KUTAFON

En résidence les 25 & 26 novembre 2021.
en concert avec MoE le jeudi 2 décembre aux Instants Chavirés

© Julie Cronier

Fondé en juillet 2016 – un peu par hasard et pour la circonstance (le vernissage d’un ami-artiste dans un blockhaus de Nantes) – par les deux non-Français échappés du feu trio LUBRIPHIKATTTOR (2006-2014, RIP), KUTAFON se réunit sporadiquement et joue avec la synthèse modulaire, des cassettes, des trucs qui grattent, qui grippent ou dysfonctionnent.

On y a affaire à des (fausses) nappes et / ou drones malades striés de grosses décharges de bilirubine et autres cajoleries du même acabit à moins qu’il ne se passe un autre genre de micro-cataclysme farfelu et faussement contrôlé, tout en arpèges de frappadingue et chorégraphie savamment structurée.

#Coax
TUMULUS
MIGHT BRANK
RIFO
! gratuit !

Le Collectif Coax vous invite à sa 3ème soirée aux Instants Chavirés pour une triple Release Party ! L’occasion de célébrer 3 sorties discographiques du label Coax Records & Carton Records, 3 projets solo avec TUMULUS (Antoine Viard), MIGHT BRANK (Emmanuel Scarpa) et RIFO (Jean-François Riffaud)

https://www.collectifcoax.com/

Concert gratuit !

➜ TUMULUS / ANTOINE VIARD

“Tumulus” est un solo de saxophone. Un solo de saxophone amplifié. C’est aussi une architecture souterraine, structurée pour l’imperceptible, la mémoire et le devenir. C’est cette notion qui est développée dans la musique de “Tumulus”. Le son ancestral du saxophone est traité, trituré même, pour se mouvoir en un instrument électrique dont les timbres transportent dans un univers inexploré, inquiétant peut-être. Tumulus manie des sonorités brutes aux évolutions lentes qui pourraient s’apparenter à de la matière physique. Une forme d’art plastique sonore.

Antoine Viard : Saxophone
• LIEN : http://www.collectifcoax.com/artist/tumulus
• ALBUM : https://collectifcoax.bandcamp.com/album/tumulus

➜ MIGHT BRANK / EMMANUEL SCARPA


Might Brank est un solo pour batterie, percussions, voix, vocoder et électronique, qui promet la découverte d’un univers assez insolite. Il y a quelque chose de profond et de spirituel dans cette sorte de transe qui prend sa source dans la musique profane médiévale, le rock progressif et les musiques traditionnelles d’extrême-orient.
Batteur et compositeur, Emmanuel Scarpa se situe à la croisée de pas mal de chemins de la création contemporaine. Il a commencé par jouer de la batterie dans un groupe de punk-rock de manière autodidacte, son parcours est ensuite marqué par des études d’écriture classique dans les conservatoires de Lyon et Grenoble où il obtient les 1ers prix d’harmonie, de contrepoint et de fugue, le tout couronné par un prix de la Sacem. Parallèlement, sa fascination pour l’improvisation et sa curiosité le mènent à multiplier les rencontres musicales et interdisciplinaires. Batterie, composition et improvisation sont devenues des pratiques inséparables depuis vingt-cinq ans, qui l’ont naturellement poussé à initier ses propres groupes tels que Umlaut, Les Métamorphoses, Umlaut Double Trio,  Blue Yonder, Might Brank son solo et plus récemment Le Quadrivium.

Emmanuel Scarpa – batterie ASBA, gong planétaire, cymbales Jing, cymbales chinoises, voix, vocoder et pédales d’effets.

• LIEN : http://www.emmanuelscarpa.com/_mightbrank
• EP : https://bit.ly/3qu27QD

➜ RIFO / JEAN-FRANÇOIS RIFFAUD


Plasticien de formation, diplômé de l’école des Beaux-Arts de Rouen où il réalisait installations et performances, Jean-François Riffaud s’est peu à peu tourné vers la musique. Ayant fréquenté durant dix ans autant les réseaux alternatifs, que les SMAC, les clubs de Jazz et les scènes nationales au sein de divers groupes (Syntax Error, Electric Vocuhila, Parquet, ABACAXI, The World), il élabore en 2020 “BETEL”, une pièce minimale pour guitare électrique seule qui synthétise sa manière “plastique” d’envisager l’acte musical. Influencé autant par Tony Conrad, John Fahey, Moondog et Morton Subotnik que par des musiques électriques d’afrique subsaharienne (Sunny Ade, Flamme Kapaya, Alick Macheso, Japonais Maladi), il utilise la répétition de motifs et leur “mutation” pour emmener l’auditeur dans une expérience initiatique, une sculpture sonore et mentale.

Jean-François Riffaud : Guitare éléctrique
• LIEN : http://www.collectifcoax.com/label/rifo–betel
• EP : https://collectifcoax.bandcamp.com/album/rifo-betel

MoE
KUTAFON

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MoE

© Ketil Hardy

© Greg Pope

Guro Skumsnes Moe – basse, voix
Håvard Skaset – guitare
Romain Simon – batterie

Depuis plus de 10 ans, 15 disques et des centaines de concerts dans près de 30 pays, MoE est devenu le groupe qui franchit toutes les frontières, tant musicales que géographiques.
Basés en Norvège, on leur connait des collaborations quelques peu massives et corrosives aux côtés de Keiji Haino, Painjerk, Ikuro Takahashi, Lasse Marhaug, Mette Rasmussen… rien que ça !

Toujours avec puissance et dévouement, le groupe évolue dans un paysage imprévisible, bruyant et sombre, transgressant tous les attributs du rock et de la musique expérimentale.

Si d’aventure il fallait tentter de dompter MoE à coups d’étiquettes tout azimuts… voici donc :
“MoE is like Jesus Lizard/Scratch Acid meets Napalm Death dressed up like very early Swans.”

Ce soir, bloc de glace bouillant sur la banquise : Moe se mute en trio totalement inédit en invitant Romain Simon à la batterie. 

Définitivement unique.

www.conradsound.com/moe
www.moepages.bandcamp.com
www.facebook.com/moepages

Romain S est / a été / seul / dedans :
la banane de Hakim /
bâton XXL /
carte noire /
Me Donner /
La Race /
Headwar /
ARCEO /
NUke

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KUTAFON

Fondé en juillet 2016 – un peu par hasard et pour la circonstance (le vernissage d’un ami-artiste dans un blockhaus de Nantes) – par les deux non-Français échappés du feu trio LUBRIPHIKATTTOR (2006-2014, RIP), KUTAFON se réunit sporadiquement et joue avec la synthèse modulaire, des cassettes, des trucs qui grattent, qui grippent ou dysfonctionnent.

On y a affaire à des (fausses) nappes et / ou drones malades striés de grosses décharges de bilirubine et autres cajoleries du même acabit à moins qu’il ne se passe un autre genre de micro-cataclysme farfelu et faussement contrôlé, tout en arpèges de frappadingue et chorégraphie savamment structurée.

Avec donc messieurs JZ & Philémon :

Bandcamp

#Éditions Gravats
LOW JACK
ERWAN KERAVEC
JOHANN MAZÉ
Carval-Tarek

Nouvelle soirée aux Instants Chavirés pour les Editions Gravats. Autour de Johann Mazé, Erwan Keravec, Low Jack et un emballage musicale d’entre-concerts par Carval-Tarek.

Johann Mazé est actuellement membre de France Sauvage, Elg & la chimie et joue quelquefois sous son nom en solo. Il est batteur, percussionniste, manie l’électronique également, compose et monte quelques pièces sonores autour de personnages ou de pratiques (Gérard, Achille Berthou, Battre : une enquête sur la batterie et celles et ceux qui la battent…). Il est aussi membre de la Compagnie OLA pour laquelle il construit des montages sonores pour des films, des pièces de théâtre, des spectacles. Un aspect de son travail qui l’a amené à publier aux Editions Gravats un coffret K7 « Gérard ». 2 témoignages autour de 2 passions dudit Gérard, implacable. Il proposera ce soir une prestation solo autour de son instrument de prédilection, la batterie. Un condensé bref, précis de sa pratique et de ses aspirations.


Erwan Keravec est sonneur de cornemuse. Formé à l’instrument traditionnel au sein d’un Bagad, il a déterminé sa pratique de l’instrument autour de l’improvisation. Il sonne en solo, en duo et plus encore, des musiques libres, souvent radicales et modernes en considérant toujours l’héritage de l’instrument. En étant toujours porté par la recherche de nouvelle musique, il formalise ses prestations lives et ses restitutions discographiques autour de son projet URBAN PIPE. Il sonnera ce soir seul sur la scène des Instants Chavirés.


Low Jack, co-fondateur des Editions Gravats, détermine depuis quelques années ses prestations lives en lien direct avec l’improvisation et la reprise du matériel sonore initié en studio. Que ce soit ses influences dub où bien rap récentes, la musique club où la musique pour la danse, comme le répertoire issu de la création musicale qu’il a initié tout récemment avec la rappeuse Lala & Ce. Une évolution permanente à l’image de sa carrière.

 

CATALINA MATORRAL
ZWEI PALMITOS
GILLES POIZAT

Belle soirée en perspective pour la release party du disque de Catalina Matorral (Marion Cousin & Borja Flames) chez nos amis du tout nouveau label Via Parigi.
Au delà de la release party, on découvrira une programmation conçue par le duo qui nous partage généreusement ses complicités et amitiés artistiques…
Welcome !

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CATALINA MATORRAL

© Eloïse Decazes

Catalina Matorral est une comète. Catalina Matorral est un duo. Marion Cousin, Borja Flames en constituent la double tête et les quatre mains. Au début des années 2010 on les appelait June et Jim, on s’en souvient. Quelques EP troublants avant de rejoindre le label Le Saule (cette petite table chevaleresque où l’inouï tient lieu de graal, où la chanson populaire est une avant-garde et l’avant-garde une féérie). Un premier LP, Les Forts évoquait le songwriting de quelques hobos-indies claudiquants piqués d’Amérique latine et contribuait à émanciper la chanson française de ses vieilles lunes. Noche Primera allait plus loin et s’ébrouait en transes diverses et sur des modes hétérogènes, des chants africains à la musique médiévale espagnole, de Purcell à Bach. Dans un psychédélisme à la bougie, il soufflait le chaud, il soufflait le froid. Le disque qui nous occupe aujourd’hui a mûri pendant sept ans sur un arbre tordu, dans l’ombre des mues respectives de Marion et de Borja, nourri et contaminé par leurs obsessions grandissantes respectives. Obsession de la première pour les chants et danses de la péninsule ibérique (un disque nu et naturel avec le violoncelliste Gaspar Claus où le fredon tremble parmi pizzicati froncés, bourdons maigres et arpèges lancinants, un autre en compagnie du duo d’électroniciens Kaumwald, à la croisée des récits vernaculaires et de la musique expérimentale, ébouillantant des chants très quotidiens dans une production insolemment moderne). Obsession du second pour la pop savante, synthétique et furibarde (deux albums d’imprécations en éboulis, entre Moondog et Battiato, pour aller vite, deux disques de messe phosphorescente conceptuels, épidermiques et dansants).

De tout cela, Catalina Matorral est l’aberrant et réjouissant précipité. Un grand poème sériel où tout communique avec tout d’une chanson à l’autre, textes, musiques et obsessions, en un vaste cycle savamment construit. Un théâtre sonore où les androïdes rêvent de moutons électriques, un grimoire où les enluminures à main levée voisinent avec les circuits imprimés et où chaque phrase tient de la confidence indéchiffrable, du poème jivaro, de la formule à désorceler. Où le moindre son semble doué d’une pensée autonome. C’est peu dire qu’on est captivé, dès l’entame, par ce chant mixte qui va l’amble dans un vocodeur vaudou, sur un tapis roulant de basses artificielles. Les percussions cognent ou crépitent à l’orchestre au milieu des glitchs dans un paysage très inédit fait d’airain et de convulsions, quelque part entre le bocage normand et la base aérospatiale. C’est à la fois très mouvementé et très doux. La narration lunaire, les couplets entêtants et fragments pop, les synthés horizontaux, les technologies détournées : on croit parfois entendre un opéra composé par Robert Ashley ou Laurie Anderson sur un improbable livret de l’anthropologue Jeanne Favret-Saada, avec Brigitte Fontaine et Areski en hologrammes et régurgitant par surprise des bouts de folk contondant, de jazz binaire, de chanson baroque et de madrigaux fantômes. Micro-évènements, grands enchantements.
Ce disque a été écrit et enregistré à deux, à tâtons n’interdisant pas la fièvre, en sept années comme on a dit, puis illuminé à terme par les furtives apparitions d’amis fidèles : Gaspar Claus au violoncelle, Igor Estrabol à la clarinette, à la trompette et au bugle, Renaud Cousin à la batterie, Ernest Bergez au violon et au mix coloriste de rebouteux-laboratin.
À la croisée des mondes, des époques et des humeurs, Catalina Matorral invente littéralement et en musique une science-fiction curieusement rurale, confond poésie et magie blanche, met la chanson française en tension permanente entre le cosmos et le fumier.
Notons que c’est à l’enthousiasme d’Hisham Mayet, fondateur des mythiques Sublime Frequencies et grand collecteur de musiques sans frontières, qu’on doit de voir aujourd’hui publié par Via Parigi, nouveau label prometteur, cet étourdissant astéroïde qui est une comptine, qui est un trou noir.
Sing Sing

https://viaparigi.bandcamp.com/album/catalina-matorral

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ZWEI PALMITOS

Zwei palmitos est un projet en duo où se rencontrent le chant et la danse, le concert et la performance, les pratiques de Catherine Hershey et de Madeleine Fournier. Elles performent ce tour de chant, créé en Octobre 2018 aux Ateliers Claus à Bruxelles, de club de jazz en galerie d’art.
Featuring Johann Nöhles

« drôle, déstabilisant et inquiétant, grimaçant et tordu
une féérie grimaçante au dialogue corporel et gestuel entre le rituel archaïque et la cérémonie enfantine.
un art de la surprise
ce n’est jamais vraiment un pastiche parce que le sacré ou la folie ne sont pas loin
féministe et hyper engagé
on croit avoir attrapé une sorte de grâce puis quelque chose vient dynamiter ce qui pourrait être une posture
chaque cadence semble contenir sa propre géométrie »

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GILLES POIZAT

© Gilbert Guillaumond

Solo bugle, synthé modulaire et voix

Comme comparer c’est fabriquer des paysages, je n’hésiterai pas à dire que ses chansons convoquent à l’écoute ici les ombres, là les reflets d’un Robert Wyatt épileptique, d’un Arto Lindsay complètement lunaire, d’un Jad Fair walserien, ou d’un André Dhôtel défoncé aux disques de Syd Barrett, d’un Stan Laurel possédé par l’âme de Chet Baker ou vice versa, d’un John Dowland naufragé sur l’ile de la tortue.
Gilles Poizat répugne aux démonstrations de force, et préfère jeter ses dés dans l’air, qui sont des ritournelles, petites danseuses plus ou moins enflammées et les regarder amoureusement tourner et s’avancer partout à la fois à la façon de tornades miniatures.
ça peut paraître exagéré mais réellement, dans ses vignettes pas moins tendres qu’emportées, où la musique est partout partout partout, je trouve toujours mille et une raison d’aimer la vie un plus intensément, c’est à dire patiemment et simplement (puisque écouter Gilles Poizat c’est comme suivre le cours d’un ruisseau, comme apprendre à reconnaître les oiseaux, comme lancer le petit sur un vélo sans les petites roues pour la première fois, comme la surprise du premier baiser qui recommence etc etc).  Sing Sing

http://gillespoizat.free.fr/
https://gillespoizat.bandcamp.com/album/champignon-flamme

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Et avec le flyer, c’est encore mieux !
Signé Borja Flames

#Coax
TRIBALISM3
SARA OHM
TATIANA PARIS
! gratuit !

Le collectif COAX vous invite aux Instants Chavirés à Montreuil pour sa deuxième soirée de l’année, rendez-vous le 10 Novembre pour 3 concerts (gratuits) pour oreilles indisciplinées:

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TRIBALISM3


Autour de tournes de batteries répétitives et de bouts de mélodies romantiques, ce trio cherche sa propre trance entre chants de sirène, basses distordues et batterie marteau. Le corps se laisse alors emmener par des nappes sonores synthétiques., appuyées par des sons de machines hantées.

site

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SARA OHM

Sara Ohm est une artiste punk/noise basée à Gthenburg en Suède. Ses chansons parlent d’antifachisme, de technologie musicale et de féminisme.

Bandcamp

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TATIANA PARIS


Solo (guitare, effets, voix et K7) autour de la guitoune à malmener avec des objets et des effets aussi. A la recherche des tripes avec obstacles. On pourra entendre aussi de la voix auto_tunée (ou pas) et des K7 (ou pas).

Soundcloud

# Hors les murs
La Semaine du Bizarre #10
Un amour si grand,
Concert pour Ghédalia
Au Théâtre Berthelot

Julie Tippex, le Théâtre Berthelot – Jean Guerrin & les Instants Chavirés présentent

© Martin Argyroglo

UN AMOUR SI GRAND,
Concert pour GHÉDALIA

Rhys Chatham, Maya Dunietz, Elie Tazartès, Parrenin/Weinrich/Rollet, Quentin Rollet/Jérôme Lorichon/Cosmic Neman, Opéra Mort, Super Stoned, Low Jack, Gwen Jamois

Le 9 février 2021 Ghédalia Tazartès nous quittait. Il avait joué dans la Semaine du Bizarre en 2012 et, en 2019, son dernier concert, en duo avec Rhys Chatham. Pour La Semaine du Bizarre #10, quatorze musiciens qui ont tous collaboré avec Ghédalia proposeront « Un amour si grand, un Concert pour Ghédalia. »
Ghédalia Tazartès était un artiste inclassable et intransigeant. Né en 1947, il commença à chanter à l’âge de 12 ans après la mort de sa grand-mère, au cours de promenades solitaires dans le bois de Vincennes.
Il publia un premier disque en 1979, Diasporas. Depuis, il sortit une dizaine d’albums et composa pour la danse, le théâtre et le cinéma. A ses débuts, il désigne ses créations par le terme « Impromuz » : s’agissant plutôt pour lui de dessin ou d’écriture sur bande magnétique que de composition musicale. Il s’intéresse particulièrement à l’utilisation des possibilités vocales : le ton du langage est souvent bien plus important que le sens des mots (complaintes des rues, récits de griots africains, chants de muezzin, plaintes yiddish)… Ainsi, montages sonores et travail vocal font évoluer l’auditeur dans un univers mystérieux, un monde qu’il invente en s’inspirant des différentes traditions qui traversent la musique. Au début des années 2000, les rééditions de ses premiers albums lui amenèrent une nouvelle génération d’auditeurs et de collaborateurs. Il tournera à travers toute l’Europe dans les années 2000 et 2010.

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Ce concert a lieu au >
Théâtre Berthelot – Jean Guerrin
6 Rue Marcellin Berthelot, 93100 Montreuil
Métro : Ligne 9, station Croix de Chavaux (sortie Kléber)
https://tmb-jeanguerrin.fr/

12,50 EUROS tarif unique en ligne
Lien de préventes

Ouverture 19h00
Début des concerts 20h00

 

 

AUDE RABILLON & PAULINE TREMBLAY
Expérimentations chorégraphiques et sonores

Instants Chavirés en partenariat avec le GEM « Les gens du 110 » de Montreuil.

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ATELIER D’EXPÉRIMENTATIONS CHORÉGRAPHIQUES ET SONORES

Découverte des musiques expérimentales et de la danse contemporaine
pour adultes en situation de handicap

Aude Rabillon et Pauline Tremblay proposent à un groupe d’adultes en situation de handicap d’expérimenter la relation complémentaire qui s’établit entre la danse et la musique, entre la création du son et l’engagement du corps dans l’espace et le temps. Ce projet propose un va et vient constant entre mise en corps, mise en mots et mise en sons.

À partir de manipulation de matériaux, les participant·e·s expérimenteront la façon dont le son et le geste peuvent entrer en dialogue. Comment le son peut accompagner le mouvement, et inversement, en proposer une autre interprétation et créer un contrepoint ? Comment un mouvement peut être sonorisé ? Comment un son peut devenir mouvement ? Comment l’espace créé entre les deux ouvre à de multiples possibilités de créations et d’interprétations ?

Dans la continuité de leurs propres questionnements artistiques, elles proposeront un certain nombre de situations d’improvisations, seul·e·s ou en groupe, pour expérimenter les liens d’associations et de dissociations possibles entre le geste sonore et le geste chorégraphique.
Ensemble, ils joueront ainsi avec les infimes limites qui existent entre ces deux moyens d’expressions pour élargir le champ d’expression de chacun·e et d’interactions collectives.

Cet atelier est une manière de découvrir les musiques expérimentales et la danse contemporaine de manière collective et ludique.

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LES 25, 26, 27 OCTOBRE 2021

Horaires : 25.10 : 13h – 16h
26.10 : 13h – 16h
27.10 : 13h – 16h
Public : Adultes en situation de handicap
Intervenantes : Aude Rabillon – compositrice ; Pauline Tremblay – chorégraphe
Lieu : Instants Chavirés, 2 rue Émile Zola 93100 MONTREUIL

Dans le cadre de l’Été Culturel 2021 et du projet Montreuil Points d’Écoute. Avec le soutien de la DRAC Île-de-France.

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AUDE RABILLON, compositrice
Après plusieurs années de travail à Radio France en tant qu’attachée de production à France Inter, puis à Radio France Internationale, Aude Rabillon se forme aux techniques de son (diplôme de technique du son à l’INA, 2012) et de composition électroacoustique (diplôme d’Études Musicales en composition électroacoustique au Conservatoire de Pantin, 2014).
Elle réalise des créations sonores et musicales électroacoustiques et des documentaires radiophoniques.
Ses pièces sont diffusées dans des festivals sonores (Longueur d’ondes à Brest, Micro-Sillons à Rennes), des émissions de radio («L’atelier du son», France Culture, «Récréation sonore» Radio Campus Paris), CD de la revue Jef Klak. Elle réalise des bandes sonores mêlant paroles documentaires et musique électroacoustique pour le spectacle vivant (chorégraphie « Vous dansez? », Cie des Alouettes Naïves ; «Métamorphoses d’une princesse»), et collabore avec le compositeur Marco Marini lors d’installations sonores participatives in situ «Voix hautparlantes».

PAULINE TREMBLAY, artiste chorégraphique
Travaille en tant qu’interprète et performer pour V.Thomasset, E.Hay, S.Fratti, G.Bourges, A.Butet et C.Bourigault et collabore également avec les réalisateurs J.Eon, K.Frilet, N.Boucher et X.Courteix. Son travail de chorégraphe explore plus spécifiquement le format de la performance et de l’in situ et questionne la notion de re-présentation, les frontières entre l’autobiographique et le fictif, entre le geste et le mot, la danse et le sonore. Elle questionne les statuts d’acteurs et de spectateurs, dans le but de créer de la rencontre, d’interpeller un public non nécessairement convoqué ou averti et d’investir des espaces non spécifiquement dédiés à l’art.
Elle crée :“Métamorphoses d’une princesse” (diffusé dans les Yvelines, Saint-Denis, Pantin et les Pays de la Loire) , “Il faudrait trouver un titre aussi ” (Université Paris 7 et Collectif 12), “Les vivants exquis” (6B à Saint-Denis et La Nef à Pantin). Elle chorégraphie la pièce “Les Mutants” de Elsa Ménard de la Cie Mange ta tête (projet ayant reçu le soutien du Collectif 12, de La Fondation de France et d’Arcadi Ile de France).
Elle intervient comme artiste et pédagogue dans différents contextes auprès d’enfants, d’adolescents et d’adultes.

# La Fabrique Agitée
LÉA BERTUCCI
OLIVIER BENOIT

Retour des programmations de La Fabrique Agitée aux Instants Chavirés !
À suivre également par ici.

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LEA BERTUCCI

© Lea Bertucci

Lea Bertucci est une musicienne, compositrice et performeuse basée à New York. Son travail d’exploration des phénomènes acoustiques intègre la pratique d’instruments comme le saxophone et la clarinette basse, l’utilisation d’ensembles de haut-parleurs, le recours à des méthodes radicales d’improvisation libre, ou encore des détournements créatifs de la technologie audio.
Au cours des dernières années, elle a développé des projets autour de l’architecture et de l’acoustique, par le biais de compositions in-situ et d’installations sonores.
Masses de dissonances denses et continues, systèmes d’accordages alternatifs, manipulations de bandes, techniques d’enregistrement créatives repoussant les limites du support sont autant d’éléments qui caractérisent l’approche de Lea Bertucci, provocant chez l’auditeur une expérience émotionnelle et sonore viscérale.

Elle compose également pour le théâtre et la danse, a publié une douzaine d’albums, en solo ou en duo avec Amirtha Kidambi et Leila Bordreuil, et a beaucoup joué aux Etats-Unis et en Europe, du MOMA de New York au Musée Reina Sofia de Madrid, en passant par les fameuses soirées de nos amis du Non_Jazz !

http://lea-bertucci.com/

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OLIVIER BENOIT

© Jeff Humbert

Compositeur, guitariste et chef d’orchestre, Olivier Benoit multiplie les collaborations et les recherches à la croisée de différents domaines : danse, performances pluridisciplinaires, musique improvisée, expérimentale, musique contemporaine, jazz, électronique. Il a été directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz entre 2014 et 2018.
Connu pour son jeu de guitare bruitiste, sa grande qualité d’improvisateur et sa recherche autour des matières sonores, il est également reconnu pour avoir développé un langage de conduction spécifique dès 1999 avec la Pieuvre (orchestre d’improvisation dirigée à Lille), puis diverses grandes formations en Normandie, à Quebec (Ggril et Supermusique), à Poitiers avec le Bigorneau, à Madrid avec Foco et avec l’Ensemble Électron au sein des Instants Chavirés.
On a pu le voir jouer sur les scènes internationales aux côté de Sophie Agnel, Daunik Lazro, Jean-Luc Guionnet, Bertrand Denzler, Thierry Madiot, Joëlle Léandre, Fred Frith et bien d’autres… Il participe actuellement au projet de Camel Zekri avec Serge Tessot Gay, Akosh S., le quatuor Bela et le diwan de Biskra autour de Béla Bartok.

R U LOST – BENOÎT AUBARD

La programmation RIEN À VOIR reprend enfin ! celle-ci se déroulera entre octobre et décembre 2021 avec le travail de Benoît AUBARD qui navigue entre dessins, jeux vidéos et musiques.
Deux vidéos et demie (!) en rotation : R U LOST et HOMETOWN : COMING HOME qui se nourrissent l’une et l’autre. Une vidéo et demi donc pour HOMETOWN : COMING HOME qui se présente sous la forme d’un trailer et d’une navigation issus du jeu vidéo éponyme.

Diffusions les 30 novembre ainsi que les 2, 15 et 16 décembre
au 7, rue Richard Lenoir à Montreuil de 20h30 à 21h (entrée libre/concerts à suivre payants).
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R U LOST 2021
vidéo, animations, son.
7’40

R U LOST est une vidéo en trois parties qui vient prolonger l’univers développé dans le jeu vidéo HOMETOWN : COMING HOME sorti l’an dernier via le VirtualDreamCenter, centre d’art en ligne. Hometown est une petite ville étrangement vide où de mystérieux évènements semblent survenir.

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HOMETOWN : COMING HOME 2020
Extraits du jeu vidéo
Trailer : 2’44
Navigation : 4’59

Les graphismes tranchés au couteau dessinés page à page par Benoît Aubard, nous présentent une calme banlieue pavillonnaire. Tel un roman graphique que nous feuilletons, les environnements contrastés nous enveloppent peu à peu de leur noirceur. Ce jeu vidéo, qui emprunte aux codes du survival-horror, nous emmène dans un monde où tout signe de vie semble avoir disparu. Les murs, le sol, la végétation, les habitations jusque dans leurs moindres recoins semblent imprégnés d’une présence pour laquelle nous ne sommes pas le bienvenu. Le joueur, confronté à plusieurs chemins possibles à l’intérieur du labyrinthe qu’est Hometown, se posera sans cesse cette question : ai-je fait le bon choix ?
Théo Medina


Né en 1990, Benoît Aubard est diplômé en 2015 de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il a obtenu la même année le Prix Agnès b des Amis des Beaux-Arts, s’ensuit la participation à des expositions en France et à l’internationale (New York en 2015, Berlin en 2017, Manchester en 2018, Hambourg en 2021). Il a récemment obtenu le soutien du Fond Régional pour les Talents Emergents (FoRTE) de la région Ile-de-France.

L’écriture, sa force d’évocation, est à la source de son travail artistique. Mots peints, scénarios, morceaux de musique sont le point de départ d’un vocabulaire plastique qui se veut épuré pour mieux laisser s’exprimer la charge poétique. (Véronique Volpe)

Site de l’artiste
Virtualdreamcenter

Images © Benoît Aubard / Droits réservés
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Le programme-vidéo RIEN À VOIR bénéficie du soutien du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.
Avec le concours du dispositif FoRTE de la Région Île-de-France.