vendredi 13 septembre 2013

L’AUDIBLE FESTIVAL
à L’ÉCHANGEUR (Bagnolet)
à 20h
#2

L’Audible Festival
3ème édition

jeudi 12 septembre aux Instants Chavirés
vendredi 13, samedi 14 et dimanche 15 septembre à L’Échangeur
samedi 14 et dimanche 15 septembre au LULL
(Bagnolet).


diffusions / concerts / projections
musique électroacoustique

L’écho est la voix de l’invisible. Les vivants ne voient pas les morts dans le jour. Tandis qu’ils les voient la nuit dans les songes. Dans l’écho, l’émetteur ne se rencontre pas. C’est le cache-cache entre le visible et l’audible.
Pascal Quignard, «La haine de la musique»

Dès qu’il est enregistré – fixé sur un support – le son résonne comme autre chose que lui-même.
La musique concrète – pour conserver le terme générique de Pierre Schaeffer – a ce pouvoir de couper l’auditeur de la source de l’émission via le haut-parleur. Face à cette boîte noire qui agit comme une oreille inversée, c’est un monde où tout est possible qui s’ouvre à l’auditeur.
On connait les usages relaxants (musique new age ou d’ambiance dans les lieux publics ou chez certains praticiens de médecine douce) ou plus agressifs (canon sonique pour disperser les manifestants ou hautes fréquences pour déranger les sdf) des ondes sonores, on connaît aussi les voyages du shaman transporté par la frappe de son tambour, ou la chute des murs de Jéricho sous l’impact des trompes.
Il est clair que le son agit sur notre corps et notre espace entiers.
On peut aussi jouer de ce constat pour construire le bonheur de l’écoute et le plaisir de l’auditeur.

L’audible 2013 veut revenir à ce fondamental de la musique concrète à travers un programme qui comme les années précédentes alliera commandes (eRikm, SEC_), diffusions, lives et compositeurs invités.

Beatriz Ferreyra et Hanna Hartman ont l’art de la métamorphose, elles fabriquent des objets complexes à partir de multiples sources.
Yanik Miossec et Thierry Madiot avec le projet Phonoscopie, créent un dispositif immersif pour 6 auditeurs dans lequel le rapport d’écoute va du très intime au très lointain en passant par le local.
Carl-Michael von Hausswolff comme Florian Hecker renversent nos critères de perception dans une recherche de fréquences hallucinogènes.
John Duncan et Jean-François Laporte nous immergent dans une vibration continue avant atomisation.
Bernard Fort et Jean-Luc Guionnet fabriquent des images fractales.
«Hymnen» (1966-67) de Karlheinz Stockhausen nous emmène dans un pays imaginaire construit à partir de tous les hymnes du monde.
Art du support, la musique concrète entretient de nombreux rapports avec le cinéma (les premières œuvres sonores viennent d’ailleurs de cinéastes tels Dziga Vertov ou Walter Ruttmann) et nous essayerons d’en montrer aussi les échos.

Notez que cette année, le festival s’étend sur 4 jours et non plus 3, avec une soirée d’ouverture le jeudi 12 septembre aux Instants Chavirés. Également, un nouveau lieu partenaire du festival : Le LULL à la même adresse que le Théâtre L’Échangeur !

Bon festival !

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Un programme conçu par Jérôme Noetinger et les Instants Chavirés.
Produit par les Instants Chavirés en partenariat avec L’Échangeur, Motus,
avec la participation de La Lutherie Urbaine ;
avec la complicité de Revue & Corrigée et  Metamkine.

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Tarifs :
12 euros plein tarif sur place
10 euros prévente, abonnés Instants Chavirés & Échangeur / montreuillois.
(Prévente en ligne via https://fr.yesgolive.com/instants-chavires)
40 euros pass 4 jours (donne droit à 10% de réduction sur le stand Metamkine)

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consulter la programmation des 12, 14 & 15 septembre.
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: : :
programmation
VENDREDI 13 SEPTEMBRE

: : :

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à L'Échangeur à 20h >
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59 Avenue du Général de Gaulle
93170 Bagnolet
m°Gallieni
01 43 62 71 20
[accès]
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20h30>

ERIKM (France)
commande de création du festival
composition & diffusion sur acousmonium

eRikm, musicien et plasticien, né à Mulhouse en 1970.
Depuis 1992, eRikm étend son terrain d’expérimentation artistique sur les scènes internationales. Considéré comme un virtuose des platines et des arts sonores, sa pratique ne cesse jamais de traiter les matières sonores comme un organisme vivant, en mutation permanente, exposé au risque de l’accident comme à celui du ravissement et de l’unisson. Depuis 1997, seul ou accompagné, eRikm se déplace pour jouer (5 à 7 projets « on tour ») ou conçoit des œuvres spécifiques, transversales, pour des espaces et des commandes (discographiques, radiophoniques, installations, vidéos…)

http://www.erikm.com/

«Poudre d’estampe pète» (2012-2013)

Cette pièce électroacoustique effectue une traversée nocturne, horizontale, de la ville de Berlin.
L’enregistrement s’est déroulé le 31 décembre 2012 de 23h10 à 00h30 de Eberswalder Straße à Alexanderplatz.
Une tradition berlinoise : la nuit du nouvel an, chaque habitant crée un feu d’artifice devant sa maison, son immeuble.
Les éléments sonores de cette traversée forte en tension sont une rémanence acousmastique en écho avec l’histoire et le décorum architectural de la cité .

Ce travail est dédié à Roman Signer.

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21h>

JEAN-LUC GUIONNET (France) composition & diffusion sur acousmonium

Jean-Luc Guionnet a étudié les arts plastiques et la musique électroacoustique avec Christine Groult, Michel Zbar et Iannis Xénakis. Poly-instrumentiste (saxophone alto et soprano, orgue, piano) il a improvisé et expérimenté dans le champ de la musique électroacoustique avec Eric La Casa, Eric Cordier, Pascal Battus, Edward Perraud, Frédéric Blondy, Sophie Agnel, André Almuro, Olivier Benoit… avec les groupes Schams, Calx, Phéromones et Hubbub. Passant d’une approche très physique du jeu, du souffle, à un travail de mise en espace du son, à travers des dispositifs sonores complexes. Orgue d’église, joué non pas à travers un maniérisme d’inspiration mystique, mais abordé dans une perspective d’expérimentation sonore qui rapproche son travail de la musique concrète. Chaque pièce est construite sur un mode de jeu spécifique : travail sur les souffleries, la mécanique de l’instrument, jeux sur les timbres et les enveloppes. La prise de son – l’emplacement des micros – est ici aussi importante que le jeu instrumental, donnant à entendre les bruits de l’orgue qui habituellement sont occultés, des sons ordinairement inaudibles.

www.jeanlucguionnet.eu

© JL Guionnet

«E s t u a i r e»
pièce octophonique composée entre 2003 et 2005 au studio MIA — Annecy

Pris entre un programme narratif et une expérience de pensée, voici comment je me formulais l’idée pendant le temps de composition. Entre deux eaux, au beau milieu d’un estuaire, ni mécanique, ni organique, une tête tourne sur elle-même et sent, dans l’épaisseur du milieu, ce qui lui arrive ici aussi bien que de là-bas : cours du fleuve, rives, océan, horizons tour à tour, suivant la rotation de cette tête.
Sentiment océanique, sentiment géographique, mécanique perceptive : perspective sur l’épaisseur de ce qui a été traversé avant d’arriver, computation artificielle d’un point de géographie. Une expérience physique qui remonterait le courant de la pensée ; un flux de pensée qui descendrait le cours d’un corps.
Qu’est ce que ce “ beau milieu ” ? C’est où se tracent tous les signes géographiques. C’est où, subjectivement, ils pointent : se retrouver à leur croisée, être à la croisée, être la croisée : la décréter, puis chercher au plus loin, l’avant-goût, les signes avant-coureurs de l’étendue de l’océan mais aussi après-coureurs — tous les retards que les signes supposent… tous ces retards qu’ils sont… Cette croisée, ou comment ce qui a été traversé est encore là. Comment ce qui arrive signe ce qui a été traversé.

Les sources : un vaste ensemble de prises de son d’orgue réalisées entre 2001 et 2004 sur l’orgue Cavaillé-Coll de Notre-Dame-des-Champs (déjà, Tirets et Pentes, deux séries de solos, avaient été enregistrés sur cet orgue – l’un pour “ à bruit secret ” – Metz, l’autre pour “ hibari ” – Tokyo) mais aussi sur l’orgue de Notre-Dame de Parthenay.

À la réécoute, ces prises m’ont imposé une logique spatiale au moins autant que musicale. Elles contiennent un espace à reconstruire. Rapidement, cette reconstruction s’est appelée “ estuaire ” car il me semblait que cet espace se structurait à la façon d’une vaste embouchure, lieu de passage entre l’espace orienté d’un fleuve et l’horizon ouvert de l’océan. L’idée de la pièce était là : sans silence, comme l’eau remplit l’espace qui lui est laissé, un bloc, un cube, avec une tête, un organe, des oreilles au milieu… une machine à percevoir, un instrument … de mesure. Des courants qui traversent la grandeur du bloc, des mouvements de la matière dans la matière, et un filtre, un tamis, un tympan tendu au travers de cette immensité arbitraire. Des micros courants… de micros marées, mais aussi une turbulence qui n’en finirait pas d’appeler l’horizon à elle, et de se démultiplier, de se diviser, allant au point d’un lâcher sans retour, point espéré, point redouté. “ … et le naufrage m’est doux dans cette mer … ”, Leopardi, “ l’infini ”. Les natures de l’horizon. Innombrables. Un centre qui serait n’importe où. Tout point, un centre : il y a des estuaires partout. L’expérience d’une quasi-mesure : enfin aller avec cette pente ! Où est le Y d’Y être.

Il n’y a pas de “traitement ” au sens habituel du terme : il s’agit de porter la diffusion spatiale, la répartition sur les 8 points et le mouvement de cette répartition, à la frontière d’une transformation totale de la perception du signal sans que celui-ci ne soit modifié à la source. En d’autres termes : utiliser au maximum les ressources de la spatialisation en prenant l’espace comme paramètre principal du travail sonore. Estuaire est d’abord une pièce de concert. Une version stéréo est disponible sur le double CD «non-organic bias», accompagnée de «espace bas» et de la pièce qui donne son nom à cette édition, toutes trois composées à partir de mes enregistrements solo à l’orgue.

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22h>

JOHN DUNCAN (États-Unis / Italie) électroniques & diffusion (live)

John Duncan est peu visible en France et trop souvent réduit à la seule évocation du noise ou de la musique industrielle. Or, s’il est certes l’auteur d’un « Riot » injurieux dont le Japon fit grand cas, ceci rend peu compte de son œuvre depuis 20 ans…
Auteur d’une performance historique « Blind date », devenue jalon limite d’un art corporel extrême, musicien du collectif d’improvisateurs déjantés LAFMS, puis fin 70 producteur avec l’artiste Paul Mc Carthy d’une fameuse émission de radio expérimentale, vers 1985, il s’installe au Japon et réalise des vidéos pornographiques novatrices pour l’intelligence avec laquelle elles intègrent au genre un contexte social de violence et de désir, vraies racines du pouvoir. Dans cette diversité de moyens d’expression, le son tient une place majeure ; à travers des compositions rêches, sans apprêt décoratif, ni événement superflu qui rompraient le flux inextinguible des fréquences broyées et broyeuses de traces humaines : voix, râles de baise et sons quotidiens résorbés dans la fission spectrale des trames et des pulsations grossies par une marée électrique d’ondes courtes. Dans les années 90, il se met à concevoir des installations où la lumière et le son au seuil du perceptible, suggèrent une sensation d’errance soustraite d’un temps réifié par le marché. Véritable ère de sevrage où, à la vacuité bruyante du « show must go on » des masses, se substituent les pénombres de l’intériorité et du questionnement personnel.
Ces œuvres complexes traitant du corps comme de la pensée en prise avec l’hostilité de la survie ont toutes un horizon commun : le son, possible paradigme d’une vie moins matérialiste plus proche de la sensation que du sensationnel et opérant telle une purge.

Boris Wlassoff / Revue & Corrigé

http://www.johnduncan.org/

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RESTAURATION LÉGÈRE SUR PLACE

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Stand METAMKINE sur place (disques, livres, revues…)

METAMKINE propose un large éventail de musiques électroacoustiques et improvisées, historiques et actuelles, ainsi que quelques livres et magazines.
10% de remise pour les détenteurs du pass sur le stand metamkine sur la durée du festival.

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L’association Muzziques / Instants Chavirés bénéficie du soutien de la Ville de Montreuil, du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), du Conseil Régional d’Île-de-France, et du concours de la Sacem et du CNV.
Avec le soutien du DICRéAM et de l’Institut suédois à Paris.

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tarifs
12€ plein tarif
10€ prévente et Montreuillois | acheter en ligne
10€ abonnés Instants Chavirés | s'abonner

_Adhérer et / ou s’abonner à l’association

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Vous pouvez adhérer à l’association Muzziques qui gère les Instants Chavirés.
La cotisation annuelle est fixée à 10 EUROS.
Une adhésion Grand Soutien, du montant de votre choix, est biensûr possible.
Vous disposez d’une voix délibérative aux décisions de L’Assemblée Générale et vous pouvez vous faire élire au Conseil d’Administration.
Le statut d’adhérent n’implique pas de tarif préférentiel pour les concerts.

 

_S’abonner_
L’abonnement vous fait bénéficier d’un tarif préférentiel pour les concerts produits par les Instants Chavirés.
Par exemple, pour un plein tarif  à 13 EUROS, vous ne réglerez que 9 EUROS, vous bénéficerez donc d’une réduction de plus de 30%.
Hors tarif unique et ticket à moins de 10 EUROS, une offre vous sera également proposée pour les concerts organisés aux Instants Chavirés, par des associations ou collectifs extérieurs.
Le montant de l’abonnement annuel est fixé à 22 EUROS.

 

Lettrages : Hélène Marian
http://www.helenemarian.com/

 

Comment faire ?
Vous pouvez adhérer ou vous abonner au guichet d’entrée des Instants Chavirés les soirs de concert ou par la poste en remplissant les bulletins ci-dessus accompagné(s) d’un chèque (à l’ordre de l’association Muzziques) et adressé(s) aux Instants Chavirés, 7 rue Richard Lenoir, 93100 Montreuil.

Vous pouvez également adhérer en ligne en suivant ce lien :
https://www.yesgolive.com/instants-chavires/adherer-aux-instants-chavires

Et / ou vous abonner via ce lien :
https://www.yesgolive.com/instants-chavires/sabonner-aux-instants-chavires

N’hésitez pas à nous appeller pour toute demande et renseignement concernant notre système d’adhésion et d’abonnement.

01 42 87 25 91

7,20€ étudiants

horaires
ouverture des portes 20h | concert à 20h30