, donne la description suivante de De Kift : 

De Kift est né dans la fanfare, a été baptisé dans le punk et est devenu grand dans l’amour pour la musique et la poésie. C’est une musique allègre, mais pleine de nostalgie, une musique capable de vous donner les larmes aux yeux.

Q#2016#4
FORME ÉTRANGÈRE
M[[O]]ON
GAZA X
LÉO DUPLEIX
FEDERICO RODRIGUEZ

Q4

Q#2016#4

Les Instants Chavirés ouvrent leurs portes, pour un rendez-vous spécifique autour des musiques expérimentales développées par la scène locale. Rencontres, formations inédites, DJ7, tentatives, éléctriques, noise, improv, free, in progress, mauvaises machines, ludiques, extrêmement sérieux, try again, électroniques, invités extra locaux. Tout peut arriver.. ou pas.

RESTAURATION LÉGÈRE SUR PLACE

NB :
ouverture à 20h
début des concerts à 20h30 précises.
ENTRÉE LIBRE

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M[[O]]ON

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M[[O]]ON 
 existe sur le méridien imaginaire Paris-Portugal depuis un peu plus d’une révolution terrestre, grâce à la gravité, aux guitares Fender et à l’électricité.
Guitare, effets, machines : Catherine
Guitare, effets, machines : Nicolas
 (ou l’inverse)
Premier EP sur Luik Records.

https://soundcloud.com/m-o-on
http://luikrec.com/

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GAZA X

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Duo de sculpteurs sonores élaboré par Ex-π et Zero Point, larsen basse, guitare, amplificateurs accumulés et électronique.

Ex-π aka Benjamin Pagier, fragmente l’espace

Zero Point aka Laurent Di Biase, pixellise la matière

http://laurent.dibiase.perso.sfr.fr

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FORME ETRANGERE

F.E

A partir de drones sur bandes et d’obscures captations vocales, Forme Etrangère joue une musique ambiante cinématographique. Entre atmosphères sordides et conquête de l’espace.
The Drone disait de son EP « Live On Pluton »: « ça ressemble à la musique que Pluton aurait pu produire pour dire à l’Univers d’aller se faire voir. »

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LÉO DUPLEIX

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Léo Dupleix pratique l’improvisation libre, seul ou en groupe, ainsi que la composition.
Il joue de l’ordinateur, des fields recording, des sine waves, et des générateur de bruit blanc, et parfois des micro-contacts avec différents objets, chaque éléments étant liés entre eux par différent procédés.
Il s’attache à explorer des notions d’échelle, de silence, et aime à connecter ses sons avec l’espace qui l’entoure.

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FEDERICO RODRIGUEZ
Fluctuations

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Fluctuations est une performance improvisée pour guitare électrique et voix. Du à son caractère improvisé, Fluctuations touche plusieurs axes: elle se rapproche de la musique drone mais aussi aux univers si differents tels que la chanson, la musique chamanique et la musique improvisé expérimentale. Catalogue de sons improbables et structures mutables, Fluctuations défie l’écoute et la mène vers des endroits inconnus.

https://www.youtube.com/watch?v=JRxu9kY0yNs
https://federicorodriguez.bandcamp.com/releases

BABA COMMANDANT & THE MANDIGO BAND
+ DJ SET HISHAM MAYET
(Sublime Frequencies)

baba

BABA COMMANDANT & THE MANDIGO BAND

Baba Commandant & The Mandingo Band est un groupe contemporain du Burkina Faso. Venant de Bobo-Dioulasso, le groupe est ancré dans les traditions musicales mandingues de leur héritage ancestral. Le chanteur énigmatique Baba Commandant (Mamadou Sanou) est un personnage original et excentrique qui est très respecté dans la communauté musicale burkinabé.

Le style musical de Baba Commandant and The Mandingo Band est basé sur l’Afrobeat, s’inspirant de l’âge d’or de la musique nigériane, Fela Kuti / Afrique 70 et King Sunny Adé et le légendaire growler malien Moussa Doumbia mais on retrouve également toutes les influences de la culture mandingue par l’instrument de Baba Commandant, le Kamelan n’goni (instrument des chasseurs Donso de la région de Bobo Dioulasso) et les paroles en Djula.

Chaque concert est une démonstration spectaculaire basée sur la rythmique afro-beat, la musique et la danse sont non stop. C’est une cérémonie où les cœurs battent au rythme de la communion physique extatique. Baba Commandant and The Mandingo Band est une formidable force, ancrée dans la culture musicale underground de Ouagadougou.

https://sublimefrequencies.bandcamp.com/album/juguya

+ DJ SET HISHAM MAYET (Sublime Frequencies)

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Hisham Mayet est co-fondateur du légendaire label et collectif Sublime Frequencies.
Au cours de ce DJ set, il jouera quelques découvertes issues de sa vaste collection et de ses nombreux voyages.

http://www.sublimefrequencies.com/

ENSEMBLE ÉLECTRON
ATELIER DU SYSTÈME B.
au Théâtre l’Échangeur

 

au Théâtre l’Échangeur
59 av du général de Gaulle – Bagnolet (M°Gallieni)
20h30
Entrée libre

Une soirée de concerts au Théâtre l’Échangeur à Bagnolet qui vient clôturer l’année pour l’Ensemble Électron et l’Atelier du Système B., deux espaces de transmission autour des musiques improvisées, expérimentales, bruitistes, et la construction de dispositifs électroniques.

 

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ENSEMBLE ÉLECTRON

Grand orchestre d’improvisation créé aux Instants Chavirés en janvier 2016. 25 musiciens sur scène : cordes, soufflants, tapants, électronique, dirigés par OLIVIER BENOIT pour créer une musique de l’instant jouant sur les masses, l’espace et les matières.

Avec : Michèle Albertini, Jean-Pierre Barja, Delphine Bernard, Franck Berquer, Julie Carles, Daniel Charles, Christelle Cloarec, Emmanuel Crémer, Coralie Diatkine, Christophe Frémiot, Nina Garcia, Adrien Kanter, Jérôme Lacoste, Blanche Lafuente, Raul Monsalve, Catherine Morvan, Xavier Mussat, Basile Naudet, Sébastien Pasquier, Matthieu Philippe de l’Isle, Margot Rietsch, Federico Rodriguez, Jean-Michel Sinou, Sébastien Tank, Frédéric Vaudaux.

Olivier Benoit : compositeur, guitariste et chef d’orchestre, il multiplie les collaborations et les recherches à la croisée de différents domaines : danse, performances pluridisciplinaires, musique improvisée, expérimentale, musique contemporaine, jazz, électronique.
Il est, depuis janvier 2014, directeur artistique de l’Orchestre national de jazz.
http://obenoitmusic.free.fr/

Avec le financement du conseil départemental de Seine-Saint-Denis (MEPAA)

[extrait d’une répétition]

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ATELIER DU SYSTÈME B.

Concert de fin d’année pour l’Atelier du Système B, mené par ARNAUD RIVIÈRE. Atelier quasi hebdomadaire des Instants Chavirés qui propose une transmission autour de la noise et ses outils: construction de dispositifs électroniques, improvisation, expérimentations sonores.
Cette année : soundboxes (construites avec Derek Holzer), transmetteurs FM (construits avec Mario De Vega et Victor Mazon), et autres bidouillages propres à l’atelier.
« En bref l’atelier du système B. propose une alternative au système A. un peu trop académique, sans laisser les participants avec la seule débrouille du système D et tente de faire rimer par l’initiale bruit, bricolage, badaboum, branchements, blast, bancal, bouton, bloc, brocante, by-pass, brio, bringuebalant et beauté. »

Avec : Michèle Albertini, Baptiste Buqlier, Jean-Michel Chartier, Thomas Dunoyer, Anna Gaïotti, Enrico Gheller, Nora Nagid, Mariya Nikiforova, Thibault Proux, Sarah Roch, Sigolène Valax, Julien Vandenbroucque.

Arnaud Rivière : Avide d’expériences sonores, Arnaud Rivière délaisse les formats et développe l’improvisation bruitiste en solo ou en compagnie de musiciens tels que Roger Turner, C_C, Jérôme Noetinger, Alexandre Bellenger, Sophie Agnel. Un besoin de diversité et d’ouverture qui l’amène à être membre de l’ensemble ONCEIM et à tourner régulièrement avec le trio Api Uiz, entre autres.
http://http.http.http.http.free.fr/

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au Théâtre l’Échangeur
59 av du Général de Gaulle – Bagnolet (M°Gallieni)

PIERRE FRULLONI


PIERRESITE_Il y a une heure

De mai à début Juillet, Pierre Frulloni nous propose dans le cadre de Rien à voir, son journal de bord découpé en épisodes de 30 minutes, selon ses mots, une suite de dérochages : une lecture à vif d’images, de matières, de textes et de sons que je vous envoie depuis l’autre côté.
Une quête à découvrir  les 3, 11, 13, 18, 25 mai, les 2, 4, 8, 10, 11, 12, 17, 29 juin
et enfin le 12 juillet de 20h30 à 21h en entrée libre (concert à suivre payant).

Avant-hier, la préparation
*
Actuellement étudiant-chercheur en 3ème cycle, je mène un programme de recherche s’intitulant
« Il y avait le monde, un tas de sable et des seaux » ou encore « Les outils de résistance face à la ruine dans l’errance », au sein de la Coopérative de Recherche de l’Ecole Supérieure d’Art de Clermont Métropole.
Pensant que quelque chose se cache sous l’horizon, j’ai longtemps cherché une route qui pourrait me permettre de m’y rendre. Trouvant un passage il y deux mois, c’est donc une suite de dérochages : une lecture à vif d’images, de matières, de textes et de sons que je vous envoie depuis l’autre côté.

« Dans l’observation du monde, le problème n’est pas le voisinage des choses, mais ce sur quoi elles résident. »  Les mots et les choses, Michel Foucault.

http://www.esacm.fr/fr/esacm/page/recherche/cooperative-de-recherche-0/le-troisieme-cycle

http://www.pierrefrulloni.com/territoirederecherche.html

PIERRESITEAujourd'hui

Hier, le départ

*

 Au bout de quelques jours, je suis grimpé dans ces montagnes. J’ai essayé de les suivre, comprendre pourquoi ils ne faisaient tomber aucun gravats. J’ai alors observé leurs gestes, leurs façons de marcher, ces pas de chat précis pour que rien ne tombe. Comme une résistance à la chute, une peur du vide sans doute. Ou alors, rien ne doit tomber de leurs territoires. Tout doit rester là, pour qu’ils marchent encore et encore dessus.

En les observant, j’ai commencé à construire des outils, pour comprendre, retranscrire cette résistance qu’ils produisaient face à la ruine dans l’errance de ces montagnes. Ma parole prit des airs de mythe pour saisir au mieux, se concentrer sur l’individu, arpenter les reliefs de leurs gestes. Puis une nuit, un son presque immuable me réveilla. C’était la première fois qu’un son se fit entendre dans ces montagnes. J’ai alors couru sur les versants, je les voyais se croiser dans une sorte de danse, de friction, c’était là où tout se jouait, leurs territoires se frôlaient, créant un vide, un trou, c’est là que tout tombait. Mais il n’avait pas l’image d’un trou. Ce n’était pas statique. Il tournait sur lui même, si compressé qu’il ne laissait percevoir qu’une petite entrée. Plus mes yeux s’en approchaient, plus je comprenais que le temps et la matière se collaient. Comme un glissement de terrain où les sédiments bien rangés, retraçant des milliers d’années, se rencontraient dans un mouvement chaotique et pourtant si fluide.

Sur le coup, tout s’est passé très vite, comme une nécessité d’un monde qui se faisait trop attendre. Une souche solide, une corde et un saut. Dans cette chute je vis comme des flashes de ce qui m’attendait. Une montagne, où les gens chantent en rythme pour en descendre. Un village de pêcheurs, des rues silencieuses. Un horizon que les oiseaux n’empruntent plus. Et une sensation, celle que quelque chose ne migre plus. Une traversée pour le comprendre.

Je me suis alors souvenu de l’accordeur de pianos. Il me dit qu’il lui fallu se rendre au-delà de tout, là où personne ne peut le suivre, s’armer d’outils s’offrant à lui sur son parcours, pour qu’enfin il puisse trouver la note.

Dans cette chute, je comprends aujourd’hui ce qui m’attend.

PIERRESITE_Hier

Equipage

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– Charlotte Pargue au dessus du cercle polaire.

Née en 1990, Vit et travaille à Clermont-Ferrand.
Graphiste diplômée en Communication Graphique, Typographie & Edition de l’Ecole de Recherche Graphique de Bruxelles.
Avec la réalisation de EXPOSITION en mars 2013 à l’occasion de l’arrivée des Plus Beaux Livres Suisses à l’Ecole de Recherche Graphique, Charlotte Pargue montre son travail de recherche autour de la scénographie ainsi que de sa communication.
Se spécialisant dans l’édition de livres d’artiste, elle tend toujours à transmettre par l’objet édité toute l’intensité de ce qu’il contient, de l’élaboration de la reliure à la facture de la trame d’impression.

www.charlottepargue.fr

– Vincent Blesbois en mer méditerranée.

Né en 1982. Vit et travaille à Clermont-Ferrand.
Artiste, membre fondateur et président de l’association/collectif Les Ateliers, diplômé de l’ESACM en 2009 (DNSEP), enseignant aux cours prépa à l’entrée en écoles d’art de l’ESACM depuis 2011.

Vincent Blesbois réalise des images, des volumes, des situations dans l’espace qui parlent de processus qui naissent dans l’atelier, du rapport au bâti et au déploiement, et inversement.
Il divise son temps entre sa pratique d’artiste, les réflexions collectives du devenir des ateliers en tant qu’outil de travail et espace de résonance du terreau artistique clermontois, et le trail. Toutes les activités qu’il mène sont perméables.

www.vincentblesbois.com

– Antoine Barrot dans le désert du Sahara. (à venir)

Né en 1987. Vit et travaille à Clermont-Ferrand.

Artiste, diplômé de l’ESACm et actuellement étudiant-chercheur en 3ème cycle, travail dans ce cadre autour de problématiques liées à une résurgence du sentiment romantique dans l’occident contemporain. En parallèle, il développe un travail plastique emprunt de récits science-fictionels, de musique électronique et d’architecture brutaliste.

http://esupacm.wix.com/abarrot

AGF
JONAS GRUSKA

Concerts copiés sur cassettes audio en temps réel et disponibles en fin de soirée.

AGF

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live (AGF PRODUCKTION ­- ALL/FIN)

L’Allemande Antye Greie-­Ripatti est musicienne, poète, curatrice et éducatrice. Elle est aussi connue sous le nom d’AGF, Laub, et poemproducer. Elle vit à Hailuoto en Finlande depuis 2008, dirige son propre label AGF Producktion et a fondé l’iPad Orchestra Hailuoto. Son travail vise à explorer les relations existantes entre langage, son, voix et communication dans plusieurs domaines : musique, lives audiovisuels, installations sonores, cinéma, théâtre et expositions. Elle a réalisée 29 disques et de nombreuses collaborations avec Zavoloka, Vladislav Delay, Gudrun Gut (Greie Gut Fraktion), Kaffe Matthews / Eliane Radigue (The Lappetites) ainsi qu’avec Craig Armstrong.

http://www.poemproducer.com/
https://soundcloud.com/agf-antye-greie
https://agf-poemproducer.bandcamp.com/

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JONAS GRUSKA

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live (LOM ­- SK)

Jonáš Gruska  – musicien, concepteur d’instruments, fondateur du label LOM et du festival ZVUK – se focalise sur la création de rythmiques chaotiques et de sons aux propriétés psycho-acoustiques, ainsi que sur l’utilisation d’enregistrements de terrain. Il a créé plusieurs installations sonores in situ en fonction des propriétés de résonances des espaces et des matériaux. Sa performance live est autant inspirée par les sons d’animaux (grillons, chauves­ souris…) que par la musique traditionnelle du Bangladesh, du Laos et de l’Indonésie. Il écrit des codes informatiques qui simulent et développent des sonorités organiques, résultant d’une composition basée sur des polyrythmies et des harmonies non­ conventionnelles. Les sons générés par l’ordinateur sont accompagnés de nombreux instruments home­made (métallophone, etc.).

http://jonasgru.sk/
https://soundcloud.com/jonas-gruska
https://zvukolom.bandcamp.com/

L’ECHELLE DE MOHS
AYMERIC DE TAPOL

Trio 02
© Samuel Boche

L’ECHELLE DE MOHS
CLAIRE BERGERAULT voix, accordéon
FABRICE FAVRIOU guitare, batterie, objets
THOMAS TILLY dusty vinyls, contacts mics, speakers

THOMAS CHATARD improvisation projecteur 16mm

L’Échelle De Mohs mesure la dureté des matériaux. Graduée de 1 pour le talc à 10 pour le diamant, elle a été inventée en 1812 par le minéralogiste allemand Friederich Mohs. L’Échelle de Mohs est aussi depuis 2003 un quartet iconoclaste de part sa formation : une chanteuse-hurleuse-accordéoniste (Claire Bergerault), un guitariste-batteur-bruiteur (Fabrice Favriou), un phonographiste-bidouilleur-field recorder (Thomas Tilly, alias Tô) et un projectionniste improvisateur (Thomas Chatard).

Modelée par le principe d’improvisation totale et par la dynamique des matières qui la compose, la musique de l’E.D.M. est massive et granuleuse. Ses formes instables, alternances de magmas sonores et de filigranes électroacoustiques, savent aussi se faire minimalistes et maîtrisées, formes abstraites peuplées de matières concrètes.

http://freeshutter.free.fr/
https://www.youtube.com/

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AYMERIC DE TAPOL
électroniques, tapes

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Le  travail du
Bruxellois Aymeric De Tapol couvre un large éventail d’expérimentations sonores allant de la musique concrète au drone en passant par des aspects plus technoïdes.

Une démarche que l’on retrouve justement sur son dernier disque Les Horizons paru sur Vlek et qui déploie autant de drones fantomatiques parcouru d’énigmatiques pulsations proto techno.

Sinon, pour résumer, Aymeric De Tapol décrit sa musique en ces termes :

«Musique répétititititive et non répetitititititive
Pygmées analogiques
Ron-Ron de l’esprit prit
Son continus nus»

Et c’est très bien ainsi.

MARIO DE VEGA

VERNISSAGE 4 MAI 18h-21h
commissaire de l’exposition GUILLAUME CONSTANTIN
______________________

INSTANTS CHAVIRÉS / Ancienne brasserie Bouchoule
2 Rue Emile Zola – Montreuil – M° Robespierre
Exposition ouverte du mercredi au dimanche 15h-19hPIX_MARIO1

UN MONDE VIA GIGAHERTZ
Le rapport qu’entretient Mario de Vega avec le bruit est à géométrie variable. Le bruit dans ses acceptions a priori les plus indésirables, les plus nuisibles : alarmes aléatoires, détonations, verre brisé, arrosages de facade, fréquences électromagnétiques amplifiées telles que Wifi, signaux GPS et autres micro-ondes mais aussi dans des formes plus radicalement silencieuses : une grande cloche de bronze fabriquée à l’ancienne et détruite sans jamais qu’un son n’émerge, un mur d’enceintes en attente, de basses fréquences inaudibles et perceptibles, l’hymne national mexicain réinterprété en langues des signes…

L’ autre dimension silencieuse dans son travail se caractérise par sa documentation : photographies, vitrines, caissons lumineux, résidus d’actions et informations diverses qui nous permettent d’envisager son travail non comme sonore, mais comme quelque chose d’extra-sonore, pour paraphraser un peu le critique et performer Seth Kim-Cohen, quelque chose de « non cochléen » comme l’art dit « non rétinien » de Marcel Duchamp. Un art qui serait ainsi plus « un art de la lecture des sons ». Ce qui élargit conséquemment les enjeux poursuivis par Mario De Vega qui, de formes assez extrêmes, interroge surtout et plus directement ses contextes d’interventions : institutions, espaces publics, galeries d’art. De même, sa pratique musicale tend plus vers une forme de gesticulations sonores totalement imprévisibles et pleines d’étincelles (au sens propre comme au sens figuré) qui nous tirent beaucoup plus du côté de l‘expérimentation sonore et de ses questions d’extra-musicalité.

Mario de Vega n’est pas un producteur de formes, ou plutôt si, un producteur de formes par défaut, accidentelles tout comme les situations qu’il met en place qui peuvent emmener commissaire d’exposition et staff technique en garde à vue, ou plonger le public dans des odeurs de polyuréthanes, de cire, de polymères fondus à l’aide de fours micro-ondes. Il s’agit donc d’un jeu permanent de mises en tensions matérielles et physiques où la réalité des phénomènes et des lieux côtoient des outils plus ou moins technologiques qui peuvent autant simuler qu’être effectifs. tout un monde via gigahertz (l’indice de mesure du courant alternatif, des hauteurs des sons, des fréquences radios …) interposés où les questions de la trace, de l’après-coup mettent autant en perspective les résonances cachées dans nos environnements normalisés que notre vulnérabilité face à celles-ci. Cette première exposition personnelle en France, sans titre, mettra l’accent sur ces traces et le mystère de leurs sources.

G. ConstantIn – Avril 2016
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Le travail de Mario de Vega explore les potentiels de la fragilité, de la vulnérabilité des systèmes, matériels et humains au travers de relations ambiguës entre objets, espaces et usagers. Ses interventions, sculptures sonores, documents et projets s’insèrent dans le mince écart entre simulation et réalité. Il produit des situations spécifiques pour des espaces définis tout en assumant le fait de l’impossibilité de contrôle tant dans les actions que dans les résultats que provoquent ses interventions. Laissant ainsi de la place à l’exploration et à la réflexion dans l’inconnu, l’étrange, l’invisible, l’inaudible et l’imprévisible. Sa pratique musicale inclut un large spectre de dispositifs électroniques fait-mains, de systèmes électromécaniques et autres interfaces numériques.

De Vega a mené différents séminaires, workshops et conférences à l’Universität der Künste à Berlin, à l’ Internationales Musikinstitut de Darmstadt, au technische Universität de Berlin, à l’Ecole nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris, au Centro de Diseño, Cine y televisión à Mexico, au Braunschweig University of Art, au KW Institute of Contemporary Art à Berlin, au Laboratorio Arte Alameda à Mexico, Universität für angewandte Kunst à Vienne, au Museo Universitario de Arte Contemporáneo à Mexico, Goucher College à Baltimore, au ArtPlay Center, au LABoral à Gijon en Espagne, au Centro de Arte y Creación Industrial de Mexico, et au harvestworks Digital Media Arts Center à new York, entre autres.
On a pu voir son travail en Europe, aux Etats-Unis, en Inde, en Russie, au Japon entre autres et aussi aux Instants Chavirés dans l’exposition collective « l’effacement des cartes (ou les index cachés) » en mai et juin 2014. Mario de Vega, dont ce sera la première exposition personnelle en France, réalisera un projet spécifique et inédit.
Une sorte de suite indirecte aux deux workshops organisés par les Instants Chavirés en janvier 2016 où il etait question de la circulation des télécommunications sans fil en construisant un dispositif analogique portable capable d’amplifier en une gamme de fréquences audibles, l’activité électromagnétique produite par des transferts de données en bluetooth, via les réseaux locaux sans fil, téléphones mobiles, GPS, téléphones sans fil, micro-ondes et autres appareils électroniques.
Suite à sa résidence en 2015 au RIAt (avec nicolas Maigret), un programme de recherche monté en lien avec Q21 / MuseumsQuartier de Vienne, il est invité depuis janvier 2016 au A-I-R Sanatorium, un programme de résidence à Sokolowsko en Pologne pour compositeurs, improvisateurs et artistes sonores.
Mario de Vega est repésenté par la Galerie Marso à Mexico et collabore avec le label Art Kill Art basé à Paris.
www.marso.com.mx
http://artkillart.free.fr
www.mariodevega.info

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Visuels © M. De Vega

C_C
AREVA
BLIMEY!
BENOÎT TOQUÉ

/ / Soirée de soutien au Festival Echos / /

Trois trompes géantes, de la musique, une vallée montagneuse.
Depuis bientôt 4 ans, le festival Échos fait vibrer les alentours de la Ferme du Faï (Hautes Alpes) le temps d’un week end au début de l’été.
Cette année, à l’issue de 10 jours de résidence sur les lieux, 12 artistes interviendront sur ce système acoustique les 2 et 3 juillet. Afin de récolter des fonds pour ce festival sans subventions, nous vous convions à ce concert aux Instants Chavirés.

Début des concerts à 20h, prix libre (conseillé entre 5 et 10€ et + !).

http://festivalechos.fr/
https://www.facebook.com/association.dome/

Programme :

BENOÎT TOQUÉ

Benoit Toqué

Est né au bord d’un lac un jour férié de 1987. En Savoie et travaille. Aujourd’hui où il vit. À Paris. À des romans poétiques, fictions critiques, textes qui sonnent. Lit et performe ses textes.

BLIMEY!

Blimey!

Blimey! est un duo formé par Cathy Heyden (saxophone) et pali meursault (néons et électronique). Blimey! fait de la lumière un prétexte pour faire du bruit, et pour explorer un registre allant de l’écriture à l’improvisation, de la décision à la réaction en chaine, de l’accord à la confrontation, de la douceur à l’explosion.

AREVA

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L’entreprise AREVA a pour vocation de produire en masse de l’énergie sale et bon marché. Synthé, basse, ordi et chanson française – une technologie de pointe pour un set sportif, un avenir-radié, un retour ferme et définitif de l’être aimé.

https://areva.bandcamp.com/
https://www.youtube.com/watch?v=fcNsoDh4Aps
https://www.facebook.com/arevahahahaha/

C_C

C_C

Inspiré par le dub radical, la jungle crasseuse, le breakcore fracassé et les cérémonies rituelles, C_C a une approche délibérément brute et bruitiste de la production comme du live. Testant constamment les limites de son matériel, il invente la bande son d’un dancefloor post-nucléaire.

https://www.youtube.com/watch?v=ei3KoBGvLj0
https://www.facebook.com/C_C-235201543259458/

 

FRED FRITH solo

 
fredfrith

FRED FRITH solo
guitare
Compositeur, improvisateur et multi-instrumentiste anglais, Fred Frith évolue depuis plus de quarante ans dans un univers musical à mi-chemin entre le rock, l’improvisation et la musique contemporaine.
Co-fondateur du mythique groupe anglais underground Henry Cow (1968-78), il déménage à New-York fin des années 70 et entre en contact avec de nombreux musiciens avec lesquels il collabore, tel que John Zorn, Ikue Mori, Tom Cora, Zeena Parkins et Bob Ostertag.
Il est également à l’origine des groupes Art Bears (avec Chris Cutler et Dagmar Krause), Massacre (avec Bill Laswell et Fred Maher) et est membre de Naked City aux côtés  de John Zorn, Bill Frisell et Joey Baron.
En 1990, les cinéastes Nicolas Humbert et Werner Penzel lui consacrent Step Accross The Border« , un film avec lequel on comprend toute la démarche de ce musicien inlassable, toujours avide de rencontres et d’expérimentation sonore.
Actuellement, Fred Frith dirige Gravity Band, Eye to Ear (son groupe de musique de film) et Cosa Brava.
Durant ces trois jours à Montreuil, il invite quelques figures de la scène improvisée française, notamment Joëlle Léandre avec qui il réactive un duo créé en 1980 à New-York, le percussionniste Lê Quan Ninh, le guitariste Olivier Benoît mais aussi Bérangère Maximin, compositrice de musique électroacoustique avec qui il collabore de manière plus récente.

Trois jours, deux musiciens en solo, deux duos, deux trios inédits et un enfin un set en solo, le dimanche soir pour clore ce week-end immanquable !

http://www.fredfrith.com/