ÉCOUTE & CRÉATION SONORE
Résidence territoriale à l’école Voltaire
AUDE RABILLON


L’objectif principal est de faire découvrir la musique acousmatique (cinéma pour l’oreille) aux élèves en les plaçant en position de musiciens, de compositeurs, d’auditeurs et d’interprètes.
Cela se fera au travers d’une large période de création, qui aboutira à la réalisation d’un CD, d’une diffusion et d’un concert en public.
Les élèves et leurs enseignants passeront peu à peu d’une écoute « banale » ou passive, à une écoute « musicienne », active. Ils feront avec l’artiste résident œuvre commune puisqu’il s’agira d’une création partagée.

Il s’agit ici de créer un conte sonore – un conte pour les oreilles, une histoire que l’on raconte avec des sons plus qu’avec des mots, de l’écriture à sa réalisation. Seront proposées une traversée dans l’imaginaire et une exploration du pouvoir que revêt le sonore (puissance narrative et source d’imaginaire). Le son ne sera pas tant un outil pour illustrer une histoire qu’un véritable procédé d’écriture à explorer en tant que tel, pour aboutir à l’élaboration d’une pièce sonore électroacoustique.
En utilisant le fil narratif et les éléments propres à l’univers du conte ainsi que sa structure, les enfants créeront une composition sonore en se demandant : comment raconter une histoire par le son ?
Traverser les différentes étapes de création sonore tout en participant à un projet collectif a pour objectif pédagogique principal de développer l’écoute : affiner son oreille avec un travail de sensibilisation au sonore mais aussi développer l’écoute de l’autre.

La résidence de Aude Rabillon dans l’école élémentaire Voltaire se compose de temps de création artistique mais aussi de découvertes culturelles.
Elle prend la forme d’un parcours artistique sur le territoire proposé et partagé avec les élèves, les enseignants mais aussi avec les familles lors des restitutions de fin d’année et des sorties en extérieur.

En parallèle au travail mené à l’école Voltaire, Aude Rabillon proposera tout au long de l’année des séances d’écoute appelées « Cinéma pour l’oreille » dans différentes structures du bas-Montreuil. Ce programme n’est pas destiné à la production d’un quelconque objet, il s’agit de sauvegarder un temps consacré au seul plaisir d’écouter, de s’immerger dans un monde fait de sons.

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De septembre 2016 à juin 2017
Artiste : AUDE RABILLON, compositrice
Établissement pilote : école élémentaire Voltaire, Montreuil. Toutes classes (implication plus grande pour les CM1)
Établissements bénéficiaires : écoles élémentaires et collège du Bas-Montreuil, accueils-loisirs du bas-Montreuil ; maison de quartier.
Volume horaires des interventions artistiques : ±90h
Financé par la DRAC Île-de-France (SDAT)
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Objectifs artistiques :
⁃ création partagée d’un conte sonore (pièce électroacoustique) : élaborer une composition musicale, en s’aidant du schéma narratif structurant qu’offre le conte.
⁃ écrire une histoire avec des sons : ou comment raconter autrement que par des mots ? Développer l’acuité sonore et son imaginaire de manière ludique et artistique.
⁃ se familiariser avec la matière sonore. Apprendre à transformer les sons, à faire surgir de l’étrange et de l’irréel à partir du son réel, de l’abstrait à partir du concret. Ce procédé cher à la musique acousmatique rejoint la spécificité du conte au sein duquel l’étrange et le merveilleux côtoient le quotidien.
⁃ Traverser des espaces sonores, mentaux, imaginaires et réels : espace de l’histoire, espace du son.

Objectifs pédagogiques :
– Développement de l’écoute : passer d’une écoute passive, subie à une écoute active, choisie.
– Épanouissement personnel, valorisation des élèves.
– Immersion des élèves dans un processus de création artistique : pratiquer l’improvisation musicale; expérimenter et découvrir toutes les étapes de composition musicale : écriture, mise en son, enregistrements, transformation du son, montage, diffusion.
– Participer à un processus de création collective : permet l’apprentissage du vivre ensemble. L’écoute c’est avant tout l’écoute de l’autre.
– Liens aux enseignements fondamentaux :
• Musique : écouter, pratiquer, composer, restituer, présenter.
• Français : vocabulaire, expression orale, expression écrite, développement d’un récit (schéma actanciel, etc).
• Histoire des Arts : création contemporaine.
• Arts plastiques : lien entre la matière plastique et la matière sonore : couper, coller, sculpter et structurer.
• Informatique : développement des connaissances (fondamentaux de l’informatique, utilisation des logiciels Audacity et Live)
• Corps : tonus et mobilité corporelle. S’engager, ressentir, faire sonner.
– Rencontre dans des lieux culturels avec des artistes et des œuvres (musique, théâtre, art contemporain)

Objectifs pour l’établissement scolaire :
– Mise en place d’un projet fédérant toute la communauté scolaire, répondant au volet « culture » de son projet d’école.
– Création de liens entre l’établissement et les structures culturelles du territoire.
– Lien au collège et à d’autres établissements scolaires de la ville.

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DÉRIVE MAGNÉTIQUE
« In Situ » – Résidence de création au collège Lenain Tillemont, Montreuil
CAPUCINE VEVER

« Imaginez-vous partir à la dérive. Aucun arrêt n’est prévu.
Vous êtes contraint à une errance éternelle – sans fin – pris dans un élan de 35km/h.
Vous n’êtes pas sur une île, le temps géologique n’est pas si rapide. Ni sur un bateau, les conditions marines ne vous laisseront jamais la possibilité d’une telle constance. Aucune route n’est assez longue pour vous permettre de vous déplacer ainsi. Nous n’êtes pas non plus dans les airs puisque l’ensemble des boussoles de la terre pointe constamment en direction de votre position géographique.
Vous avez franchit la côte canadienne en 2005 et serez au dessus des terres sibériennes dans une cinquantaine d’années… »

À la différence du pôle Nord géographique (point fixe qui se situe sur l’axe de rotation de la Terre), le pôle Nord  magnétique est un point mouvant où le champ magnétique terrestre descend parfaitement à la verticale sur la surface du globe. Dérive Magnétique désire envisager ce point errant unique – bien réel mais pourtant invisible – comme un lieu potentiel, comme un territoire pris dans une errance constante. Dérive Magnétique entend jouer de cette ambivalence localisation/invisibilité qui fonde l’essence même du pôle Nord magnétique et user du principe d’anticipation qui le caractérise puisqu’il est possible de prédire les territoires qu’il traversera. Il sera question de produire du récit et de donner corps à ce point dérivant en élaborant des espaces de projection mentale prenant forme au sein d’un diptyque d’œuvres – par l’intermédiaire d’une vidéo et d’une sculpture sonore.
Il ne sera pas question de partir d’un territoire pré-existant mais bien de prendre pour point de départ un phénomène physique avéré et de le considérer comme un espace potentiel.
Dérive Magnétique ne cherchera pas tant le représentation précise de ce que pourrait être ce territoire mais la production d’un ensemble de formes permettant de se l’imaginer, de s’y projeter.

Le projet pédagogique sera partagé en deux grandes étapes. Les « ateliers-découvertes » destinés aux collégiens aborderont, au travers de cas pratiques, tout autant l’importance du champ magnétique terrestre et ses effets sur le fonctionnement de notre planète (orientation de certains animaux, génération de phénomènes naturels, la boussole, les aimants, etc) que la notion de territoire et les multiples problématiques liées à sa représentation (le territoire comme « mot tiroir », les différentes projections cartographiques et les ambiguïtés qui en découlent). Les élèves devront pendant cette première phase établir une archive des notions appréhendées en mettant au point une méthode de classification personnelle. Succédera à cette phase de découverte pour les élèves les « ateliers de production ». Ils seront inviter à imaginer ce territoire que pourrait être le pôle Nord magnétique en lui donnant forme au travers d’un atlas qui ne se limitera pas à un projet éditorial mais pourra requérir différentes techniques (captation sonore et vidéo, montage, cartographie, maquette, texte, drapeau, etc). Cet atlas géant collectif pourrait prendre la forme d’une installation rassemblant l’ensemble de leurs imaginaires individuels.

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De septembre 2016 à juin 2017
artiste : CAPUCINE VEVER, plasticienne
artiste invité : VALENTIN FERRÉ, compositeur
au Collège Lenain Tillemont, Montreuil
Financé par le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis (dispositif IN SITU)
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CAPUCINE VEVER
www.capucinevever.com
« Née en 1986, je produis depuis 2009 (année d’obtention de mon diplôme à l’École Nationale Supérieure d’Art de Paris-Cergy) des récits prenant forme au travers d’actions, de vidéos, d’installations, de créations sonores, de cartographies et de projets éditoriaux. La notion de territoire est inhérente au développement de ma démarche artistique. Elle en est son fondement, une sorte de pivot qui induit pour chaque nouveau projet une direction et un sens spécifique. Que ces territoires soient géographiques, sociaux ou culturels, ma pratique artistique tente de s’y engager dans un rapport poétique en exploitant leur potentiel narratif. Mes productions plastiques fonctionnent comme des révélateurs et procèdent par collages, analogies et frottements permanents entre réalité et fiction, déplacement et immobilisme, recherches scientifiques et narrations, faits historiques et légendes. Mes œuvres requièrent souvent la participation active du spectateur en sollicitant son attention et sa capacité à se projeter mentalement dans l’espace et dans le temps. »

DISPOSITIF IN SITU
Le département de la Seine-Saint-Denis met en place, depuis 2007, 10 résidence de création dans les collèges. Un/des artistes ou chercheurs scientifiques sont invités en résidence dans un des collège du département le temps d’une année scolaire, en lien avec une structure culturelle. Il(s) ou elle(s) sont accueilli(es) pour mener une travail artistique personnel. Il peut s’agir de la poursuite d’un travail en cours ou de la mise en œuvre d’un travail spécifique à cette occasion. Ces résidences de création ont pour but de soutenir une démarche artistique et/ou une processus de création d’un artiste ou d’un collectif, de rendre présente la création au plus près de la communauté scolaire et d’expérimenter une rencontre entre des projets artistiques et éducatifs.

 

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WEEK-END IMPROVISATION
« Les termes de l’influence » – atelier
JEAN-LUC GUIONNET

Chaque année les Instants Chavirés organisent une série d’ateliers d’improvisation : 4 week-end menés par des musiciens professionnels.

Il s’agit d’un moment de transmission via la pratique et des temps de discussions théoriques autour de l’improvisation musicale.
Techniques étendues des instruments, exploration sonore, improvisations en solo, en duo, en ensemble. Suivre, réagir, se confronter, s’effacer, s’imposer, se taire, écouter, ressentir, jouer… Prendre en compte le corps, l’espace, le geste, l’autre, ou pas. Développer une écoute active.

Chaque musicien transmettra sa propre manière d’appréhender l’improvisation à un groupe de 10 personnes.

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À NOTER : chaque week-end est indépendant. Il est possible de suivre l’ensemble du cycle, ou seulement un, deux ou trois week-end.
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WEEK-END #4 – JEAN-LUC GUIONNET
Dates : 8 et 9 octobre
Horaires : 14h30 – 19h
Participants : 10 personnes dès 16 ans (musiciens tout instruments)

Lieu : Instants Chavirés – 7 rue Richard Lenoir, Montreuil

Tarif : 60€

JEAN-LUC GUIONNET, saxophoniste, organiste, compositeur.

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« LES TERMES DE L’INFLUENCE

L’improvisation ? Une façon de pratiquer le « milieu ».
L’improvisation est, avant tout, chose liée à une liberté : celle de l’individu musicien confronté au lieu, aux autres musiciens et au public — autrement dit : un « milieu », un « écosystème ».

Improviser implique une attention, une vigilance, à ce milieu, vigilance qui à son tour induit une stratégie dans l’improvisation (dangers, pouvoir, « survie », alliance, indépendance, collusion, etc.) et une implication « sociologique » de la musique qui en découle (communication, responsabilité, altérité, compréhension, appréhension, décision, violence, blocage, symphathie, etc.).

On s’attachera donc à expérimenter et commenter les multiples accointances de la musique et du milieu par le truchement de l’improvisation : les termes de l’influence. Et on verra que cette stratégie à visage multiple peut à son tour être source de formes composées. »
(jl guionnet)

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INFORMATIONS / INSCRIPTIONS
Nina GARCIA – nina[at]instantschavires.com
01 42 87 25 91

Christian HIDAKA & Raphaël ZARKA La famille SCHÖNFLIES

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Schönflies, pavages d’espace (Mathematisches Institut, Göttingen) 2014
Courtesy de l’artiste et Michel Rein, Paris/Bruxelles

Exposition du 5 octobre au 13 novembre 2016 – Instants Chavirés

Raphaël Zarka, invité aux Instants Chavirés à l’automne 2016, a développé dans le cadre de sa résidence à l’Atelier Calder (Saché) au printemps 2016 un ensemble de sculptures modulaires réalisées à partir des recherches du mathématicien et cristallographe allemand Arthur Schönflies (1853-1928).
Un ensemble de sculptures en bois massif qui prolonge nouvellement l’intérêt de l’artiste dans le prélèvement d’objets dans le champs de l’histoire des sciences ou de la peinture mais également sa série des Prismatiques : des sculptures et des oeuvres sur papier reprenant le principe d’assemblage de clés de châssis.
Une « famille » de sculptures qui va affirmer étonnamment sa présence au sein de la Brasserie Bouchoule, tant Raphaël Zarka excelle dans la réactualisation et la remise au jour des enjeux réunissant sciences et arts.
Dans le prolongement direct de cette recherche, l’artiste invite le peintre Christian Hidaka, également chez Michel Rein, dont la pratique picturale intègre notamment un système chromatique antique, le Tetrachromatikon,  qui n’exploite que quatre pigments de base : la terre rouge, la terre jaune, le blanc et le noir. L’artiste réalisera une série de fresques murales et des toiles inédites constituant ainsi une sorte de décor spécifique pour les sculptures de R.Zarka en restituant l’atmosphère propre à un studiolo de la renaissance italienne.
Belle suite dans l’accompagnement de l’artiste entamé par les Instants Chavirés dès 2006, ce projet inédit est aussi une proposition dont la teneur et la singularité font écho au cheminement entamé par les Instants Chavirés dans le champ des musiques expérimentales et improvisés depuis 1991 et depuis un peu plus d’une dizaine d’années dans celui des arts visuels.

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Raphaël Zarka  Albert Schönflies, 2016
Merisier, 66 x 110 x 66 cm
Courtesy de l’artiste et Michel Rein, Paris/Bruxelles

Raphaël Zarka
Né en 1977 à Montpellier, Raphaël Zarka est diplômé de la Winchester School of Art et de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Lauréat du Prix de la fondation d’entreprise Ricard en 2008, il a été nominé au Prix Marcel Duchamp en 2013. En 2010-2011 Raphaël Zarka était pensionnaire de l’Académie de France à Rome, Villa Médicis. Il est actuellement en résidence à l’Atelier Calder à Saché.

Sculpteur, photographe et vidéaste, Raphaël Zarka explore l’histoire des formes tel un   collectionneur, sociologue ou archéologue, pour en montrer la permanence.  Il construit un univers comme un immense cabinet de curiosités où la récurrence des formes dans la culture   et l’histoire de l’art reste le point central de sa réflexion. cet artiste se définit aussi comme un chercheur, un scientifique, un découvreur et non comme un inventeur, n’hésitant pas à citer Borges pour expliquer sa démarche : « C’est presque insulter les formes du monde de penser que nous pouvons inventer quelque chose ou que nous ayons même besoin d’inventer quoi que ce soit. »

Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions en France et à l’étranger Centre Pompidou, Musée d’art moderne de la Ville de Paris et Palais de Tokyo (Paris) ; Modern Art (Oxford) ; Mudam (Luxembourg) ; Macro, Maxxi et Fondation Nomas (Rome) ; Palazzo Fortuni (Venise) ; Performa (New-York) etc.
Raphaël Zarka est également l’auteur de trois essais sur la pratique du skateboard : La Conjonction Interdite, Une Journée sans vague et Free Ride, parus aux éditions B42. Ces mêmes éditions ont publié en 2012 sa première monographie. Il est représenté par les galeries Michel Rein (Paris/Brussels) et Luciana Brito (Sao Paulo, Brésil).

Galerie Michel Rein/Raphaël Zarka

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Christian Hidaka Out of season, 2013
Huile tempera sur toile de lin, 131 x 196 cm
Courtesy de l’artiste et Michel Rein, Paris/Bruxelles

Christian Hidaka
Christian Hidaka, né à Noda au Japon en 1977, a étudié à la Winchester School of Art et à la Royal Academy Schools à Londres où il vit et travaille.

Ses peintures utilisent le paysage pour créer un monde imaginaire. Un monde qui n’émane pas du nôtre et qui est peut-être la représentation d’un monde inexistant. Sans idéalisation aucune, la nature dans le travail d’Hidaka est figurée sans limites spatiales et en constant déploiement.
S’y concentrent trois types d’espaces – déserts, montagnes et grottes. Dans les déserts, on peut trouver des sites activés par des actions, par des histoires, par des signes. Dans les montagnes, le regard des spectateurs se balance et rebondit suivant le plan pictural entre les sommets des montagnes, de multiples horizons, des chutes d’eau et du brouillard. Les entrées de grottes se trouvent dans les montagnes et les déserts et nous emmènent dans des lieux inhabités. Les peintures d’Hidaka échappent aux modes traditionnels de la représentation du paysage, sans référence familière, le regardeur s’aventure ainsi dans un monde totalement étranger et y explore les possibles plutôt que l’impossible. Dernièrement son travail incorpore des formes de théâtralité tant dans sa peinture que dans les moyens de la spatialiser.

Parmi ses dernières expositions personnelles, on peut signaler Desert Stage au Grand Café à Saint Nazaire (encore en cours jusqu’au 4 septembre 2016) mais aussi The Fool à la Galerie Michel Rein à Paris en 2015, Meeting house en 2013 à la Synagogue de Delme. On verra également son travail aux Abattoirs de Toulouse dans le cadre de l’exposition d’Aurélien Froment et Raphaël Zarka en septembre 2016. Son parcours l’a notamement mené à la Grim Gallery à Amsterdam, au MUDAM (Luxembourg), au Torrance Art Museum (USA) en 2011, au Weisman Art Museum en Californie, à la Goss-Michael Foundation à Dallas, en 2009, au Consortium (Dijon, France) et la Schirn Kunsthalle  à  Francfort (Germany) en 2005.

christianhidaka.com
Galerie Michel Rein / Christian Hidaka

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Christian Hidaka vues de l’exposition Desert Stage
Le Grand Café centre d’art contemporain, Saint-Nazaire.
plus d’infos : vimeo.com

LE CERCLE DES MALLISSIMALISTES

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LE CERCLE DES MALLISSIMALISTES
JOHAN MAZÉ / CHRIS RATIER / IAN SABOYA / MEHDI BENEITEZ
batterie, guitares, clavier, clarinette

Le mallissimalisme est un courant musical apparu au début des années 50 à Saint Petersbourg. 
La notion d’art mallissimal a été donnée au début des années 70 par de jeunes compositeurs européens fortement influencés par le travail de W.Tachesky. 
Le courant se déplace vers l’Europe vers la fin des années 60.
On le retrouve en France chez le compositeur Bélibaste de Cocagne.
Bref, on n’en apprend pas beaucoup plus sur la musique du groupe.
Une chose est sûre, c’est que le mallissimalisme s’est transformé en cercle il y a quelques années du côté de Bordeaux / arrondissement Potagers Natures.
On y retrouve Ian Saboya (Api Uiz, Chocolat Billy…), Medhi Beneitz, également guitariste de Chocolat Billy, Johan Mazé de France Sauvage et Lord Rectangle et Christophe Ratier de feu Glen Or Glenda, par ailleurs, compositeur de musique électroacoustique.
En somme, Le Cercle Des Mallissimalistes étire des interprétations électriques crescendo, des morceaux ciselés dans le lugubre qui laissent place à des envolées plutôt étincelantes… Une musique psalmodique à quatre résolument vivante et d’attaque.
Le Cercle Des Mallissimalistes est un excellent groupe de rock.

HEDOROMERUHEN
HIKO

Instants Chavirés collabore pour la seconde année consécutive au LUFF, excellent festival suisse dont La 15ème édition aura lieu du 19 au 23 octobre 2016, dans divers lieux de la ville de Lausanne (large programme de films, performances sonores, expositions…).
En 2015, nous avions présenté conjointement Sissy Spacek, le trio grindcore de John Wiese ainsi que Katsura Mouri ; cette année, on se concentre 100% sur le Japon en accueillant deux projets totalement hors contrôle et destructeurs de tabous sonores… de l’expérimental noise folk du duo HEDOROMERUHEN (GOVERNMENT ALPHA & DAISUKE ICHIBA) à la violence dadaïste et hardcore du frappeur HIKO (également batteur du groupe Gauze)…
INDISPENSABLE.

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HEDOROMERUHEN
(GOVERNMENT ALPHA & DAISUKE ICHIBA)
guitare, voix, electroniques…

Expérimental noise folk duo, HEDOROMERUHEN (Hedoro = la vase, la fange, Meruhen = le conte de fées), est formé de Yasutoshi Yoshida (aka Government Alpha, HarshNoise) et Daisuke Ichiba, peintre (Bijin-ga / «peintures de belle personne»), photographe et musicien. Le travail graphique de Daisuke Ichiba a été présenté en France par Le Dernier Cri.
Hedoromeruhen est la sédimentation totale du non-sens, de l’inconscient, de la dilatation du temps… Une performance qui vous entrainera de Tokyo au Caire. Le sens des mots s’évanouit, la masse du bruit superflue émerge par nécessité et crée un espace sonore triste et nostalgique.

https://hedorodata.bandcamp.com/
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Un peu plus d’infos sur Daisuke Ichiba :
http://badajapan.tumblr.com

Et sur Government Alpha :
https://governmentalpha.bandcamp.com
http://xerxes-alpha.tumblr.com

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HIKO
batterie solo

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Batteur de Gauze (groupe hardcore punk japonais formé en 1981). Hiko continue de frapper les futs sous l’étandard de la performance hardcore accompagnant qui bon lui semble, “Tout dans la ville, tant que ce n’est pas un groupe” dit-il.
On l’a vu se produire dans les gaz d’échappement d’une bande de bikers, sur un camion de propagande sillonnant les rues de Tokyo, avec un karateka frappant un sac de sable, avec une danseuse strip-teaseuse pratiquant le shibari et la suspension, etc.

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Textes Hiroko 2016 & Instants Chavirés.

WINDS DOORS POPLARS
(RODOLPHE ALEXIS & STÉPHANE RIVES)
AXEL DÖRNER & JEAN-PHILIPPE GROSS

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AXEL DÖRNER trompette, électroniques
JEAN-PHILIPPE GROSS synthétiseur analogique

Une rencontre rare entre deux improvisateurs, compositeurs marqués par une démarche attentive et concentrée.
Le berlinois Axel Dörner est un musicien incontournable des musiques improvisées européennes, il fut notamment aux prémices du mouvement réductionniste.
Jean-Philippe Gross développe depuis plus de quinze ans, un rapport physique au son, jouant avec les ruptures et les phénomènes audio.
En duo, les deux musiciens scrutent et transfigurent les croisements sinueux entre l’acoustique et l’électronique, entre le flux torrentiel minimale et la matière exponentielle.

Après des études de piano, Axel Dörner se tourne vers la trompette et se produit dans différents groupes de jazz avant de former à Cologne un quartet avec Frank Gratkowski, Hans Schneider et Martin Blume. Installé à Berlin en 1994, il se penche sur le répertoire de Monk, Dolphy et travaille avec Alex Schlippenbach, Aki Takase, Sven-Åke Johansson, Butch Morris…
Par ailleurs, l’étendue de sa pratique notamment vers un certain réductionnisme en fait un musicien déterminant de la scène expérimentale berlinoise. Il est ou a été membre de The Contest Of Pleasures (avec John Butcher et Xavier Charles), The Electrics, Otomo Yoshihide’s New Jazz Orchestra (avec notamment Otomo Yoshihide et Mats Gustafsson)… Il a également joué ou sorti des disques avec Kevin Drumm, Keith Rowe, Toshimaru Nakamura, Diego Chamy, Lucio Capece, Andrea Neumann, Burkhard Beins, etc.

Jean-Philippe Gross collabore avec John Hegre (en duo au sein de Black Packers et en quartet avec Greg Pope et Xavier Quérel), Clare Cooper (Nevers), Jean-Luc Guionnet (Angle), Jérôme Noetinger, Axel Dörner, Will Guthrie …
Il a travaillé pour la danse et le théâtre, avec les metteurs en scène Léa Drouet (Comment Dire, 2014 / Déraillement, 2015) et Gaël Leveugle (Loretta Strong, 2016), la chorégraphe Marie Cambois (We killed a cheerleader 2008, 2011, 2015).
Il a composé pour l’ensemble Dedalus la pièce Cutting Lines (2013, nouvelle version en 2015), pour le projet Phonoscopie, la pièce Sécante (2016).
Programmateur au sein de l’association «Fragment», d’octobre 2001 à juin 2009 (Metz, France), membre du collectif d’artiste La Distillerie Collective depuis  2013.

Infos sur Axel Dörner via sa page sur le site de European Free
https://jeanphilippegross.wordpress.com/

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WINDS DOORS POPLARS

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RODOLPHE ALEXIS ordinateur, diffusion
STÉPHANE RIVES
saxophone soprano

Le projet compositionnel expérimental Winds Doors Poplars consiste en l’interpénétration des modes de jeux et des mises en espaces ; en la rencontre du support fixé avec le jeu instrumental, de l’acoustique avec la projection quadriphonique.

« Deux univers sonores sans lien direct à l’origine, deux situations différentes qui (…) questionnent l’écoute et le hasard. Une approche aussi du placement de l’instrument dans une forme de paysage. Intriguant et jubilatoire ! Recommandé »
-Metamkine-

Rodolphe Alexis vit et travaille à Paris. Il est né en 1975.
Preneur de son, artiste sonore et designer, son travail est basé sur l’enregistrement de terrain, la composition électroacoustique, les pièces radiophoniques, les installations et les performances in situ. Depuis 2008, il développe une approche personnelle de la bioacoustique et de la phonographie. Membre fondateur de Double-Entendre (édition et événements audio) et de la revue Vibro / vibrofiles.com, il est également membre du duo de performances sonores OttoannA (avec Valérie Vivancos). En tant que preneur de son et concepteur sonore, il collabore actuellement avec des artistes visuels, des structures institutionnelles et des musées…

Stéphane Rives est musicien et preneur de son. Il a d’abord étudié à l’Ecole Normale de Musique de Paris puis s’est consacré au saxophone et aux musiques improvisées et expérimentales. Il a travaillé à la restauration des archives sonores à l’Institut National de l’Audiovisuel. Il a été intervenant pour l’INA à l’Audio Engineering Society (AES). En tant que saxophoniste, son travail concerne l’évolution contemporaine du son instrumental. Egalement il expérimente avec un dispositif de feedback et de prises de sons environnementales. Il joue en Europe, aux Etats Unis ou au Proche Orient,… Il compose pour la danse contemporaine ou participe à des rencontre avec des danseurs de Butoh…

http://rodolphe-alexis.info/
https://soundcloud.com/stephane-rives

HAILU MERGIA, TONY BUCK
& MIKE MAJKOWSKI
GHEDALIA TAZARTES

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© Philipp Jester

HAILU MERGIA claviers, accordéon
TONY BUCK batterie
MIKE MAJKOWSKI contrebasse

Claviériste star des années 70, l’éthiopien Hailu Mergia se produit en trio avec deux improvisateurs australiens (Tony Buck, membre de The Necks et Mike Majkowski)… Une rencontre quelque peu étincelante qui propulse un groove unique, des mélodies angulaires et une musique résolument marquante et populaire.
Hailu Mergia est né en 1946 à Debre Birhan en Ethiopie. Durant les années 70, il fonde le Walias Band et écume les clubs d’Addis-Abeba… disséminant sans relâche les sons entremêlés et inattendus de son accordéon et de ses claviers. En 1981, il profite d’une tournée aux États-Unis pour fuir le régime de Mengistu.

Dès lors chauffeur de taxi à Washington, son activité de musicien devient occasionnelle. Histoire parallèle, Brian Shimkovitz, fondateur du blog devenu label « Awsome Tapes From Africa » découvre au détour d’une boutique de cassettes d’Addis-Abeba, l’album « Hailu Mergia & His Classical Instrument ». Il suffira d’un coup de fil et d’une superbe réédition pour que Hailu Mergia réactive son approche iconoclaste du piano électrique et de l’accordéon, une approche qui bouleverse les hauteurs, les lignes tout en gardant l’évidence du rythme.

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GHEDALIA TAZARTES voix…

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Ghédalia Tazartès est né à Paris en 1947 de parents juifs espagnols de Salonique. Après la mort de sa grand-mère il commence à chanter, seul, pour lui, dans le Bois de Vincennes. Sa mère était elle-même chanteuse, connue sous le nom de Betty Riche. Il pratique des instruments en autodidacte, joue de l’accordéon, du bol tibétain, des percussions, des flutes. C’est un orchestre à lui seul. Ses disques solo ont tous été enregistrés dans la même pièce depuis 1974. Son utilisation des bandes magnétiques rappelle la musique électroacoustique et la musique concrète. La voix est son instrument de prédilection. On pourrait dire ses voix. Il chante, parle, dans différentes langues, réelles ou inventées. Il incante, hypnotise, comme un chamane et génère des musiques qui pourraient être “traditionnelles” si elles n’étaient pas de sa création. Ses pièces sont de véritables films sonores, un cinéma pour l’oreille. Il adapte aussi des poèmes en musique. Près d’une vingtaine d’albums sont sortis sous son nom, une grande partie en solo. Il a aussi beaucoup travaillé pour la danse, le théâtre, le cinéma, et tourne internationalement depuis une dizaine d’années.
Il fait partie des artistes de la légendaire Nurse With Wound List de Steven Stapleton.

Une des ses dernières productions « La Bar Mitzvah du chien » est sortie sur le label parisien Bisou Records. (Texte courtoisement du même label)

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OKKYUNG LEE & BILL ORCUTT
TOM CARTER

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BILL ORCUTT guitare

Okkyung Lee est l’une des voix les plus aventureuses et exigeante du violoncelle contemporain.
La liste de ses collaborateurs que ce soit dans un contexte d’improvisation ou de musique écrite, est longue et comprend entre autres : Laurie Anderson, David Behrman, Mark Fell, Christian Marclay, Ikue Mori, Jim o’Rourke, Evan Parker, C Spencer Yeh… Ses multiples enregistrements sont édités par EditionsMego / Ideologic Organ et Tzadik.
Bill Orcutt, lui, développe depuis de nombreuses années, une abstraction unique de la guitare blues traditionnel. Il est à l’origine dans les années 90 de Harry Pussy, groupe de Miami ultra criard et très influent dans la scène bruitiste internationale.
Créé à Londres, au Café Oto en 2015, ce duo s’annonce tout simplement excellent.
On peut s’attendre à une véritable virtuosité idiosyncratique quelque part entre beauté abrasive et assaut raffiné.

http://www.okkyunglee.info/
http://palilalia.com/

tomcarter

TOM CARTER guitare

Le guitariste new-yorkais Tom Carter est surtout identifié comme membre fondateur de Charalambides, groupe acid folk iconoclaste qu’il a créé en 1991 avec Christina Carter.
Depuis 2012, Tom Carter met l’accent sur les performances et les enregistrements en solo.
Il vient de clore une trilogie discographique avec le double LP « Long Time Underground » paru sur Three-Lobed, qui a été classé numéro un des albums expérimentaux de 2015 par Pitchfork (!).
Le travail à la guitare électrique de Tom Carter tisse de forts liens entre une narration mélodique brillante, un sens du drone éthéré et le prisme du fuzz alterné au silence.
Ses improvisations prennent la forme de compositions instantanées dans lesquelles tout devient évident et limpide.

http://www.wholly-other.com/tom_carter.html
https://soundcloud.com/threelobed/entreaertne-by-tom-carter

 

NORTH OF NORTH
(ANTHONY PATERAS, SCOTT TINKLER
& ERKKI VELTHEIM)
ISABELLE DUTHOIT & FRANZ HAUTZINGER

non
© Sabina Maselli

NORTH OF NORTH
ANTHONY PATERAS piano
SCOTT TINKLER trompette
ERKKI VELTHEIM violon

Après s’être produit en duo il y a plus de dix ans avec Robin Fox, en trio avec Dave Brown et Sean Baxter, en quintet au sein de Thymolphthalein… et aprés avoir écrit une pièce à l’intense vélocité pour L’Audible Festival en 2015, Anthony Pateras revient une nouvelle fois aux Instants Chavirés avec un projet inédit, North Of North. Fondé l’année dernière à Berlin, le trio n’en est pas moins australien et partage surtout une virtuosité saisissante. Anthony Pateras nous fera découvrir le violoniste Erkki Veltheim et le trompettiste Scott tinkler (membres de l’Australian Art Orchestra ou encore de l’Elision Ensemble) et leurs compositions en temps-réel…
Une musique contemporaine prolixe au pointillisme joyeux et aux rythmes obliques.

Un premier disque « The Moment In and Of Itself » est disponible via le label conceptuel d’Anthony Pateras, Immediata.

https://immediata.bandcamp.com/
http://anthonypateras.com
http://scott-tinkler-dvck.squarespace.com/
http://www.chambermadeopera.com/people/erkki-veltheim/

Avec le soutien de l’Australia Council for the Arts.

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photo Maciej Cioch
© Maciej Cioch

ISABELLE DUTHOIT voix
FRANZ HAUTZINGER trompette

Si nous devions chercher à définir ce duo, il faudrait commencer par explorer les confins de la musique, du son et des bruits, quelque part entre les silences et les notes qui émaillent sporadiquement cette collaboration de longue date. Entre les deux, un univers foisonnant où le son de la trompette se fait voix et réciproquement. Franz Hautzinger et Isabelle Duthoit, pour partager régulièrement la scène, conservent suffisamment de malice et de virtuosité pour faire de chacune de leurs apparitions commune un moment unique, où l’auditeur est invité à s’immerger dans un univers sonore d’une richesse infinie.
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