LAURA GOZLAN

Remote Viewing 2014 

En mars et en avril, c’est le travail de Laura Gozlan que nous retrouverons avant les concerts, deux soirs en mars, les 22 et 26 et jusqu’au 19 avril 2018 de 20h30 à 21h au 7 richard lenoir (entrée libre/concert à suivre payant).
Au programme, un film par soir et 3 films en rotation : Remote Viewing (2014),
A Thousand Miles Below (2013) Skinny Dip Unsensory (2015). A noter, Remote Viewing fait partie de la collection départementale d’art contemporain de Seine-saint Denis.

La pratique de Laura Gozlan s’articule autours de films expérimentaux, d’objets et d’environnements de projection. Elle s’intéresse aux utopies scientifiques et aux communautés que celles-ci fédèrent avec une prédilection pour leur représentation dans les sous-genres cinématographiques. Ses pièces explorent les liens entre Contre-culture et posthumanisme, ses mythes fondateurs (New-age, cybernétique) et ses dystopies.

Après des études de scénographie à TAIK, Helsinki (Fi) et à l’ENSAD de Paris, elle est diplômée du Fresnoy, Studio national des arts contemporains en 2007.
De 2007 et 2011, ses films sont projetés au Grand Palais, au Jeu de Paume, à la Cinémathèque française ainsi que celle du Québec et dans le cadre de festivals : Regensburger Kurzfilmwoche, Interfilm Berlin, Loop Barcelona. Entre 2012 et 2015, ses pièces sont exposées à Micro-onde CAC de Vélizy, à la Panacée CAC de Montpellier, à La Box de Bourges ainsi qu’à la galerie In Extenso, Clermont-Ferrand, en solo. De 2015 et 2017, elle bénéficie d’une résidence à la Cité Internationale des Arts de Paris ainsi qu’à Mains d’Oeuvres, Saint-Ouen.
Depuis 2016, son travail est présenté à Passerelle CAC de Brest, à l’Ecole du Magasin CNAC de Grenoble, dans le cadre des 47ème Rencontres d’Arles et parmi les collections du FRAC Normandie Caen. En 2017, elle présente une exposition solo, Physical self, à la galerie Escougnou-Cetraro, Paris puis à Londres dans un project space, White Crypt. Elle vit et travaille à Paris. Elle est représentée par la galerie Escougnou-Cetraro.

www.lauragozlan.com
http://escougnou-cetraro.fr/artistes/laura-gozlan/


Remote Viewing, 2014

boucle vidéo 16’
Collection du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.


Remote Viewing, 2014

Installation vidéo, boule vidéo 16 min, verres, cire, minéraux, feuille miroir, plateforme en bois, 252 x 160 x 120 cm
Vue de l’exposition collective Ce qui manque, La Panacée, CAC, Montpellier, 2014
Commissaire & crédits photo : Thierry Fournier


A Thousand Miles Below, 2013

Film, 23′, couleur
Collaboration avec Benjamin Laurent Aman.


A Thousand Miles Below, 2014

Vue de l’exposition collective Vertiges, Centre d’Art de l’Onde, Vélizy-Villacoublay, 2014
Commissaires: Sophie Auger, Marie Frampier
Crédits photo: Aurélien Mole


Skinny Dip Unsensory, 2015

Boucle vidéo 20’.


Skinny Dip Unsensory, 2015

Vue de l’exposition collective Au-delà de l’image (II), galerie Escougnou-Cetraro, Paris, 2015

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Perversion Story
Texte d’Olivier Mignon pour la revue L’Art Même n°62, 2014
A propos de A Thousand Miles Below, Benjamin Laurent Aman, Laura Gozlan, film, 23 min, 2013.

Le 8 novembre dernier, la galerie de l’ERG (Bruxelles) présentait à l’initiative de Michela Alessandrini, deux films de Laura Gozlan, Farewell Settler et A Thousand Miles Below, deux courts-métrages récemment conçus et manifestement parents, qui invitent ensemble à une traversée des pensées aberrantes, fantasmes vénéneux et rêves corrompus engendrés par la conquête spatiale. (…)
A Thousand Miles Below se présente comme un objet plus laconique, quasiment dépourvu de texte ou de dialogue; la bande-son omniprésente et atmosphérique, produite par Benjamin Laurent Aman, contribue à ce sentiment d’abstraction. Pourtant, il se dessine un fil narratif ténu, celui que Laura Gozlan emprunte à quelques gialli du début des années 70, ces films d’exploitation italiens dont l’intrigue psycho-policière est copieusement dopée à une violence et un érotisme outranciers et stylisés (1). A Thousand Miles Below s’ouvre sur des archives de la NASA, images d’ordre et de maîtrise soumises à des beats intersidéraux et des sonorités vintage, une longue séquence hypnotique qui se voit peu à peu contaminée par des fragments de gialli au climat paranoïaque. La célébration inaugurale de l’utopie technophile sous la forme d’un documentaire esthétisant se trouve ainsi littéralement enveloppée par la fiction, prise au piège de son imaginaire trouble et de ses détours pervers, et ce, à travers quelques scènes de transition où les images ouateuses du Programme Apollo entrent en interférence, à l’intérieur d’un de ces thrillers de série B, avec la projection d’un film super-8 manifestement inspiré par l’assassinat de Kennedy et par son fond de conspiration.
Par ce montage, on pourrait craindre une proposition tendancieuse consistant à tenir en suspicion les événements entourant l’alunissage, ou du moins à se complaire dans les arrières-mondes et leurs infrastructures dociles. Or, l’assemblage de ces gialli semble à son tour l’objet d’une implosion muette, comme si la conquête spatiale avait généré un trauma longtemps réprimé, désormais impossible à contenir. C’est donc moins la réalité de l’entreprise lunaire que son récit qui est extrapolé; c’est la rationalité confiante qui est entamée pour libérer les potentialités de l’imaginaire. En ce sens, les deux films de l’artiste participent d’une sensibilité aux manifestations diverses – depuis le travail d’Alexandra Leykauf jusqu’à celui de Bojan Šarcevic –, qui considère avec une forme de nostalgie lucide et acide les promesses de l’utopie moderniste et son esthétique visionnaire, et qui opère non pas dans le registre de la critique ou de la parodie, ni même dans celui de la réappropriation stricto sensu, mais intervient à même l’imagerie en question par des incisions subtiles et fatales. Laura Gozlan ne dénature ni ne déconstruit ce fond d’images; elle y pratique plutôt des entailles, permettant à son revers readymade et populaire de manifester sa présence impure.

1. L’artiste prélève ici des fragments de trois gialli : Una sull’altra (One on Top of the Other ou Perversion Story, Lucio Fulci, 1969), Una lucertola con la pelle di donna (A Lizzard in a Woman’s Skin, Lucio Fulci, 1971), La corta notte delle bambole di vetro (Short Night of Glass Dolls, Aldo Lado, 1971).

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© Laura Gozlan / galerie Escougnou-Cetraro / Conseil départemental de Seine-Saint-Denis / Droits réservés
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Le programme-video RIEN À VOIR bénéficie du soutien du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

MAAD’sterclass
Field recording, Paysages sonores
RODOLPHE ALEXIS

L’atelier propose un aperçu à 360° autour du field recording, du paysage sonore, et de la phonographie, via des approches théoriques et pratiques.

– Théories :
histoire et pratiques du field recording
les différentes approches
le micro comme interprétation et modification du réel, entre musique concrète et improvisée
radiophonie, bioacoustique et arts plastiques.
– Mise en pratique technique :
les bases théoriques de la captation-transduction
les différents dispositifs de prise de sons
l’utilisation des différents capteurs en fonction des sources à enregistrer (Mono, X/Y, A/B, MS, Binaural, ORTF, multicanal, solidien-piezzo, solenoïd pour les champs magnétiques), etc.
les participants mèneront des expériences diverses du plus rudimentaire au technologique.

La partie pratique se divisera en quatre temps :
– Expérimentations
– Production : prises de sons en extérieur et intérieur sur différents corps sonores (objets trouvés, sons acoustiques, sons environnementaux).
– Édition : montage et réalisation d’une pièce sonore ou d’un dispositif de restitution.
– Présentation en public : la forme reste à inventer avec les participants. Individuellement ou en groupe chacun pourra présenter devant un public invité le travail en cours : création sonore diffusée / pièce performée en live / setup de captation-diffusion temps réels /…

19, 20, 26, 27 MAI 2018
Intervenant : Rodolphe Alexis
Horaires : 12h – 17h (+ concert à 18h le 27 mai)
Participants : 10 adultes musiciens ou non
Tarif : gratuit, sur inscription
Lieu : Instants Chavirés, Montreuil
Cet atelier est financé par le MAAD 93 et le conseil départemental de Seine-Saint-Denis (MEPAA), dans le cadre du dispositif « MAAD’sterclass »
http://www.ma
ad93.com/

RODOLPHE ALEXIS
http://rodolphe-alexis.info/

Rodolphe Alexis vit et travaille à Paris. Il est né en 1975.
 Son travail est basé sur l’enregistrement de terrain en dialogue avec d’autres champs de l’art (composition électroacoustique, radiophonie, chorégraphie, installations, actions in situ, sound design). Depuis 2008, il développe une approche personnelle de la bioacoustique et de la phonographie. Membre fondateur de Double-Entendre (édition et événements audio) et de la revue Vibrö, il est également membre du duo de performances sonores OttoannA (avec Valérie Vivancos) et du projet expérimental Wind Doors Poplars (avec le saxophoniste et compositeur Stéphane Rives). En tant que preneur de son et concepteur sonore, il collabore avec des plasticiens, des structures institutionnelles ou des musées et coordonne la création de la plateforme de réalité augmentée audio SoundWays…

INSCRIPTIONS / INFORMATIONS
Nina GARCIA – nina[at]instantschavires.com

          

CLASSE VILLE
Pierres sonnantes
TOMA GOUBAND & BENJAMIN BONDONNEAU
en partenariat avec la Lutherie Urbaine

À partir d’objets – minéraux / végétaux / métaux – un lieu est à construire, à agencer, à explorer. Ici se trame l’élaboration d’une pièce à sons où l’acoustique et l’électronique interagissent et fusionnent. Corps sonores, micros, système de diffusion, postes d’écoute composent cet espace modulaire.
Toma Gouband et Benjamin Bondonneau imaginent créer avec les enfants un jeu de piste sonore, un espace de jeu, d’expériences et d’inventivité.

Il s’agira tout d’abord de découvrir les matériaux qui serviront d’instruments, les manipuler et se les approprier, les regarder sous tous leurs angles.
Lors d’une deuxième phase les artistes proposeront des jeux de disposition, de spatialisation et de mouvement, jeux en petits groupes et en grands ensembles, élaboration de scenarii, jeux autour de la voix. Les enfants pourront également explorer les outils électroacoustiques (captation de sons avec un micro plus ou moins proche, traitement, diffusion en plusieurs endroits).
Enfin viendra le moment de l’agencement de l’espace pour la création d’un instrumentarium individuel et collectif, acoustique et électronique.

Pour activer cet instrumentarium, les enfants inventeront en complicité avec les artistes des règles de jeux : des dés, codes, couleurs qui seront assignés à des propriétés sonores et musicales.

Une présentation du travail aura lieu en fin de semaine devant une autre classe de l’école.

Objectifs artistiques et pédagogiques:
– création d’une pièce sonore / installation collective.
– immersion dans un processus de création artistique de l’élaboration à la représentation.
– développement de l’écoute : passer d’une écoute passive à une écoute active.
– développement personnel, valorisation de soi.
– découverte des musiques électroacoustiques et improvisées par la pratique.
– développement de l’expression, du jeu individuel et collectif.
– liens aux enseignements fondamentaux.
– découverte d’équipements culturels du territoire.

DU 19 AU 23 MARS 2018
Intervenants :
Toma Gouband (percussionniste) ; Benjamin Bondonneau (clarinettiste)
Module : 20h30
Participants : CE1 de l’école élémentaire Nanteuil (Montreuil)
Lieu : Lutherie Urbaine
Avec le financement du service Éducation de la ville de Montreuil, dispositif « Classe Ville ».

©David Durand

 

Sister Iodine ‘Venom release party’ #2
SISTER IODINE
JEAN-PHILIPPE GROSS x JÉRÔME NOETINGER
JEAN-MARC FOUSSAT
HIT & RUN
+ EVIL MOISTURE films

À l’occasion de la sortie de :
SISTER IODINE / VENOM / NASHAZPHONE

‘SISTER IODINE VENOM RELEASE PARTY’
Nouveau disque, double album, 2 soirées pour fêter ça où SISTER IODINE invite amis et alliés 2 soirs d’affilé.
Le 1er soir, Sister Iodine jouera son nouvel album et le prochain. SISTER 2018 > 2028.
Le 2ème soir, le groupe jouera son nouvel album et revisitera ses anciens, SISTER 2018 > 1993.

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SAMEDI 3 MARS / 19H30 / JOUR 2
JEAN MARC FOUSSAT
HIT & RUN

JEAN PHILIPPE GROSS X JEROME NOETINGER
SISTER IODINE
+ Evil Moisture films
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Dès 19h30 > Projection.
20h00 > Début des concerts.
12 EUR plein tarif sur place.
10 EUR tarif préventes en ligne (conseillé) via ce lien
10 EUR tarif abonné.es Instants Chavirés uniquement sur réservation.

++++

SISTER IODINE




Franc-tireur et tête chercheuse de la scène noise française, le trio a développé une formule unique à la croisée des genres et des poisons, où à coup de guitares et de batterie lacérées, le groupe cherche comme une sorte de confusion terminale entre rock et chaos.

Ce deuxième soir, ils joueront leur nouveau disque VENOM tout juste sorti; et revisiteront leurs anciens, des 1ères demos de 1992 à maintenant.

http://www.sister-iodine.net/
https://sisteriodine.bandcamp.com/
https://www.youtube.com/channel/UCUM_peCV8yGdwPSIRx4uQsA

++++
JEAN PHILIPPE GROSS x JEROME NOETINGER

« Exhilarating, high-energy, dynamic; spatialised – with speakers surrounding the audience; dizzying and gritty, full of malfunctioning crackle. »

https://jeanphilippegross.bandcamp.com
https://www.youtube.com/watch?v=e3QzIi6V8NE
https://vimeo.com/33778466

++++
HIT & RUN


Association électronique, acoustique et sporadique de Clark Gable et Valérie Smith. Vivent séparément. Se sont auparavant produit:
1- Au dessus de la statue de Lard Lad Donut. 2- Dans l’usine nucléaire près du bureau. 3- Sur le toit du Kwik-E-Mart. 4- Sur le sentier des roulottes. 5- Dans le couloir en allant vers l’usine nucléaire. 6- Après le rond-point de l’arbre. 7- Sur la remise, derrière la maison. 8- Dans le stade, en étant propulsé par la fontaine.

++++
JEAN-MARC FOUSSAT


Activiste des musiques électroniques expérimentales, à la croisée de l’électroacoustique et des musiques improvisées, Jean-Marc Foussat, membre de Marteau Rouge poursuit depuis plus de 40 ans une trajectoire singulière dans la musique free française. Membre de Potlatch avec Jacques Oger, a participé à des collaborations innombrables et variées (Jac Berrocal, Noel Akchoté, Roger Turner, Emmanuelle Parennin, Thomas Lehn, Violence FM etc etc) armé de sa voix, de son synthétiseur analogique et ses bandes magnétiques.

http://jm.foussat.free.fr/

++++
Avant les concerts une sélection des films sous LSD de Andy Bolus / Evil Moisture, artiste activiste multiple (musique, dessin, édition, label, peinture, film) et figure majeure de l’internationale Noise Underground depuis 30 ans.

http://evilmoisture.free.fr/rs.html

++++
FB / JOUR 1
https://www.facebook.com/events/216367095575594/
++++
FB / JOUR 2
https://www.facebook.com/events/582844078722142/

++++

++++
À propos du disque :

SISTER IODINE / VENOM / NASHAZPHONE / NP 28
NEW ALBUM / DOUBLE LP GATEFOLD / 66.6 MIN
OUT ON 20TH OF FEBRUARY ON NASHAZPHONE LABEL (SUN CITY GIRLS, SKULLFLOWER, ISLAM CHIPSY, SMEGA, BLOOD STEREO ETC)
11 TRACKS FEATURING STEPHEN BESSAC (KICKBACK) VOCALS ON ‘I’M GAME’ & ‘I T’
HOME RECORDED BY LUDO NHX MILLET
MASTERED BY JAMES PLOTKIN
ARTWORK HH X UNGLEE IZI

++++
À propos du label Nashazphone :

« Le label Nashazphone ne s’embarrasse pas des obligations virtuelles de la communication, une simple page facebook pour annoncer les sorties et une autre sur Discogs, pour le reste, le catalogue du label Algéro-Égyptien parle de lui-même. Une première sortie avec Sun City Girls pour poser le tableau, suivie d’une grosse vingtaine de productions sauvages et singulières. Hicham Chadly, le boss du label basé au Caire, y fait se bousculer, pour notre plus grande délectation et non sans quelque ironie féroce, les monstres et les fantômes des musiques bruitistes : du psychedelisme occulte et dark de Matthew Bower (Skullflower, Sunroof!) ou Gary Mundy (Kleistwahr> Ramleh) aux décompositions fantasques de Porest ou Jean-Louis Costes, du Shaabi d’Islam Chipsy aux espaces chimériques d’El-g ou Smegma ou Sam Shalabi… Plus qu’un label, Nashazphone est une revue sonore portant un regard acerbe sur le monde contemporain. » 
Olivier Brisson

Infos & catalogue :
https://www.forcedexposure.com/Labels/NASHAZPHONE.EGYPT.html

Sister Iodine ‘Venom release party’ #1
SISTER IODINE
KILL
CIA DÉBUTANTE
+ ANDY BOLUS films

À l’occasion de la sortie de :
SISTER IODINE / VENOM / NASHAZPHONE

‘SISTER IODINE VENOM RELEASE PARTY’
Nouveau disque, double album, 2 soirées pour fêter ça où SISTER IODINE invite amis et alliés 2 soirs d’affilé.
Le 1er soir, Sister Iodine jouera son nouvel album et le prochain. SISTER 2018 > 2028.
Le 2ème soir, le groupe jouera son nouvel album et revisitera ses anciens, SISTER 2018 > 1993.

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VENDREDI 2 MARS / 20H / JOUR 1
CIA DEBUTANTE / KILL / SISTER IODINE
+ Andy Bolus films
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Dès 20h00 > Projection.
20h30 > Début des concerts.
12 EUR plein tarif sur place.
10 EUR tarif préventes en ligne (conseillé) via ce lien
10 EUR tarif abonné.es Instants Chavirés uniquement sur réservation.


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SISTER IODINE


Franc-tireur et tête chercheuse de la scène noise française, le trio a développé une formule unique à la croisée des genres et des poisons, où à coup de guitares et de batterie lacérées, le groupe cherche comme une sorte de confusion terminale entre rock et chaos.
Ce premier soir, ils joueront leur nouveau disque VENOM tout juste sorti; et le prochain déjà sur le feu, Sister du futur.

http://www.sister-iodine.net/
https://sisteriodine.bandcamp.com/
https://www.facebook.com/SISTER-IODINE-192182560234/
https://www.youtube.com/channel/UCUM_peCV8yGdwPSIRx4uQsA

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KILL


KILL est une formation rock initiée par Unglee Izi. Elle regroupe Vomir (guitare), Kasper T. Toeplitz (basse), Gael Angelis (batterie), Zofie Taueber (voix), Evil Moisture (électronique), Unglee Izi (électronique) & that’s it.

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CIA DEBUTANTE

Nathan Roche (Villejuif Underground) & Paul Bonnet (Disposition Matrix).
Confusion électronique analogique. Des voix désincarnées bavardent dans un paysage de battements aquatiques. Un récit paranoïaque se déroulant sur le son du réseau électrique mondial.
Double cassette récemment parue sur SDZ/Crudités.

https://soundcloud.com/ciadebutante
https://www.youtube.com/watch?v=9CitDlnp3R0

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Avant les concerts une sélection des films de Andy Bolus / Evil Moisture, artiste activiste multiple ultra-prolixe et figure majeure de l’internationale noise underground depuis 30 ans.
http://evilmoisture.free.fr/rs.html


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FB / JOUR 1
https://www.facebook.com/events/216367095575594/
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FB / JOUR 2
https://www.facebook.com/events/582844078722142/

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À propos du disque :

SISTER IODINE / VENOM / NASHAZPHONE / NP 28
NEW ALBUM / DOUBLE LP GATEFOLD / 66.6 MIN
OUT ON 20TH OF FEBRUARY ON NASHAZPHONE LABEL (SUN CITY GIRLS, SKULLFLOWER, ISLAM CHIPSY, SMEGA, BLOOD STEREO ETC)
11 TRACKS FEATURING STEPHEN BESSAC (KICKBACK) VOCALS ON ‘I’M GAME’ & ‘I T’
HOME RECORDED BY LUDO NHX MILLET
MASTERED BY JAMES PLOTKIN
ARTWORK HH X UNGLEE IZI

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À propos du label Nashazphone :

« Le label Nashazphone ne s’embarrasse pas des obligations virtuelles de la communication, une simple page facebook pour annoncer les sorties et une autre sur Discogs, pour le reste, le catalogue du label Algéro-Égyptien parle de lui-même. Une première sortie avec Sun City Girls pour poser le tableau, suivie d’une grosse vingtaine de productions sauvages et singulières. Hicham Chadly, le boss du label basé au Caire, y fait se bousculer, pour notre plus grande délectation et non sans quelque ironie féroce, les monstres et les fantômes des musiques bruitistes : du psychedelisme occulte et dark de Matthew Bower (Skullflower, Sunroof!) ou Gary Mundy (Kleistwahr> Ramleh) aux décompositions fantasques de Porest ou Jean-Louis Costes, du Shaabi d’Islam Chipsy aux espaces chimériques d’El-g ou Smegma ou Sam Shalabi… Plus qu’un label, Nashazphone est une revue sonore portant un regard acerbe sur le monde contemporain. » 
Olivier Brisson

Infos & catalogue :
https://www.forcedexposure.com/Labels/NASHAZPHONE.EGYPT.html

WEEK-END IMPROVISATION
atelier d’improvisation tout instrument
CHRIS CORSANO

Chaque année les Instants Chavirés organisent une série d’ateliers d’improvisation : 4 week-end menés par des musiciens professionnels.

Il s’agit d’un moment de transmission via la pratique et des temps de discussions théoriques autour de l’improvisation musicale.
Techniques étendues des instruments, exploration sonore, improvisations en solo, en duo, en ensemble. Suivre, réagir, se confronter, s’effacer, s’imposer, se taire, écouter, ressentir, jouer… Prendre en compte le corps, l’espace, le geste, l’autre, ou pas. Développer une écoute active.

Chaque musicien transmettra sa propre manière d’appréhender l’improvisation à un groupe de 11 personnes.

– – – –
À NOTER : chaque week-end est indépendant. Il est possible de suivre l’ensemble du cycle, ou seulement un, deux ou trois week-end.
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WEEK-END III.3 – CHRIS CORSANO
Dates : 23 et 24 mars 2018
Horaires : 19h30 à 22h le vendredi 23 mars
11h00 à 18h le samedi 24 mars
Participants : 11 musicien.ne.s tout instruments

Lieu : Instants Chavirés – 7 rue Richard Lenoir, Montreuil

Tarif : 75€

CHRIS CORSANO
cor-sano.com

Chris Corsano est un batteur multi-facettes qui s’est imposé comme l’un des batteurs incontournables de ces deux dernières décennies. La liste de ses collaborations en témoigne, tout autant dans le champ des musiques improvisées, que dans le rock ou le jazz et ses formes explosées. Nous avons pu le voir aux côté de Paul Flaherty, Björk, Jim O’Rourke, Thurston Moore, Heather Leigh, Joe McPhee, Mette Rasmussen, Bill Orcutt, … entre autres.
Il travaille également en solo depuis 2005 : improvisation, techniques étendues de la batterie, modification de son kit avec divers éléments non percussifs : cordes tendues sur les peaux, bols, bois. La batterie devient alors un instrument de résonance fait de fer, de membranes et d’une multitudes de possibilités tonales, atonales, harmoniques, vibrantes et percussives.

Ce workshop est organisé en partenariat avec le festival Présences Electroniques (Ina GRM)
Chris Corsano y donnera un concert le dimanche 25 mars.
http://www.maisondelaradio.fr/presences-electronique

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INFORMATIONS / RÉSERVATIONS
Nina Garcia
01 42 87 25 91
nina@instantschavires.com

#FESTIVAL SONIC PROTEST
[DE 20H00 à 05H00]
MAHER SHALAL HASH BAZ
MICK HARRIS joue FRET
RUSSELL HASWELL
ZB AIDS aka VALERIE SMITH…
au Théâtre L’Échangeur (Bagnolet)

SONIC PROTEST 2018
Festival

Visuel  © Harrisson

Ni gardien du temple, ni profanateur de tombes, Sonic Protest revient pour une 14ème édition en 2018 avec la même envie d’alterner coups de griffes et caresses et de proposer un parcours dans les musiques et formes créatives non normées et audacieuses. Ne pas céder à la pression commerciale, ni à la dictature de l’actualité a toujours permis au festival francilien de faire les choses à sa façon et de s’imposer comme un rendez-vous à part et incontournable des musiques singulières.

En conclusion de sa 14ème édition, le Festival Sonic Protest s’associe aux Instants Chavirés et investit pour la première fois le théâtre L’Échangeur à Bagnolet.
Un programme extensible, volontiers partageur et on l’espère, toujours en dehors des zones navigables.

S’y succéderont, figures historiques, jeunes pousses et découvertes made in Protest : la programmation du festival c’est une gigantesque botte de foin dans laquelle toutes les aiguilles sont bonnes à trouver.

> >
À partir de 20h00 et jusqu’à 5h00 du matin.

Concerts / performances
Rock – expérimentale – improvisation – électroniques

20 EUR : plein tarif sur place
18 EUR : préventes en ligne en suivant ce lien
PASS Festival Sonic Protest 2018 > 6 soirées > 70 EUR > vente en ligne ici.

> >
Cet événement a lieu au :

Théâtre L’Échangeur
59 Avenue du Général de Gaulle
93170 Bagnolet
m°Gallieni
01 43 62 71 20
http://www.lechangeur.org/
accès

> >
Rejoignez l’événement Facebook.

Coproduction Sonic Protest / Instants Chavirés / Théâtre L’Échangeur – Cie Public Chéri

> >
La programmation de la soirée / nuit du samedi 17 mars 2018 >
(L’ordre de passage sera précisé ultérieurement)

MAHER SHALAL HASH BAZ [Japon]
Mick HARRIS joue FRET [Royaume-Uni]
RUSSELL HASWELL – HDJ [hard disc jockey] [Royaume-Uni]
ZB AIDS aka Valerie SMITH [France]
PADDY STEER [Royaume-Uni]
THOMAS TILLY [France]
TERRINE [France]
SATAN [France]

Et en détails >

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MAHER SHALAL HASH BAZ [Japon]

Maher Shalal Hash Baz est un ovni musical japonais, formé en 1984 par Tori Kudo avec, au départ, sa femme Reiko Kudo. Le nom du groupe est tiré du livre d’Isaïe (8,3) (Is 8. 1-4). Il signifie “Proche pillage, imminent butin”. La composition de ce  groupe étrange s’apparente plus à celle d’une troupe de théâtre dont les membres changent régulièrement avec Kudo en “metteur en scène”.

Aux côtés de musiciens japonais tels que Chie Mukai, Hiroo Nakazaki (Nagisa Nite), Saya et Takashi Ueno (Tenniscoats), Ikuro Takahashi (LSD March, High Rise), on notera la participation au fil des ans de John Chantler, Arrington De Dionyso, Bill Wells, Zach Phillips ou plus récemment les musiciens belges gravitant autour de McCloud Zicmuse et son projet Le Ton Mité. C’est d’ailleurs ceux-ci qui assureront une bonne partie du backing band pour cette performance à Sonic Protest. La musique du groupe est d’une extrême poésie, elle se caractérise souvent par des mélodies candides et des paroles naïves, chantées en anglais mêlant des éléments de la pop, du jazz, des musiques minimalistes et de l’avant-garde.
L’influence de la musique de Mayo Thompson (The Red Krayola, qu’on a pu voir en 2013 … à Sonic Protest !) est également très importante. Reconnu internationalement pour sa singularité, le groupe a publié des disques chez K Records ou Geographic, le label de Stephen McRobbie de The Pastels.
A noter sur le dernier album du groupe Hello New York (dont la pochette est une brillante parodie de l’album 16 And Savaged du groupe glam Silverhead!) une version flamenco du “Sweet Jane” du Velvet ! Puristes go home !

Maher sur scène, c’est un doux bazar, interprété par un big band au bord de la dissonance qui manie avec une grande fragilité tout un tas d’instruments: guitare, batterie, harmonium, instruments à vent divers.

Audio : https://mahershalalhashbaz.bandcamp.com/
Vidéo: https://youtu.be/yUa78y4k2aw

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MICK HARRIS joue FRET [Royaume-Uni]

Michael John Harris est un musicien anglais né en 1967 à Birmingham. Connu comme le légendaire batteur du groupe Napalm Death, Mick Harris est l’inventeur du terme grindcore.
Œuvrant par delà les chapelles et les étiquette musicales, il fonde, en 1991, le groupe de musique improvisée Painkiller avec le saxophoniste John Zorn et le bassiste Bill Laswell.
Cette même année, il quitte Napalm Death pour fonder Scorn avec le bassiste Nick Bullen. Scorn est un projet mêlant musique électronique, industrielle et influences grindcore. Avec le départ de Bullen, la musique de Scorn devient essentiellement électronique. Le style de Scorn est parfois considéré comme précurseur de l’esthétique du dubstep, bien que Mick Harris se soit toujours défendu de faire partie de cette scène.
En solo, il se produit également sous les noms de Monrella, Lull ou Quoit et après un long moment de silence, Mick Harris revient sur scène pour présenter FRET qu’il jouera pour la première fois en France lors de la soirée de conclusion de la 14e édition du Festival Sonic Protest.

Site officiel : http://www.dissonantbookings.com/artists/fret/
Audio: https://soundcloud.com/karlrecords/fret-aka-mick-harris-lift-method

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RUSSELL HASWELL HDJ [hard disc jockey] [Royaume-Uni]

Né à Coventry et actuellement basé à Londres, Russell Haswell fait figure d’enfant terrible dans le petit univers des musiques électroniques déphasées.  Avec une démarche naturellement punk et défiante, toujours avec une encablure d’avance, Russell Haswell se souci peu des éclaboussures qu’il laisse dans son sillon. Une totale liberté d’action qui lui vient peut-être de son background un brin gourmand et goûte à tout : art conceptuel, informatique, black metal, noise, techno, graphisme laser,  improvisation… et qui déboute toute récupération stylistique. À l’épreuve des genres donc, on lui doit des collaborations allant d’Aphex Twin à Merzbow, en passant par Pan Sonic, Pain Jerk, Florian Hecker…
En 2016, il a été l’invité d’Autechre sur toute leur tournée européenne ce qui ne l’a pas empêché d’intégrer les vilipendeurs de Consumer Electronics.
Côté support, on retrouve quantité d’enregistrements nocifs et bien retournants sur Mego, Warp et plus récemment sur Diagonal et Bocian.

Pour Sonic Protest, Russell Haswell débarque au milieu de la nuit avec dans ses poches des tonnes de sons disparates éclatés les uns contre les autres.
Enième casquette parallèle aka sélecteur maniaque aka HDJ [hard disc jockey] et on ira danser quelque part du côté de DJ Carhouse vs Claude Young vs Christian Marclay.
Au programme : rotation et  hyperflexion, pression et légère fermeture des paupières.
Tout ça pour le bien être de chacun. Bien entendu.

Site officiel : http://haswellstudio.com/
Audio : https://soundcloud.com/factmag/russell-haswell-one-take-dub-no-edit
Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=yZ2OzTWTPOY

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SATAN [France]

« L’odeur du sang » et « Un deuil indien » sont les deux piliers discographiques de Satan.
Deux titres, deux entonnoirs sonores qui déversent de la matière violente, primitive et un poil spirituelle.
C’est coincé au pied du Vercors que les quatre grenoblois ont formé Satan en 2009,  tout simplement et initialement décrit comme du punk possédé.
Pas si simple à vrai dire car Satan décolle sévèrement de sa base hardcore voire metal… Un décollage qui écorche et caillasse volontiers un certain folklore électrique au passage.
Une musique de genre qui sort de la cuve en quelque sorte.
Mais attention, on sait tous que Satan peut se montrer remarquablement intelligent et brillant.

Site Officiel : https://www.facebook.com/satansatan
Audio : https://satan.bandcamp.com/
Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=0vovLVx7MOs

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TERRINE [France]

Terrine c’est le projet solo de Claire Gapenne. Musicienne énervée à la guitare et à la voix hurlée au sein de Headwar, quartet post-punk phare de la scène Nuke amiénoise, elle se concentre désormais sur ce solo et le groupe Me Donner, avec Romain Simon. Dans Terrine, elle joue 100% électronique et expérimente des pièces froides et martiales, teintées abstract techno et musiques industrielles. Son live fait parfois danser depuis 2014.

Activiste amiénoise, elle participe à l’Accueil Froid et tourne intensivement en Europe, ces temps-ci et ses concerts permettent de constater que Terrine : ça envoie le pâté !

Site officiel : http://dubruitetdescoups.blogspot.fr/
Audio: https://terrine.bandcamp.com/track/live-at-kultura-li-ge
Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=ZNBfposLWdc&feature=youtu.be

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ZB AIDS aka Valerie SMITH [France]

© Thibault Gondard

C’est derrière ce patronyme obscur que ce cache le nouveau projet musical du performer et graphiste parisien Hendrik Hegray.
Il y développe un univers sonore chaotique bourré de machines défaillantes, d’accidents, de brisures et autres échardes auditives, quelque part entre Arte povera et bruit cassé.
HH se moque des étiquettes expérimentales qui pourraient lui coller à la peau. Que ce soit dans ses projets solo (Popol Gluant, Hélicoptère Sanglante) ou dans ses diverses collaborations infernales (Minitel, Cobra Matal…), l’exploration dada-bruitiste est toujours de mise avec un goût certain pour l’auto-dérision et la radicalité.

Parallèlement à son activité sonore, son travail de plasticien pointu et protéiforme (dessin, collage, vidéo, sculptures…) est reconnu depuis une quinzaine d’années. Il est l’auteur de nombreux fanzines en autopublication ou en collaboration avec FLTMSTPC, Nieves ou Orbe, co-dirige avec Jonas Delaborde depuis 2006 les revues collectives Nazi Knife et False Flag où ils se font télescoper les contributions de Julien Carreyn, Andy Bolus, Antoine Marquis, C.F., Kerozen, Mat Brinkman, John Olson et Nate Young de Wolf Eyes, Dennis Tyfus, Terry « King » Johnson, Tonetta ou Lee Scratch Perry et de nombreux acteurs de la scène graphique underground internationale la plus louche.

Site officiel : premiersang.bandcamp.com
Vidéo : https://youtu.be/vTBRrgiqdyk

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PADDY STEER [Royaume-Uni]

Paddy Steer est un personnage protéiforme, kafkaïen issu de la toujours surprenante scène musicale mancunienne. Véritable preuve de son talent, il a joué aux côtés de pléthores d’artistes, sur un large spectre de styles musicaux comme d’instruments : basse, batterie, guitare hawaïenne… ou tout cela à la fois. Paddy développe patiemment son art. Il y quelque chose de l’artisan de conte de fée travaillant toute la nuit pour fabriquer les plus beaux souliers du Royaume, visité par les elfes musicaux quand il est endorm. Il délivre une musique cartoonesque, pleine de rebondissements, de changements de paradigmes et de rythmes, aux couleurs trop prononcées d’un dessin d’enfant.

On pourrait penser à une maquette faite de boîtes d’œufs et de crin de cheval, liés ensemble par un joueur de Moog africain dans un shop de pièces détachées vietnamien. Par opposition à la notion « d’immaculée reproduction », les lives frôlent l’abstraction chaotique et voit Paddy se produire devant son entassement étrange d’instruments anarchiquement entreposés, noyés sous les lights disco et les napperons.

Site officiel : https://paddysteer.com/
Audio : https://paddysteer.bandcamp.com
Vidéo : https://youtu.be/r5n-XQgnH18

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THOMAS TILLY [France]

Thomas Tilly est un musicien utilisant le microphone et le haut-parleur comme principaux instruments de création. Centré sur l’étude de l’environnement sonore et sa confrontation avec l’espace dans lequel il existe, son travail emprunte autant à la recherche musicale expérimentale que scientifique. Dans sa démarche, l’écoute reste centrale au détriment de toutes formes de représentations. Ce qui se passe sur le terrain doit être interprété puis transmis à l’auditeur dans des conditions d’immersion totale, la subjectivité de cette restitution résidant dans le sensible plutôt que dans une mise en œuvre technique complexe.

Toujours connectées à l’idée d’un autre « possible musical », ses pièces sonores, diffusions, ou installations, sont les fruits d’études ou la recherche tente de supplanter l’esthétique, c’est l’exposition de l’onde sonore qui est importante. L’implication sur le terrain reste une part importante du processus nécessitant des phases d’écoute, d’observation, puis d’enregistrement. En ce sens, la relation aux espaces naturels, à l’architecture (dont le rôle est prédominant dans le sonore), ou encore à l’urbanisme, deviennent des axes de recherches privilégiés et leur appréhension dépasse souvent la seule pratique de l’enregistrement du son.

Il s’occupe depuis 2001 du label Fissür et écrit régulièrement sur la phonographie et sur sa propre pratique. Il collabore avec des artistes tels que Junko, Jean-Luc Guionnet, Dave Philips ou Thierry Madiot & Olivier Coupille.

Site officiel : http://thomas.tilly.free.fr/
Audio : https://thomastilly.bandcamp.com/
Vidéo:  https://www.youtube.com/watch?v=-cmsBCJeo8E

> >
Festival Sonic Protest – du 7 au 17 mars à Paris, Vanves, Bagnolet et ailleurs…
Toute la programmation est consultable sur le site du festival.
http://www.sonicprotest.com

QUASI#2
BORDIGAGA
MANOLITO
BORIS ALLENOU
L’ENFER

NEW ?
NON PAS VRAIMENT MAIS >
Fini l’ambiguïté d’une certaine lettre de l’alphabet, les soirées Q deviennent en 2018 les soirées QUASI.
OUI, parceque QUASI tout et QUASI mensuelles.
Le fond et la forme perdurent, QUASI reste un moment à part et convivial au sein de la programmation des Instants Chavirés. Toujours centré sur la scène expérimentale locale, celle qui a le droit de déraper et de mordre sur les marges, on y découvre, en vrac et empilés, rencontres et formations inédites, tentatives électriques, noise, improv, free, in progress, électroniques… Tout peut quasiment arriver.. ou pas.

RESTAURATION LÉGÈRE SUR PLACE

NB :
Ouverture à 20h.
Début des concerts à 20h30 précises.
ENTRÉE LIBRE

La page QUASI sur FB
L’évenement de ce soir sur FB

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BORDIGAGA

(montreuil-venise)
Trio internationaliste non folk décomposée électronique-voix-samples-instruments
1/3 pigeon, 1/3 friand, 1/3 banque.

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MANOLITO

Originaires de Paris et Liège, les trois musiciens se sont rencontrés au Festival Meteo à Mulhouse en 2016.
Un an plus tard ils retrouvent à Paris et créent MANOLITO.

Leurs influences vont de la musique contemporaine au jazz et au metal, sans que cela soit forcément identifiable dans leurs musique.

https://m.soundcloud.com/olivia-scemama/sets/manolito-1

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BORIS ALLENOU

– Cathode

Le projet Cathode constitue une exploration vibratoire des techniques audiovisuelles dépréciées sans être usées matériellement.
Il s’agit d’une ode aux images et aux sons produits par ces vestiges de la société de consommation que sont les télévisions à rayonnement cathodiques. 
En confectionnant un écosystème de feedback ouvert, Boris Allenou tente de faire résonner entre eux les sons, les images ainsi que les aspects politiques et écologiques de cette performance audiovisuelle.

https://borisallenou.wordpress.com/

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L’ENFER

Assignment in eternity
Dark electronic
Ghetto pop
Assassinats sur Yamaha et batterie associée
Né dans un contener au 6b à St Denis w/ Makingson Delivrance ( Joujou )
sous l’aile de Pap’s punk ( Prince Combat fr Burial party, Vicky de Sainte Hermine ..  ),
nourrit au bon grain noïse.
Impro à forme variable.
Commissariat – Radio BAL –  L’Idiot Festival 

 

 

ALESSANDRO BOSETTI
LIONEL MARCHETTI

ALESSANDRO BOSETTI

Plane/Talea #35

Alesandro Bosetti joue en solo avec les archives de Plane/Talea, une collection de milliers de fragments vocaux provenant d’une multitude de voix anonymes, recomposées chaque fois en une constellation complètement improvisée et nouvelle.

Le concert est présenté à travers un système multicanal (8 canaux) dans lequel les haut-parleurs sont répartis de manière chaotique dans l’espace.

L’archive Plane/Talea fait partie d’une recherche en cours sur les possibilités de voix existant en tant qu’êtres autonomes qui a déjà abouti à un certain nombre de pièces sonores, des performances radiophoniques et interactives et des performances-conférences.

Alessandro Bosetti présente des voix de donateurs anonymes et collecte de milliers des minuscules fragments de chacune de ces voix dans les archives de Plane/Talea. Les voix, qui ne sont jamais traitées mais seulement recombinées, sont restituées dans des textures et des polyphonies complexes.

Plane / Talea a déjà été invité par Radio Savvy à la Documenta 14, au Studio Venezia de Xavier Veilhan au pavillon français de la Biennale d’Art de Venise 2017, à Lampo Chicago, Deutschlandfunk Kultur, France Musique  et Festival Densites entre autres et documenté sur un LP de Holidays Records.

Ce même jour, jeudi 1er mars, Alessandro Bosetti donnera une conférence dans le cadre dy cycle Relexio à 18h30 aux Instants Chavirés en entrée libre.
Infos ici

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LIONEL MARCHETTI


© Yôko Higashi

…improvisation libre
autour d’un synthétiseur analogique…

« Quel est le son d’une seule main ? »

Lionel Marchetti (1967) est compositeur de musique concrète, improvisateur, poète et écrivain.

Tout d’abord autodidacte, il explore ensuite le répertoire de la musique concrète avec Xavier Garcia. Depuis 1989, il s’occupe du studio électroacoustique du CFMI de l’Université Lumière Lyon 2, où il anime également des ateliers autour de l’« art du haut-parleur », du son enregistré, de la musique concrète, des techniques électroacoustiques. Il compose au Groupe de recherches musicales de Paris (Ina-GRM) depuis 1990, ainsi que dans son studio personnel. Il a également travaillé au Groupe de musiques vivantes de (GMVL), à La Muse en circuit, à Alfortville, au Coream de Grenoble, au Collectif et Compagnies d’Annecy, ainsi qu’au Studio Cesare de Reims.

Lionel Marchetti se consacre également, sur scène, en solo, à l’improvisation (dispositif analogique expérimental avec microphones divers, feed-back, ondes radiophoniques, magnétophone à bande magnétique, haut-parleurs modifiés, synthétiseurs analogiques etc.) et avec des musiciens comme Jérôme Noetinger, Seijiro Murayama, Jean-Baptiste Favory, Emmanuel Holterbach, Pierre Mottron… ainsi qu’avec la musicienne et danseuse japonaise Yôko Higashi.

Parallèlement, Lionel Marchetti poursuit un travail d’écriture poétique (cf. La Revue des Ressources) ainsi qu’une approche théorique de la musique concrète et de l’art du haut-parleur, en tant qu’artiste praticien du genre.

Son livre La musique concrète de Michel Chion (Metamkine, 1998) reste le plus remarqué.
compositions et collaborations :
lionelmarchetti.bandcamp.com

écrits  :
larevuedesressources.org

CILANTRO
(ANGELICA CASTELLO & BILLY ROISZ duo)
BILLY ROISZ (projection)
ANGELICA CASTELLO & JÉRÔME NOETINGER duo

Une soirée en trois parties avec deux duos inédits : Cilantro (Angélica Castelló & Billy Roisz) puis Angélica Castelló & Jérôme Noetinger. Deux performances live entrecoupées d’une projection de trois films courts de Billy Roisz.
Un moment immersif autour de trois personnalités : Jérôme Noetinger, l’une des figures les plus marquantes de la musique expérimentale contemporaine ; Angélica Castelló (compositrice et improvisatrice) et Billy Roisz (artiste, musicienne et réalisatrice), soit deux activistes de la scène expérimentale et underground viennoise.

© Billy Roisz

© Havránková

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1- concert
CILANTRO
Angélica Castelló & Billy Roisz
Électroniques, basse, magnétophones, ukulele, couteaux et +

CILANTRO aime les sytèmes instables.
CILANTRO joue de la musique non parfumée.

 http://castello.klingt.org/projects/cilantro

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2- projection
BILLY ROISZ

> Paris (2017, 4min)
musique : MoE

> Close Your Eyes (2009, 13min)
musique : dieb13
Une vidéo inspirée par els expériences d’Henri Michaux’s sous mescalinedans les années 50.

> TOUTES DIRECTIONS (2017, 14min)
Un road movie expérimental par Billy Roisz & Dieter Kovacic
son : Radian, Dieter Kovacic, Billy Roisz.

* En bas de page, plus d’infos sur les films (en anglais).

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3- concert
ANGÉLICA CASTELLÓ paetzold, bandes, radios
JÉRÔME NOETINGER Revox B77, électroniques

Des centaines de mètres de bandes créant un labyrinthe, ou plutôt un réseau capturant des sons provenant des instruments à vent et des ondes radio…

https://www.vsinterpretation.org/en/2016/angelica-castelo-jerome-noetinger

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éléments biographiques

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ANGÉLICA CASTELLÓ

Née en 1972, Angelica castello a étudié la musique à Mexico, sa ville natale, avant de continuer ses études en Europe. Installée aujourd’hui à Vienne en Autriche, elle pratique composition et improvisation à partir de cassettes, de radios, électroniques, et d’une flûte paetzold contrebasse. S’intéressant de plus en plus à la composition électroacoustique et à la captation de phénomènes naturels, elle est partie, pour sa dernière composition « Sonic blue », dans le grand Nord à l’écoute de la glace et des baleines.
Sa musique est publiée sur des labels tels que Mosz, Instertellar Records, Orlando Records,  Mikroton Recordings, Monotype Records… Et elle travaille ou a travaillé avec nombre de compositeurs : Hilda Paredes, Daniel de la Cuesta, Katharina Klement, Burkhard Stangl, Jorge Sánchez-Chiong…

http://castello.klingt.org/
https://soundcloud.com/ang-lica-castell

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BILLY ROISZ

Billy Roisz vit et travaille à Vienne en Autriche.
Depuis la fin des années 1990, son travail se concentre sur les liens et les interstices entre la perception visuelle et auditive. Roisz questionne l’interaction entre le son et l’image, l’interchangeabilité ou l’unité du signal électromagnétique dans les machines génératrices qui créent l’image ou le son.
Elle est membre de a.o. of NotTheSameColor (avec dieb13), AVVA (avec Toshimaru Nakamura),  kutin|roisz (avec Peter Kutin) and SKYLLA (avec Silvia Fässler). Elle a également joué aux côtés de Burkhard Stangl, Taku Unami, Mario de Vega, Ilpo Väisänen, Sachiko M., Martin Brandlmayr, eRikm…
Ses vidéos sont distribuées par sixpackfilm et Lightcone.
Elle est co-organisatrice / programmatrice du festival annuel REHEAT.

http://billyroisz.klingt.org/

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JÉRÔME NOETINGERNé en 1966, Jérôme Noetinger est compositeur et improvisateur. De 1986 à 1988, Jérôme Noetinger suit des cours de composition et improvisation avec Xavier Garcia au COREAM (Collectif de Recherche Électroacoustique et d’Action Musicale2).
En 1987, il crée, aux côtés de Christophe Auger et Xavier Quérel, la cellule d’intervention Metamkine. Le trio mélange projection 16mm et dispositif électroacoustique.
Il collabore avec Lionel Marchetti depuis 1993.
Il a été membre du collectif MIMEO, avec Phil Durrant, Christian Fennesz, Cor Fuhler, Thomas Lehn, Kaffe Matthews, Gert-Jan Prins, Peter Rehberg, Keith Rowe, Marcus Schmickler, Rafael Toral et Markus Wettstein. Il joue ou a joué avec Nachtluft, Voice Crack, Tom Cora, Michel Doneda, Lê Quan Ninh, Sophie Agnel, Daunik Lazro, Martine Altenburger, Emmanuel Petit, Marc Pichelin, Jean Pallandre, Dominique Répécaud, Peter Hollinger, etc.
Sa technique musicale se base sur un dispositif électroacoustique regroupant magnétophones à bande Revox, table de mixage, micros-contacts et haut-parleurs.Parallèlement à ses activités de musicien, il à dirigé le catalogue de vente par correspondance Metamkine, spécialisé dans les musiques électroacoustiques et improvisées jusqu’en janvier 2018. Il a fait partie du comité de rédaction du magazine trimestriel Revue & Corrigée jusqu’en 2014.

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Plus d’infos sur les films de Billy Roisz :

 

About ‘Paris’ :
The lyrics focuses around being seduced by war and the fight between judgment and salvation. An imaginary total collaps of the world or a prewarning of judgement day, tangled around and brought to it’s surface by misuse of power and power of religion; like a cut up news report or a musical of a documentary by Adam Curtis.

Somehow the musical ideas behind «Paris» combines inspiration from Dan Lilker-related projects, such as Nuclear Assault and SOD, to our more «traditional» noise and experimental influences. The track was untiteled until the Paris attacks November 13th 2015. (Guro S. Moe)

Paris is in a literal sense made out of the music. MoE gave me the separate tracks of all intruments which they recorded in their studio – and out of this single soundtracks I was weaving this video. (B. R.)

About MoE:
The Norwegian band MoE has focused on expanding DIY attitudes from the 80s and 90s, especially inspired by great thinkers and autonomous musicians like Steve Albini, Greg Ginn and Ian MacKaye. Mixed with their own attitudes and with their background from noise and contemporary music.
With countless collaborations exceeding the borders of rock and noise, MoE seeks the absolute presence in the execution of the music.
The intensity of the music has created resonance in China, Japan, Vietnam, Mexico, Thailand, Malaysia, Australia and numerous other countries and makes the band one of the most adventurous DIY bands in Europe.



In Billy Roisz’s ‘Close Your Eyes’ knocking and rhythmically vibrating sounds take us from a black picture into a darkened room, its shades pulled down. At the film’s beginning a positive and negative image of a window that references this space reveals its function as a projection screen in hypnotic, almost psychedelic audiovisual compositions. Roisz skillfully takes us further, from this real space in the beginning sequence to abstract black-and-white images composed of fine lines that move in time with the fragile soundtrack, turn into dotted lines, then immediately puncture this linearity. High-frequency sounds and scratching noises by the musician dieb13 and arrangements of images that dazzlingly flare up cover these vertical lines to an ever greater extent. At first, a shadowy detail of the window leads back, again and again, from the fast pace of abstract images to that of the private space for brief moments. Accompanied by shrill high-pitched sounds, distorted brass instruments and gentle psychedelic noises, the viewer is lead into hypnotically colorful graphic compositions. Occasionally recognizable in a trance-like flurry of images, at second glance an image of a herd of hippopotamuses or grazing giraffes, tinted pink, reveals itself for a few seconds at a time. Vibrating yellowish-gray stripes flow into a black-and-white striped pattern, calling a herd of zebras to mind. Black frames punctuated in staccato fashion then show the window, heralding the end of the delirious dance: the return to the “real space.” Billy Roisz, inspired by the hallucinogenic experiences of painter, writer and poet Henri Michaux, has undertaken a fascinating trip into the abstract and absurd and to the limits of our perceptive ability. 
(Christa Auderlitzky)



Billy Roisz´s and Dieter Kovacic´s most recent ‘TOUTES DIRECTIONS’ work contemplates the moving image – in a close association with the avant-gardes of the 1920s – as visual music, more precisely: as music that originates in the visual, produces itself from the visual. In contrast to most works by the two, it is not abstract forms but streets and landscapes that dominate the image; shine through relatively clearly, to then pass over into the abstraction of the sound world. In this way, the picture becomes a sound space (generated by the two artists in collaboration with the trio Radian) in which rhythm, timbre, and noise connect along the horizon to a timeline. 

« All directions, » as the title states, describes both the movements of the image (along the world, into the pictorial depth, upward in treetops rushing by, and downward, gazing at the crumbling patina of the country road) as well as an aesthetic experience, which is presented by the visual as music, the acoustic as motion picture, and the real world as abstract pattern. A thirteen-minute road movie into the night in which real things blur in order to appear as pure form, pure movement, pure light, and pure sound. 
(Alejandro Bachmann)