MATÉRIAUTHÈQUE
GUILLAUME CONSTANTIN
avec CYNTHIA LEFEBVRE, VIOLAINE LOCHU, DOMINIQUE PETITGAND & VIRTUAL DREAM CENTER

> Exposition du 21 septembre au 10 novembre 2019
vernissage samedi 21 septembre 15h/19h
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INSTANTS CHAVIRÉS / ANCIENNE BRASSERIE BOUCHOULE
2 Rue Emile Zola – Montreuil – M°Robespierre
> Exposition ouverte du mercredi au dimanche 15h/19h, sauf le jeudi 17h – 22h.
> Entrée libre

Dossier de Presse à télécharger là : DP_IC_MATERIAUTHEQUE_2019_low
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Programmateur arts visuels depuis 2002 aux Instants Chavirés et à l’occasion des 15 ans d’activités de la Brasserie Bouchoule, espace dédié aux arts visuels, Guillaume Constantin présente pour la première fois et à l’invitation de Thierry Schaeffer, fondateur et directeur du lieu, son travail plastique.
Une occasion pour l’artiste de présenter différentes collaborations artistiques et invitations liées à la question sonore, à la performance, à la vidéo qui, outre la relation aux enjeux esthétiques des Instants, permettent d’étendre son questionnement autour de la sculpture et de l’exposition.

Un programme de performances et de différents rendez-vous viendra activer une collection de matériaux via différents dispositifs pensés spécifiquement.
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RENDEZ-VOUS dans l’exposition
> samedi 21 septembre 15h/19h – vernissage / entrée libre
> dimanche 6 octobre – 17h / entrée libre
Présentation de l’application Virtual Dream Center 4.0

PERFORMANCES
> dimanches 29 septembre, 20 octobre, 3 novembre – 17h / entrée libre
Jardin sec de Cynthia Lefebvre avec Sonia Garcia et Anna Massoni (le 3 nov)

> dimanche 27 octobre – 17h / entrée libre
Performance de Violaine Lochu

SÉANCE D’ÉCOUTE
> dimanche 13 octobre – 17h / Entrée libre
Dominique Petitgand La chambre d‘écho
Séance d’écoute au 7 rue richard lenoir

PROJECTIONS
dans le cadre du programme vidéo RIEN À VOIR au 7 rue richard lenoir
> les 13 & 25 septembre & les 2, 22, 29 & 31 octobre de 20h30 à 21h, entrée libre (concert à suivre payant)
Sélection d’oeuvres issues du Virtual Dream Center
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FANTÔMES DU QUARTZ XIII (détail) 2014 – Guillaume Constantin – CRAC Occitanie, Sète. © M. Domage

MATÉRIAUTHÈQUE

Des matériaux comme des corps
Des corps comme des outils
Des outils comme des sons
Des sons comme des matériaux

Via une collection de matériaux et de dispositifs spécifiques, Guillaume Constantin présente deux collaborations avec Violaine Lochu & le Virtual Dream Center et deux invitations, Cynthia Lefebvre, Dominique Petitgand, liées à la performance, au son, à la vidéo qui étendent ses questionnements sur la sculpture et l’exposition en les associant assez littéralement aux notions que véhicule une médiathèque : classifications, déplacements, consultations, lectures, écoutes et manipulations.
Au centre de ces collaborations : une collection de fragments trouvés, glanés, animés, empruntés, imprimés… Des traces matérielles issues autant d’invitations passées dans l’ancienne brasserie Bouchoule que d’éléments déjà présents in situ. Un ensemble qui va trouver sa place dans ces murs, organisé tel un palais de mémoire de l’artiste. Une manière cachée, secrète aussi de faire écho aux 15 ans d’activités du lieu dont cette exposition pourrait être l’anniversaire.

Violaine Lochu activera lors d’un rendez-vous dédié une des installations d’objets réalisé par Guillaume Constantin en réinvestissant à sa manière cette question de palais de mémoire, en prolongeant son caractère manipulable, non fixe.

Un autre dispositif sculptural présentera une animation vidéo virtuelle, Panoptikum II, réalisée avec le Virtual Dream Center, une exposition dans l’exposition qui contient des objets et fragments qui trouveront simultanément une autre vie, matérielle cette fois-ci, via des impressions 3D présentées in situ.
Le Virtual Dream Center proposera également en parallèle de l’exposition, une sélection d’oeuvres pour le programme vidéo Rien à voir présenté en ouverture des soirées à la salle de concerts.

Cynthia Lefebvre, artiste invitée, déploiera Jardin sec, une installation performative, faite d’objets et de gestes activés par elle-même et les danseuses-chorégraphes Sonia Garcia et Anna Massoni. A trois reprises pendant l’exposition, l’installation Jardin sec changera d’état selon le double espace, impossible à voir simultanément, dont elle est constituée.

Dominique Petitgand dont le travail a été exposé aux Instants Chavirés – Ce moment d’attente (2008) – repasse naturellement par Montreuil en tant que grand monteur de la matière sonore et proposera une séance d’écoute, la chambre d‘écho, dans la salle de concerts l’après-midi du dimanche 13 octobre.
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FOUQUET SWEATER – Guillaume Constantin, 2017 Courtesy Galerie Bertrand Grimont. © A.Mole


GUILLAUME CONSTANTIN (1974) vit et travaille à Paris.
Diplômé de l’Ensba (Paris) et de l’Esba-TALM (Angers), sa pratique artistique convoque la sculpture dans tous ses aspects : matériaux, mises en espace, gestes, displays dans des projets personnels ou collaboratifs.

« Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l’oeuvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d’installation, il concoit régulièrement des displays ou réalise des interventions sur des dispositifs d’exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l’oeuvre ou à l’objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L’artiste remet ainsi littéralement en jeu l’exposition en même temps qu’il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. » (Raphaël Brunel, Antoine Marchand et Ann-Lou Vicente)

Guillaume Constantin a participé à de très nombreuses expositions collectives en France et à l’étranger. Il a déjà bénéficié de plusieurs expositions personnelles, dont, notamment en 2014, Penser les objets par les bords au MAC VAL à Vitry-sur-Seine, Si personne ne me voit je ne suis pas là du tout au Cryptoportique de Reims (programmation hors-les-murs du FRAC Champagne-Ardenne) ou encore La Constante des variables au CRAC- Occitanie à Sète (commissariat Noëlle Tissier). Guillaume Constantin mène également des projets en tant que commissaire d’exposition.

Sa dernière exposition personnelle, Fallimagini & géographies sentimentales, s’est tenue de mai à juin 2019 à la galerie Bertrand Grimont (Paris) qui le représente depuis 2011. L’automne sera marqué, outre Matériauthèque aux Instants Chavirés En octobre 2019, par une participation dans l’exposition Les hôtes de Jérôme Poret au centre d’art La Maréchalerie à Versailles et sa toute première monographie, La reconnaissance des motifs, sera publiée à la mi-octobre par la galerie Bertrand Grimont et les Editions Manuella avec le soutien du CNAP, d’Eternal Network, du Parvis- centre d’art et du CRAC – Occitanie.

Guillaume Constantin bénéficie du concours de l‘Aide Individuelle à la Création (DRAC Île-de-France) 2018 dans le cadre de cette exposition.

Plus d’infos : site de la galerie
facebook instagram
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No Cha No Yu – CYNTHIA LEFEBVRE, 2017 © Arash Nassiry

CYNTHIA LEFEBVRE (1989) vit et travaille à Paris.
Diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris avec les Félicitations du Jury, mais aussi de céramique et d’études chorégraphiques, Cynthia Lefebvre est depuis 2012 sélectionnée pour divers prix, résidences et bourses à Paris, Reims et Mexico.
Cynthia Lefebvre s’intéresse aux gestes autant qu’aux objets. Mêlant installations sculpturales, performances, danse et récits, son travail explore divers champs qui partagent une même vulnérabilité et un goût prononcé pour les équilibres précaires. Le regard sensible qu’elle porte sur les espaces dans lesquels elle intervient est celui d’un rapport au temps étiré et ralenti.

Elle participe à des expositions collectives au Louvre, à La Villette, au Doc, à la galerie Bertrand Grimont, au Mexique et au Japon. Ses performances ont été présentées au CREDAC, à l’AFIAC, à la Manufacture Atlantique et au Centre National de la Danse.

Cynthia Lefebvre est lauréate de l’édition 2019 du dispositif FoRTE de la Région Île-de-France.

Plus d’infos : Site personnel
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Violaine Lochu, vue de l’Open Studio (sculpture de G.Constantin), atelier de Lindre-Basse, 2016, D.R.

VIOLAINE LOCHU (1987) vit et travaille à Montreuil.
Le travail de Violaine Lochu est une exploration du langage et de la voix.

Dans ses performances, vidéos, pièces radiophoniques, elle croise ses propres recherches vocales avec une relecture libre de différentes traditions écrites ou orales (mythes, contes, chansons populaires…), des réflexions théoriques (nourries de psychanalyse, de linguistique, de sociologie…), et un matériau sonore recueilli lors des nombreuses rencontres auxquelles sa pratique donne lieu. La performance créée pour le projet Mémoire Palace par exemple, est une ré-interprétation des paroles des 200 personnes de tous horizons rencontrés durant les 3 mois de sa résidence au Centre d’art le 116 (Montreuil). A chacune de ses interventions, Violaine Lochu explore tout le spectre et toutes les possibilités esthétiques de sa voix, y compris les plus inattendues, pour tenter de l’emmener vers un au-delà du dicible.
Violaine Lochu est diplômée de l’ENSAPC (Ecole nationale supérieure d’art de Paris Cergy) et titulaire d’un Master II de recherche en arts plastiques (université Rennes 2). Lauréate du prix Aware 2018 et du prix de la performance 2017 du Salon de la Jeune Création, nominée au prix Bernard Heidsieck – Centre Pompidou 2019, elle a performé entre autres au Centre Pompidou (festival Extra, 2018), au Palais de Tokyo (Voix libérées, poésie sonore, 2019), lors de Parade for FIAC 2017, au Jeu de Paume, au FRAC Champagne Ardennes, au Kunsterein de Munich en Allemagne, aux Bouffes du Nord, au théâtre le 4e art de Tunis (festival La voix est libre, 2015)…

Son travail a été exposé lors de nombreuses expositions notamment au MAC Lyon (Storytelling, 2019), MAC VAL (Tous de Sangs Mêlés, 2017), au Ferenczi museumi centrum en Hongrie (Reconstructing Eden, 2018), au Centre à Cotonou au Bénin (Regards sur la performance, 2018), à la Galerie Gamu à Prague en République Tchèque (Desire of changes, 2019) au Centre d’art Bétonsalon et à la Justina M. Barnicke Gallery à Toronto au Canada (Something more than a succession of notes, 2013)… La Villa Vassilieff, Les Fonds Leclerc, Le CAC La Synagogue de Delme, le CAC Galerie de Noisy-le-Sec, le Rickundgarden Museum (Suède), le Stiftung de Karlsruhe (Allemagne) l’ont accueillie en résidence. Gràce au soutien du Centre National des Arts Plastiques, elle a mené en 2017 une recherche en Laponie. Violaine Lochu développe également de nombreuses collaborations avec des musiciens (Joëlle Léandre, Julien Desprez, Jean-Luc Guionnet, Serge Teyssot-Gay…).

Plus d’infos : www.violainelochu.fr
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Dominique Petitgand – La chambre d’écho, 2019, extrait transcription © D.Petitgand / Courtesy gb agency

DOMINIQUE PETITGAND (1965) vit et travaille à Paris et à Nancy.
Depuis 1992, Dominique Petitgand crée des pièces sonores, où les voix, les bruits, les atmosphères musicales et les silences construisent, par le biais du montage, des micro-univers où l’ambiguïté subsiste en permanence entre un principe de réalité et une projection dans une fiction possible, hors contexte et atemporelle.
Il diffuse ses oeuvres sur disques, à la radio, au cours de séances d’écoute- performances dans des salles de spectacle, mais aussi lors d’expositions sous la forme d’installation sonore. Il montre régulièrement son travail en France et à l’étranger dans des galeries, des centres d’art, des musées ou lors de festivals.

Il a, entre autres, exposé au T2G-Théâtre de Gennevilliers, dans les jardins du Château de Versailles (commissariat Palais de Tokyo), au Centre International d’Art et du Paysage (Vassivère), au Contemporary Art Museum (St Louis, USA), à la Biennale de Lyon, à la Tate Modern (Londres), au MUDAM (Luxembourg), à Art Basel (Bâle), Art International (Istanbul), la FIAC (Paris), au Plateau – FRAC Ile-de-France (Paris), aux FRAC Haute-Normandie, Lorraine et Auvergne, au MAC/VAL (Vitry-sur-Seine), à l’abbaye de Maubuisson (Saint-Ouen-l’Aumône), au Royal College of Art (Londres), au MUHKA (Anvers), au Confort Moderne (Poitiers), au Musée Royal de Belgique (Bruxelles), au Musée National des Beaux-Arts de Québec, à la Concordia University (Montréal), au Centre Culturel Francais de Milan, aux Laboratoires d’Aubervilliers, au Musée d’Art Contemporain de Marseille, au TN Probe (Tokyo), au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris …
Mais aussi pour ses séances d’écoute-performances à la Fondation d’Entreprise Ricard (Paris), à la Comédie-CDN de Caen, au Centre Pompidou (Festival du Réel, Paris), à L’Institut Français de Berlin, à la Maison de la Radio (INA-GRM, Paris), au Grand Palais (La force de l’art, Paris), au Film Festival (Rotterdam), à la radio WKCR de Columbia University (New-York), au Jardin Botanique (Bruxelles), à Musique Action (Vandeuvre-lès-Nancy)…

Plusieurs de ses oeuvres sont présentes dans des collections publiques et privées. Il a publié une dizaine de disques (Mon possible, Fatigue, Le bout de la langue, Le point de côté, Le sens de la mesure…) et plusieurs ouvrages et monographies autour de sa pratique d’écoute et de création sonore (Les liens invisibles, Sommeil léger, Installations (documents), Les pièces manquantes, Notes, voix, entretiens, Textes/sons…).

Il est représenté par la galerie gb agency (Paris).
Ses disques : www.icidailleurs.com
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Jean-Baptiste Lenglet – Endless Collage City, 2018 © Jean-Baptiste Lenglet

VIRTUAL DREAM CENTER
Virtual Dream Center est un centre d’art virtuel co-fondé en 2016 par l’artiste Jean-Baptiste Lenglet, un lieu d’exposition autonome basé sur internet. Il abrite des expositions inédites en trois dimensions, dans un bâtiment pensé comme une oeuvre en soi. Les créateurs de ce centre souhaitent développer de nouvelles formes d’expériences artistiques, empruntant à la navigation et à l’interactivité des jeux vidéo.
Ont déjà été invité.e.s :
Baptiste Caccia, Diego Guglieri Don Vito & Julien Humbert, Mikaël Monchicourt, Camille Bertrand, Muriel Leray, Mio Hanaoka, Jon Merritt,Jessica Boubetra, Terencio Gonzales, Sabrina Vitali, Raphaël Fabre, Fleuryfontaine, Elise Vandewalle, Deirdre Sargent, Zoe Walsh, Sarah Nefissa Belhadjali, Marguerite Li-Garrigue, Lara Morciano, Benoît Aubard, Laura Porter, Valentin Lewandowski, Luke Rogers, Trh, Simon Cerigo, Dan Asher, Nancy Smith, Anne-Charlotte Yver, Jonathan Meese

Plus d’infos : Site du Virtual Dream Center

 

Jean-Baptiste Lenglet (1984) vit et travaille à Paris.
Avant de rentrer à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Jean-Baptiste Lenglet suit un master en théorie du cinéma à Paris 3. Ses recherches influencent sa pratique plastique et guident son intérêt pour le cinéma. Après un semestre d’étude à Cal’Arts, Los Angeles, il passe son diplôme de cinquième année « A Nightmare on Hopi Street », qui se constituait comme une installation totale. L’artiste a déjà ensuite montré son travail dans d enombreuses expositions collectives et personnelles en France et à l’étranger.
Dans le cadre du programme doctoral SACRe, Jean-Baptiste Lenglet a pu déployer son vaste projet vidéographique nommé « Horizons perdus » autour de trois capitales asiatiques : Phnom Penh, Tokyo et Lhassa .
Enfin, attiré par la pratique du livre d’artiste et du commissariat, il s’investit en tant que co-fondateur du projet « The Panels Of Silence » ainsi qu’en tant que co-fondateur du centre d’art « Virtual Dream Center ».

Site personnel

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L’association Muzziques / Instants Chavirés bénéficie du soutien de la Ville de Montreuil, du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), du Conseil Régional d’Île-de-France.
Avec le concours de l‘Aide Individuelle à la Création (DRAC Île-de-France) et dans le cadre du dispositif FoRTE de la Région Île-de-France.

 

 

JOUER ENSEMBLE
Résidence territoriale d’artiste à l’école Voltaire
SOPHIE AGNEL

Sophie Agnel, musicienne montreuilloise et figure majeure des scènes expérimentales
et improvisées européennes, mènera une résidence de création et de recherche pédagogique sur le territoire de Montreuil et Bagnolet, son lieu de vie et de travail.
Elle propose à cinq artistes partenaires de la rejoindre pour partager avec elles différentes
étapes de son travail avec des élèves d’élémentaire, de secondaire, mais aussi avec des adultes habitants du territoire, usagers de centres sociaux ou usagers de centre de réadaptation professionnelle.

Tout au long de l’année, son fil conducteur sera l’improvisation comme processus créatif,
terrain de jeu, espace de rencontre et outil privilégié au travail pédagogique et social. L’improvisation sera utilisée dans le cadre musical mais elle sera également le lieu de réunion avec d’autres disciplines telles que la danse et l’art vidéo. Ces confrontations transforment et enrichissent l’écoute, la façon de jouer, d’appréhender les sons.

L’improvisation dite « libre », en s’affranchissant des injonctions d’harmonie et de rythme, permet à la personne non musicienne de se plonger dans une pratique artistique et expressive où le hasard, l’accident et l’erreur sont réappropriés, où les événements sont acceptés sans système normatif ou hiérarchique. Il ne s’agit pas de travailler une technique de l’improvisation mais plutôt expérimenter un « jouer ensemble » basé essentiellement sur l’écoute, la relation au corps, à l’énergie, sur le rapport à son propre instrument.

En privilégiant la recherche musicale libre sans filet, sans aucun apriori de langage musical,
les participants manifestent leurs curiosités, ont le sens de l’échange et du partage des
idées, des émotions, ont une attitude engagée, une tonicité corporelle, se concentrent, sont
réceptifs… Tout objet sonnant ou instrument de musique peut devenir pour chacun l’occasion d’une mise en jeu de son rapport au monde, une dynamique de la volonté et du hasard, du désir et de la réalité parfois résistante, et de la reconnaissance de la place de l’autre lorsqu’on joue à plusieurs (trouver sa place, prendre la parole au moment opportun, fusionner, entrer dans le jeu de l’autre, s’opposer, résister, stimuler…).

Cette résidence permettra aux participants de découvrir, expérimenter et approfondir
les pratiques expérimentales liées au son et à l’écoute, de la construction d’instruments au
concert en passant par la mise en mouvement et la vidéo. Il sera donné à chacun la possibilité de développer une pratique artistique et de la relier aux établissements culturels du territoire et d’Île-de-France.
Ainsi, six classes venues de différents établissements s’engageront dans des ateliers réguliers permettant un approfondissement des enjeux et un réel investissement personnel.
En parallèle un parcours culturel composé de spectacles, de visites d’expositions, de séances de cinéma, de rencontres et de temps d’initiation sera proposé au plus grand nombre.

Avec :
LIONEL PALUN, vidéaste
VIRGINIE GOUBAND, plasticienne et danseuse
JONATHAN SIMÉONI, musicien
FABRICE CHARLES / Fanfare de la touffe, musicien
JULIEN BANCILHON, musicien

Pratique artistique :
– improvisation et lutherie expérimentale
– improvisation musique et danse
– improvisation musique et vidéo
– fanfare improvisée

Publics :
– élèves de l’école élémentaire Voltaire à Montreuil (±200)
– élèves d’une seconde école montreuilloise (en cours)
– élèves du lycée Eugène Hénaff (24)
– public familial

Volume horaire : environ 120h d’intervention cumulées

SOPHIE AGNEL
https://www.sophieagnel.com/
Vit et travaille à Montreuil.
C’est munie d’une solide formation classique et après s’être un temps intéressée de près au jazz moderne, que Sophie Agnel, au tournant des années 90, s’est progressivement engagée sur les terrains mouvants et délicieusement incertains de l’improvisation libre. Retravaillant au prisme de la musique improvisée les techniques de piano préparé imaginées par John Cage dans le champ de la musique contemporaine, Sophie Agnel va s’appliquer alors à « introduire le prosaïsme du monde contemporain dans le ventre même du raffinement musical occidental » et transformer son instrument en une sorte de « prep-piano extensif » ou « piano étendu », posant ainsi les fondations d’un univers personnel radicalement matérialiste, tour à tour lyrique, abstrait et sensualiste.
Elle devient ainsi une figure majeure de la scène des musiques libres européennes et on a pu la voir aux côtés de Phil Minton, Fred Frith, Olivier Benoit, John Edwards, Joëlle Léandre, Thurston Moore, Daunik Lazro, Michael Watcher, Joke Lanz, Jérôme Noetinger, etc.
En 2014, elle rejoint l’Orchestre National de Jazz sous la direction d’Olivier Benoît pour 4 ans.
Elle a signé deux spectacles tout public : « Le Piano_Marteau », mettant en scène l’espace sonique par un subtil jeu de miroir ; « Double jeu » avec Lionel Palun qui explore la relation poétique du son et de l’image.
Attirée par la musique concrète et électro acoustique ainsi que par les phénomènes de spatialisation du son, Sophie Agnel a conçu avec l’aide GMEA et du luthier Laurent Paquier un instrument électro-acoustique expérimental, le “cordophone”, lui ouvrant encore de nouveaux horizons.

Parallèlement à son travail scénique, elle s’est toujours intéressée à la pédagogie et est toujours à la recherche d’espaces où elle peut transmettre son expérience de l’écoute et de l’improvisation.
Sous formes d’interventions régulières ou ponctuelles, elle est intervenue dans diverses écoles de musique (IACP, conservatoire de Moissac, Carmaux, école de jazz de Toulouse), aux Instants Chavirés à Montreuil, au CFMI de Lille, à la maison d’arrêt de Fresnes, à la Fondation Royaumont pour l’abbaye aux enfants, à l’hôpital de Ville Evrard, à l’école de musique de Bar le Duc, au festival Météo à Mulhouse, au festival Jazz à Cluny…

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Ce projet est organisé par les Instants Chavirés en partenariat avec l’école élémentaire Voltaire.
Il est co-financé par la DRAC Île-de-France (SDAT), la ville de Montreuil, les Instants Chavirés, l’école élémentaire Voltaire à Montreuil, le lycée Eugène Hénaff à Bagnolet.

BRUCE McCLURE (live)
Jim O’Rourke new electronic piece (installation & Première)
Interprétée par PAUL SMITH

Eye & Ear ? Moog Recordings Libray
Bruce McClure – U.S.A (Live)
Jim O’Rourke – U.S.A/Japan (Installation & Premiere) par Paul Smith.

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An evening of Sound & Light, eye and ear.

Bruce McClure (États-Unis) manipule en direct un projecteur de film qu’il utilise comme un générateur de son et d’images stroboscopiques.
« As much Throbbing Gristle soundings as Tony Conrad film minimalism.
A MAXIMUM hypnotic analog psyche-out. »

L’américain Jim O’Rourke (ex-Sonic Youth, Gastr del Sol) réside et travaille désormais au Japon, pays qu’il ne quitte jamais ces jours ci.
À distance, il livre une nouvelle pièce de musique électronique, composée à partir d’un triple  Moog Mother 32 associé à une étrange installation de boules à facettes.
Soit une immersion parallèle dans des méandres sonores et visuelles pour une autre expérience de collision des sens.

Cette double paire d’yeux et d’oreilles, constitue une soirée spéciale de recherche et de défi.

Présentée sous la direction de Paul Smith (Blastfirst / Moog Recordings Library) avec l’aide de Moog Music Inc.

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BRUCE McCLURE

© Bruce McClure

« I don’t use optical printers. I don’t need a camera, I don’t need lights, I don’t need actors or actresses, I don’t need a producer, I don’t need a sound man. » Bruce McClure

Le new-yorkais Bruce McClure travaille l’élément le moins considéré mais le plus essentiel de la culture du cinéma : le projecteur.
« Know Thy Instrument » est d’ailleurs le titre de l’un de ses récents essais.
C’est en 1995 – alors que le cinéma a tout juste un siècle – que Bruce McClure inaugure son oeuvre analogique face à une numérisation déjà en partie généralisée.
Dans une certaine lignée de Paul Sharits ou d’autres cinéastes structuralistes des années 60 et 70, il maximise les effets de scintillement ou autres distorsions mais ne s’intéresse guère aux couleurs ni aux insertions figuratives d’images lisibles.
D’une certaine manière, la caractéristique la plus importante de sa pratique est largement le principe de projecteur préparé et de la masse sonore et lumineuse qui en découle.
Chaque performance est une création unique et non reproductible.

« À l’aide de projecteurs 16mm modifiés, chargés de boucles de films, McClure manipule le défilement de l’image, créant des effets optiques basés sur le papillotement intense et la pulsation lumineuse syncopée. Le son produit par les projecteurs est également traité et joué (fort) en direct à l’aide de pédales de délais, comme en utilisent couramment les guitaristes, et d’un égalisateur de son.
Le résultat de ce travail – extrêmement calculé dans sa partie conceptuelle mais livré, dans l’exécution, à l’instinct du performeur – est une expérience extrêmement stimulante, voire éprouvante, qui se situe à la limite du seuil d’endurance et de la perception, rendant pratiquement impossible le regard soutenu en direction de l’écran. »
FRAC Midi-Pyrenées

« He has disconcerted cinema theatre goers worldwide for his ’lack of cinema’, he has dis-concerted Throbbing Gristle’s later day saint hipsters, and driven even that band out of their own venue to seek the relief of fresh air – all artistic oxygen sucked dry. »
Paul Smith

Bruce McClure en inaction au Masonic Lodge Brooklyn 2009 / en ouverture du concert de  Throbbing Gristle.

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Jim O’Rourke European premiere of a new 2019 Moog Synthesizer playback installation work – Interprétée par PAUL SMITH (Moog Recordings Library)

Jim O’Rourke:
– was born in Chicago January in 1969.
– was a member of Sonic Youth on David Geffen DGC Records from 1999 to 2005.
– moved to Japan in 2000 and has never ever left again.
– has produced albums by Wilco, Stereolab, Joanna Newsom, Beth Orton & Sonic Youth.
– released a series of critically acclaimed ’song-based’ albums under his own name on Drag City Records, each named after a film by film auteur Nicolas Roeg.
– was a musician in the Merce Cunningham Dance Co for 4 years.
– has scored films for Werner Herzog, Oliver Assayas & Harmony Korine amongst others.
– likes electronic musics.

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Moog Recordings Library est un label britannique créé pour diffuser des enregistrements réalisés au Moog Sound Lab UK. La seule année 2018 compte des sorties d’enregistrements de Charlemagne Palestine, Hieroglyphic Being, Gazelle Twin, Mika Vainio… La direction atistique est assurée par Paul Smith, également cofondateur de Blast First puis Blast First Petite.

Rappellons que Blast First (racheté par Mute) est un label fondamental des années 80/90 qui a diffusé en Europe la musique de groupes non moins fondamentaux tels que Suicide, Sonic Youth, Big Black, Butthole Surfers, Dinosaur JR, Pansonic…

Le Moog Sound Lab UK est un studio portable basé à l’Institute of Sound Recording de l’Université de Surrey.

JOHN BUTCHER, JOHN EDWARDS
& MARK SANDERS (trio)
ARRINGTON DE DIONYSO (solo)

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JOHN BUTCHER, JOHN EDWARDS & MARK SANDERS

JOHN BUTCHER saxophones
JOHN EDWARDS contrebasse
MARK SANDERS percussions

Trois musiciens impressionnants que l’on croise régulièrement aux Instants Chavirés ; les anglais John Butcher, saxophoniste aussi radical que raffiné, John Edwards, rythmicien implacable et bien au delà et  Mark Sanders, percussioniste au jeu aussi feutré que trépidant.
Ce trio ne se contente pas de repousser les possibilités de son instrumentation au-delà des paramètres de la technique reconnue, il produit une musique profondément fascinante.
On peut dire que ces trois musiciens ont la particularité de créer leur propre langage, intuitif et quasi télépathique.

Le travail de John Butcher oscille entre l’improvisation, la composition, l’approche du saxophone en multipiste et l’exploration des timbres acoustiques les plus extrêmes.
Depuis 1982, il a collaboré avec des centaines de musiciens dont Derek Bailey, John Tilbury, John Stevens, The EX, Akio Suzuki, Gerry Hemingway, Polwechsel, Gino Robair, Rhodri Davies, Okkyung Lee, John Edwards, Toshi Nakamura, Paul Lovens, Eddie Prevost, Mark Sanders, Christian Marclay, Otomo Yoshihide, Phil Minton…
http://www.johnbutcher.org.uk/

John Edwards débute la basse en 1987. Dès 1990, il joue ses premiers concerts de musique improvisée avec des musiciens tels que Roger Turner, Lol Coxhill, Maggie Nicols, Phil Minton. Entre 1990 et 1995, il est membre de trois groupes : B-Shops For The Poor, The Honkies et GOD.
Depuis 1995, il est devenu un pilier de la scène d’improvisation londonienne… il donne entre 150 et 200 concerts par an et on compte parmi ses collaborateurs réguliers, Evan Parker, Veryan Weston, Steve Noble, Mark Sanders…

Depuis le milieu des années 90, Mark Sanders a été l’un des percussionnistes les plus actifs sur la scène des musiques improvisées en Angleterre.
Batteur exalté et inventif, Sanders est doué d’une rythmique imparable, hors des balises… Ajoutez à cela la flexibilité et beaucoup d’enthousiasme et il est facile de comprendre pourquoi il est devenu le batteur préféré de nombreux musiciens. Liste aussi prestigieuse qu’interminable de collaborateurs : Evan Parker, Peter Brötzmann, Derek Bailey, Myra Melford, Paul Rogers, Henry Grimes, Roswell Rudd, Okkyung Lee, Barry Guy, Tim Berne, Otomo Yoshihide, Luc Ex, Ken Vandermark , Sidsel Endresen et Jean François Pauvrois, en duo et quatuor avec Wadada Leo Smith et trios avec Charles Gayle et William Parker…
http://www.marksanders.me.uk/

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ARRINGTON DE DIONYSO
Clarinette basse, chant diphonique, Bromiophone

Figure intransigeante de la musique contemporaine, Arrington de Dionyso (né à Chicago en 1975) mêle d’anciennes techniques de création sonore à des recherches transmodernes sur la nature de la conscience. Ses improvisations propulsives se basent sur le chant kargyraa associé à des instruments à anche (principalement la clarinette basse, le saxophone, et l’instrument de son invention, le bromiophone) comme outils multiphoniques dans l’exploration des espaces liminaux entre rituels chamaniques et extase rock and roll.

Profondément ancrée dans la tendance punk qui consiste à déconstruire les standards musicaux en quête de libération, la musique d’Arrington marie l’iconoclasme de la no-wave à la recherche spirituelle du free jazz de l’époque d’Albert Ayler avec des approches plus indigènes de l’improvisation, visant à révéler des universalités primordialement puissantes. Ses compositions envisagent les sons comme des couleurs, mettant l’accent sur des spectres complémentaires – des harmoniques circulaires murmurées au travers de flûtes en bambou aux hurlements profonds et gutturaux pénétrants du chant de gorge amplifié – tous sortis des poumons d’un athlète.

Ces 25 dernières années, il a fondé des groupes de rock expérimental iconiques tes que Old Time Relijun, Malaikat dan Singa ou This Saxophone Kills Fascists. Il s’est également produit aux côtés de plusieurs grandes figures de la musique contemporaine, collaborant notamment avec des membres de Deerhoof, The Master Musicians of Jajouka, Senyawa, Fugazi et The Violent Femmes.

Tel un « ethnomusicologue punk », Arrington contourne les approches académiques pour établir des relations directes entre les cultures musicales qu’il souhaite explorer, non pas comme un « anthropologue » étudiant un « autre exotique », mais comme un participant invité et un collaborateur actif. Ses recherches sur la musique de transe Jathilan à Java et ses collaborations avec des groupes comme Senyawa, Karinding Attack et HMM l’ont mené sur le devant de la scène musicale expérimentale indonésienne, et il s’est récemment rendu au Maroc (Master Musicians of Jajouka) et au Pérou (auprès du facteur d’instruments Dmitri Manga) pour établir des liens similaires entre l’art indigène et l’avant-garde. Le mois d’août prochain marquera son premier voyage en République de Touva, où il se réjouit de collaborer avec des chanteurs de gorge et des chamans. Il y animera des ateliers d’improvisation libre et d’expérimentation sur les formes anciennes.

Qu’il soit leader d’un groupe, soliste ou collaborateur, la musique d’Arrington évoque un « futur ancien », parfois choquant et hallucinatoire, visant toujours à canaliser l’esprit.

www.arrington.bandcamp.com
www.youtube.com/arringtondedionyso

Video live solo
Video live Bromiophone

 

WEEK-END IMPROVISATION
atelier d’improvisation tout instrument
METTE RASMUSSEN

[ouverture des réservations en septembre]
Chaque année les Instants Chavirés organisent une série d’ateliers d’improvisation : 4 week-end menés par des musiciens professionnels. Il s’agit d’un moment de transmission via la pratique et des temps de discussions théoriques autour de l’improvisation musicale.Techniques étendues des instruments, exploration sonore, improvisations en solo, en duo, en ensemble. Suivre, réagir, se confronter, s’effacer, s’imposer, se taire, écouter, ressentir, jouer… Prendre en compte le corps, l’espace, le geste, l’autre, ou pas. Développer une écoute active.

Chaque musicien transmettra sa propre manière d’appréhender l’improvisation à un groupe de 11 personnes.

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À NOTER : chaque week-end est indépendant. Il est possible de suivre l’ensemble du cycle, ou seulement un, deux ou trois week-end.
– Atelier en anglais –
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WEEK-END – METTE RASMUSSEN
Dates : 19 et 20 octobre 2019
Horaires : 14h à 18h30
Participants : 11 musicien.ne.s tout instruments

Lieu : Instants Chavirés – 7 rue Richard Lenoir, Montreuil

Tarif : 75€
– Atelier en anglais –

METTE RASMUSSEN
Mette Rasmussen est une saxophoniste danoise installée à Trondheim, en Norvège.
En quelques années, elle est devenue incontournable dans les domaines du free jazz, des musiques improvisées voire bruitistes. Un qualificatif tout à fait justifié ; elle est de ces musien.nes qui frappent naturellement par leur aisance, leur pertinence et la puissance de l’enveloppe sonore qu’ils savent imposer.
Très demandée donc, elle a récemment beaucoup tourné avec les groupes Godspeed You! Black Emperor ou Moe. Elle développe par ailleurs, un travail en duo avec les guitaristes Julien Desprez et Tashi Dorji, le batteur Chris Corsano…ou l’outsider Dennis Tyfus.

Elle sera en concert en solo le 22 octobre aux Instants Chavirés pour une musique vécue et qui ne triche pas.

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INFORMATIONS / RÉSERVATIONS
[ouverture des réservations en septembre]
Nina Garcia
nina@instantschavires.com

#Coax & Instants Chavirés présentent
CLUB SIESTE
+ guests

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CLUB SIESTE
Release party !


Boys band noise des caves moites du Pré-Saint-Gervais. Déferlante pour vibraphone, saxophone, guitarophone, bassophone, batterie, ordi et buggy.
Aux Instants chavirés à l’occasion de leur sortie d’album (Coax Records, Gaffer Records, 2035, Becoq)

Basile Naudet saxophone
Simon Hénocq électronique, guitare
Luca Ventimiglia vibraphone, électronique
Maxime Petit  basse
Augustin Bette batterie

http://www.collectifcoax.com/artist/club-sieste

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Une coproduction Instants Chavirés / Coax


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Ce concert a lieu ans le cadre du projet de pôle des musiques exploratoires initié par Les Instants Chavirés, Sonic Protest et Coax.

#Hors les murs
THE NECKS
À La Marbrerie (Montreuil)

Ce mois d’octobre marque une collaboration appuyée avec La Marbrerie, lieu artistique à Montreuil.
Après un premier rendez-vous avec le Quatuor Bozzini (oeuvres de Eliane Radigue, Phill Niblock et James Tenney, le dimanche 6), les Instants Chavirés proposent un nouveau concert des inclassables et géniaux The Necks.
Un bel écrin pour le groupe australien qui a fait salle comble à plusieurs reprises aux Instants Chavirés.
On vous attend nombreux !

Hors les murs > Ce concert à lieu à >
La Marbrerie
21 rue Alexis Lepère – 93100 Montreuil
Tél. : 01 43 62 71 19
M° ligne 9 : Mairie de Montreuil
(sortie Boulevard Paul Vaillant-Couturier puis 2 min à pied)
http://lamarbrerie.fr/

Ouverture : 19h00
Concert : 20h30

Restauration et bar sur place dès 19h30.

Tarifs :
Plein tarif sur place : 18 euros
Préventes en ligne & montreuillois : 15,49 euros via ce lien
Abonné.es Instants Chavirés : 13 euros

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THE NECKS

© Holimage

Chris Abrahams piano
Tony Buck batterie
Lloyd Swanton contrebasse

Ni minimaliste, ni ambient, ni jazz, la musique du groupe australien culte The Necks est possiblement unique au monde aujourd’hui.
Une immense étendue improvisée en perspective, pouvant, en live, atteindre à la Grande Intensité.

30 ans d’activité et toujours aussi inclassables… (leur premier disque intitulé « Sex » est sorti en 1989). Les derniers albums sont sorti sur Ideologic Organ, la collection sur Mego Editions, dirigée par Stephen O’Malley et sur Fish Of Milk.

«La force de The Necks est de savoir tourner en boucles sur des morceaux qui avancent dans une autre direction que celles que ces boucles conseillent.»
Le SonDu Grisli

«Aux confins du jazz, du kraut et du post-rock, de la musique répétitive et de l’ambient, les Necks défrichent, au fil de longs morceaux instrumentaux, une voie singulière.»
PY Macé / Mouvement.

“These men are gods !”  Michael Gira, Swans

“No other performing unit can reach into a remotely similar sonic area… almost as if their music is disembodied from conventional human touch, arriving from some unknown abstract source.”
New York City Jazz Records

http://www.thenecks.com/
https://thenecksau.bandcamp.com/

© Tim Williams

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Une production Instants Chavirés en partenariat avec La Marbrerie et le Festival Looping.

#Hors les murs
QUATUOR BOZZINI
À La Marbrerie (Montreuil)

Ce mois d’octobre marque une collaboration appuyée avec La Marbrerie, lieu artistique à Montreuil.
C’est dans ce bel écrin que les Instants Chavirés proposent ce dimanche 6, le concert du Quatuor Bozzini puis le jeudi 24 octobre, le retour des australiens de The Necks.
On vous attend nombreux !

Hors les murs > Ce concert à lieu à >
La Marbrerie
21 rue Alexis Lepère – 93100 Montreuil
Tél. : 01 43 62 71 19
M° ligne 9 : Mairie de Montreuil
(sortie Boulevard Paul Vaillant-Couturier puis 2 min à pied)
http://lamarbrerie.fr/

Ouverture : 19h00
Concert : 20h30

Restauration et bar sur place dès 19h30.

Tarifs :
Plein tarif sur place : 13 euros
Préventes en ligne & montreuillois : 11, 49 euros via ce lien
Abonné.es Instants Chavirés : 9 euros

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QUATUOR BOZZINI

Clemens Merkel violon
Stéphanie Bozzini alto
Isabelle Bozzini violoncelle
Alissa Cheung violon

Programme >
Phill Niblock
, Disseminate as Five String Quartets (2017)
quatuor à cordes et support
James Tenney, Koan for String Quartet (1984)
quatuor à cordes
Éliane Radigue, Occam Delta XV (2018)
quatuor à cordes

Reconnu tant pour sa sonorité originale que pour son audace, le Quatuor Bozzini voyage infatigablement entre le upperground et l’underground de la scène musicale contemporaine et expérimentale avec virtuosité, sensibilité et persévérance.

Après dix ans d’absence, le Quatuor Bozzini revient aux Instants Chavirés (ou plutôt à La Marbrerie, à l’invitation des Instants Chavirés) pour présenter un concert dédié à trois explorateurs de la vie intérieure des sons. Occam Delta XV d’Éliane Radigue — œuvre intime, presque immatérielle — sera jouée en amont du mur sonore perméable que forment les pièces de Phill Niblock. Tous deux pionniers et virtuoses de la musique électronique, Radigue et Niblock ont confié leurs musiques au Quatuor Bozzini. Le programme sera complété par «Koan» de James Tenney, chef d’œuvre de la musique du 20e siècle, et probablement une création en France.

www.quatuorbozzini.ca

Depuis sa fondation à Montréal en 1999, le Quatuor Bozzini œuvre dans les domaines des musiques nouvelle, expérimentale et classique. Ensemble radicalement contemporain dans un milieu en extrême effervescence, il cultive le sens du risque et emprunte résolument les voies moins fréquentées, rejetant d’emblée les idées reçues. Le Quatuor Bozzini se démarque par un «jeu extraordinaire» (Alex Ross, The New Yorker); il offre à ses auditeurs des prestations brillantes et rigoureuses dans une atmosphère toujours inspirante. Construisant avec soin un répertoire diversifié qui ne cède jamais à la facilité ou aux modes, il a commandé au fil des ans près de deux cents œuvres et en a créé plus de trois cents.

Retrouvez la biographie de chaque musicien.ne via ce lien.

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Une production Instants Chavirés en partenariat avec La Marbrerie.

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Ce programme est également présenté à Albi dans le cadre du festival « riverrun, » en partenariat avec le GMEA – Centre National de Création Musicale d’Albi-Tarn ».
http://www.gmea.net/

COSMIC NEMAN
BLACKTHREAD
RENAUD BAJEUX

NAHAL Recordings, Pourparlers et Les Instants Chavirés présentent

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COSMIC NEMAN

© EJ

(kosmische musik / Paris / Versatile Records)

Signe astral : Taurus ascendant : Gemini
Ne croit pas trop aux signes du ciel mais plutôt à ceux provoqués par les percussions et les synthétiseurs analogiques.
Musicien dilettante, qui a commencé la musique en apprenant la batterie dans une cave avec son groupe de collège en banlieue parisienne… et qui devient au début des années 2000, Herman Dune (City Slang, EMI, GUM), puis quelques années plus tard en 2006, il commence un nouveau projet avec Etienne Jaumet, Zombie Zombie (Versatile) : deux groupes tout aussi differents qu’atypiques dans le paysage musical français.
Il commence sa carrière solo en composant d’abord les musiques des film de Giulia Grossmann , Mars Society (2015) et Proxima B (2016) et de Narimane Mari, La Vie courante (2017). Il écrit et joue aussi la musique d’un spectacle de cirque contemporain de Martin Palisse, Futuro Antico (2018/19) en tournée en ce moment. Il développe une musique instrumentale répétitive et planante, avec synthétiseurs analogiques, boîtes à rythmes et des percussions acoustiques.

https://www.instagram.com/cosmicvision/

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BLACKTHREAD

© Marion Bornaz

(ambient noise – spoken word / Lyon / NAHAL Recordings)

Disciple de Brian Eno et d’Alva Noto, Blackthread écrit une techno sans beats, un rock sans guitare, une ambiant rehaussée de textes à la beauté glacée. Avec « The Way You Haunt My Dreams » (NAHAL Recordings, 2019) Pierre-Georges Desenfant (ex One Second Riot) y poursuit une quête immersive et intérieure qui a tout d’incantatoire — sculpter, depuis les limbes de ses propres rêves, des miniatures cinématographiques où l’intimité des mots et du spoken-word rencontre la luxuriance ciselée des machines analogiques.

https://blackthread.bandcamp.com/

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RENAUD BAJEUX

(experimental – drone / Paris / NAHAL Recordings, INA-GRM)

Violoncelliste et ingénieur du son de formation, Renaud Bajeux travaille comme sound-designer/monteur son pour le cinéma et collabore avec l’INA-GRM (Groupe de Recherche Musicale) depuis près de 10 ans. Sa musique se situe au carrefour de l’ambient, de la noise et du field recording.
Depuis 2017, il compose à partir d’enregistrements du champ magnétique, explorant ce paysage sonore reclus, témoin et trace du monde technologique qui nous entoure. Il enregistre disque durs, téléphones, ordinateurs, souris, écrans, etc. à l’aide de deux bobines électriques, tentant de rendre compte de ce hors-champs perceptif où se mêlent noise industrielle et chants harmoniques.
Ce travail paraîtra chez NAHAL Recordings sous le titre « Magnetic Voices from the Unseen » en octobre 2019.

https://soundcloud.com/cyberpsion

>© Thibault Proux

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NAHAL Recordings
Label crée en 2018 à l’initiative du producteur Paul Régimbeau (Mondkopf, Autrenoir, Extreme Precautions, FOUDRE!) et du multi-instrumentiste/photographe Frédéric D. Oberland (Oiseaux-Tempête, Le Réveil des Tropiques, FOUDRE!, FareWell Poetry, The Rustle Of The Stars), NAHAL Recordings réalise des disques étranges et des objets physiques (écussons, sérigraphies, tee-shirts) en édition limitée.
Structure-soeur du label électronique IN PARADISUM, NAHAL Recordings s’est associé à James Plotkin (ingénieur-son et musicien culte de musiques extrêmes, ayant officié dans Khanate, O.L.D, Phantomsmasher) pour le mastering et à Thibault Proux (Sonic Protest, In Paradisum, Warp) pour le graphisme. Chaque artwork est issu d’une collaboration avec un artiste visuel contemporain (photographe, illustrateur, plasticien…). À l’époque où la musique dématérialisée a définitivement bouleversé les règles du vieux-monde, NAHAL Recordings souhaite nouer des liens forts entre les passionnés de musiques de traverse et les artisans d’objets rares et essentiels.

http://www.nahalrecordings.net/

 

ARNAUD RIVIÈRE & MARIO DE VEGA

En résidence du 9 au 12 septembre 2019

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ARNAUD RIVIÈRE & MARIO DE VEGA

Arnaud Rivière et Mario de Vega ont, tous deux, créé leurs instruments en détournant les fonctions usuelles d’outils sonores, en décontextualisant des objets du quotidien pour leur donner de nouveaux usages ou en développant des dispositifs électroniques en fonction de leurs besoins ; en bref, ils utilisent le composant électronique comme un véritable élément de composition sonore.
Mario de Vega et Arnaud Rivière partagent également un goût affirmé pour le l’imprédictibilité, l’accident, la déstabilisation, l’ambiguïté voire l’ambivalence.
Depuis 2014, ils se croisent lors de rencontres sporadiques et explosives qui ont pu marquer par leur singularité et leur rugosité.
En 2019, ils décident d’approfondir le travail en commun et se retrouvent régulièrement pour inventer et définir un espace en commun qui dépasse la simple addition de leurs deux discours respectif pour partager une proposition où le chaos, la surprise, l’absurde et le trouble prennent le dessus…
Aux Instants Chavirés, ils montreront la première étape de leur travail dans le cadre du Festival MAAD IN 93 ce vendredi 13 septembre aux Instants Chavirés.

http://portfolio.mariodevega.info
http://http.http.http.http.free.fr

Avec le soutien de de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France – Ministère de la Culture, du DICRéAM, La Muse en Circuit, le festival MAAD IN 93, les Instants Chavirés, l’Espace Multimédia Gantner et le Lieu Multiple.