dimanche 23 septembre 2012

L’AUDIBLE FESTIVAL
à L’ÉCHANGEUR (Bagnolet)
à partir de 15h30
#3

 

L’Audible Festival
2ème édition
vendredi 21, samedi 22 & dimanche 23 septembre 2012.
diffusions / concerts / projections / rencontre
musique électroacoustique
organisé par les Instants Chavirés à L'Échangeur (Bagnolet).


Si le royaume du bruit est si grand, c’est que presque aucun changement dans la nature ne se fait sans que des masses se meuvent et ce mouvement est le plus souvent audible.
Ernst Mach, Introduction à la théorie de la musique de Helmholtz (1866)

Le son n’est pas un unique, isolé dans la nature. Il n’est pas pour lui-même. Ainsi, qu’il soit audible ou non, il suppose toujours une relation de couplage à une écoute.
François J. Bonnet in Les mots et les sons Éditions de l’Éclat (2012)

Cette deuxième édition de l’Audible Festival vous invite à partager cette écoute du monde qui s’étend du bruit d’un bassin peuplé de micronecta scholtzi* à celui d’une montagne après la pluie, en passant par des parasites électromagnétiques, des bugs informatiques, le pachinko, la vie des femmes, le battement d’un cœur, des chasseurs bombardiers, les paysages du Limousin, le silence, la poésie… Une immersion complète dans le son qui fera la part belle au multipiste sans oublier pour autant le haut-parleur monophonique devenu sculpture sonore.
Trois jours pour découvrir des commandes de création passées à Francisco Meirino et Cédric Peyronnet, une reprise du Williams Mix de John Cage signée Valerio Tricoli et Werner Dafeldecker, un objet féministe de philosophie sonore avec Carole Rieussec et Clara Cornil et L’étonnement sonore, une nuit pour se laisser porter par le son et en suivre ses métamorphoses avec l’intégrale de Gaku-No-Michi de Jean-Claude Eloy, une écoute partagée de phénomènes vibratoires inattendus avec Thomas Tilly, les quatre éléments musicalisés par Éliane Radigue pour Kasper Toeplitz, les éruptions épileptiques et autres anamorphoses psychoacoustiques de Robin Fox et du duo R/S (Peter Rehberg-Marcus Schmickler). Et en journée des programmes de musique concrète, du cinéma pour l’oreille, ponctués par quelques projections de films expérimentaux, les créations des étudiants de la classe de musique électroacoustique de Christine Groult du Conservatoire de Pantin, et une rencontre avec Jean-Claude Eloy !

Bon festival !

*punaise d’eau

Un programme conçu par Jérôme Noetinger et les Instants Chavirés. Produit par les Instants Chavirés en partenariat avec L’Échangeur, Motus, avec la complicité de  Revue & Corrigée, Metamkine.

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59 Avenue du Général de Gaulle
93170 Bagnolet
m°Gallieni
01 43 62 71 20
[accès]
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tarifs :
vendredi 21 et dimanche 23 septembre :
12 euros plein tarif / 10 euros tarif abonnés Instants Chavirés / Échangeur
samedi 22 septembre :
15 euros plein tarif de 15h à 05h (12 euros tarif abonnés Instants Chavirés / Échangeur)
12 euros plein tarif de 21h à 05h (10 euros tarif abonnés Instants Chavirés / Échangeur)
PASS FESTIVAL 3 JOURS / 30 EUROS
10% de remise pour les détenteurs du pass sur le stand metamkine sur la durée du festival.

préventes : Bimbo Tower, Souffle Continu, www.digitick.com

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voir la programmation du vendredi 21 & du samedi 22
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programmation
DIMANCHE 23 SEPTEMBRE

à partir de 15h30

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ouverture 15h30 >
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16h>

séance d’écoute consacrée à la classe d’électroacoustique du CDR de Pantin

Le studio de composition électroacoustique du conservatoire à rayonnement départemental de Pantin bénéficie d’une notoriété de longue date. Il a été fondé en 1972 par Fernand Vandenbogaerde dans le cadre du conservatoire expérimental de Pantin. Nous fêtons donc cette année les quarante ans de sa création. J’en ai repris la responsabilité en 1990, rejointe en 2008 par Marco Marini. C’est dans le prolongement de la tradition Schaefferienne que s’inscrit l’enseignement. On y pratique la démarche concrète, la musique se fabrique à même la matière sonore que l’on taille, juxtapose, mélange et transforme tel un sculpteur.
L’enseignement offre un cadre de création, une dynamique et une exigence tant sur le plan musical qu’humain. La classe est ouverte à tous, aux musiciens certes, mais aussi aux plasticiens, danseurs, acteurs, techniciens, compositeurs chevronnés…, à tous ceux qui, passionnés par les sons, souhaitent s’initier, apprendre, jouer, inventer et réaliser.
On y pratique la musique électroacoustique de concert, la spatialisation sur acousmonium, les installations in situ, les musiques d’application… et tout ce que la pratique électroacoustique apporte à la vie artistique, à la vie sociale, à l’enseignement et à l’éducation. On y prépare, si on le souhaite, le cursus de composition musicale électroacoustique en trois cycles. Trois diplômes peuvent être obtenus : Art et technique des sons, le Certificat de Fin d’Etudes Musicales (CFEM), le Diplôme d’Etudes Musicales (DEM).

Christine Groult

Pièces composées en 2012 et diffusées par les compositeurs

OLIVIER BAUDRY «Prométhée en Mongolie» – 5’18
Pièce inspirée d’un fragment de Prométhée délivré de Percy Bysshe Shelley.

EMILIE MOUSSET «Un paseo» – 4’54 Ballade à travers les plis et les rebonds d’une mémoire qui tisse, d’un son à l’autre, les échos d’un voyage.

RUI EMMANUEL CANDEIAS «Electron City» – 5’11
Note d’intention : Nous vivons tous les jours au sein d’ondes (lumineuses, électromagnétiques, radioactives etc…). Dans ce monde discret, les électrons, acteurs omniprésents de cette activité, nous entourent et nous composent. Electron City ouvre une fenêtre de cinq minutes sur ce territoire particulaire.

MARIE GUÉRIN «A Jean Grenier, à ses îles» – 4’40
Derrière une petite mécanique, se dresse un décor : la mer. Ce processus tient à un fil: le fil de l’écoute. L’écoute est un cordage incontournable pour la navigation dans tous milieux donnés.

GUILLAUME MICHELON «Hydrothérapie» – 4’ 44
Matière, formes et énergies sont confondues dans un même flot. Des jeux de transparence, de longues trames liquides parfois opaques, parfois scintillantes, encerclées de spirales de larmes, et de quelques gouttes mélodiques. Des murmures de ruisseaux qui courent vers les océans et en reviennent régénérés. L’eau est aussi le miroir par lequel la lumière dévoile ses couleurs d’arc-en ciel.

DOMINIQUE DEYRIS «La grande casserole» – 5’ 40
À travailler sur les sons du quotidien, dans une cuisine, je voulais expérimenter la bascule entre une image sonore assez réaliste et une animation des objets franchement surréaliste.

DOMINIQUE CHEVAUCHER «Only voice» – 6’
Pièce écrite à partir de la voix avec en pensée Fukushima : exprimer dans ce trajet musical ce que ce drame tout à la fois si loin et si proche fait bouger en soi.

SIMON HENOCQ – 9’50
Il est des environnements hostiles où l’on fait pénétrer des machines aux prouesses étonnantes plutôt que des humains. C’est le cas de certaines industries pour lesquelles j’ai eu l’occasion de travailler. Les sons mémorisés, le mélange de poésie et de fascination, mais aussi la démesure et le danger que ces lieux interdits à l’homme m’évoquent sont la source première d’inspiration qui a guidé le processus de composition de cette pièce.

ALINE PENITOT «Le retour de Pénélope»– 4’
Pénélope a fait un beau et long voyage. Elle hésite à rentrer. Elle ne sait plus comment parler, comment raconter.

SIGOLÈNE VALAX «Rêveries ophidiennes*» – 4’30
Éveillée par la lueur vénitienne, une ombre ophidienne nous invite à la suivre aux confins de ses fureurs intimes et de ses rêveries clandestine….
*(ophidien : animal membre de l’ordre des reptiles ; adjectif qui se réfère à la nature du serpent)

PIERRE MOURLES «interferences» – 7’08
Que reste-t-il après nettoyage d’une prise sonore ? Des résidus, du non-utilisable. C’est précisément cet espace «entre» qui m’intéresse pour créer un paysage de l’interférence et du craquement. Il s’agit d’affirmer qu’un son, dans sa nature intrinsèque, révèle un point de vue, une manière spécifique d’aborder la composition.

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18h>
Rencontre avec JEAN-CLAUDE ELOY.

Un complément du concert «nuit blanche», pour simplement discuter de l’œuvre entendue et s’exprimer au-delà.

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20h30>

CAROLE RIEUSSEC & CLARA CORNIL (France)

L’ETONNEMENT SONORE de Carole Rieussec // 54’
Sous-titre : objet de pensée sonore en mouvement
Création mono pour un haut-parleur et une chorégraphe


Clara Cornil et le haut-parleur de l'étonnement sonore / © Alain Kilar

Chorégraphe et danseuse, Clara Cornil utilise les possibilités infinies de la danse pour questionner le corps, objet de transformations et médiateur d’écriture, figure, sujet, événement. Carole Rieussec est artiste électroacoustique. Depuis 1986, elle compose avec les bruits, les voix et les rythmiques du monde. Et depuis 1990, avec Jean-Kristoff Camps, au sein du duo Kristoff K.Roll. Improvisation et composition se mêlent librement.
Elle co-dirige au sein du collectif éponyme le festival Sonorités à Montpellier. Elle est également membre du comité de rédaction de Revue & Corrigée.

Création mono pour un haut-parleur et une chorégraphe.

Carole Rieussec, conception / composition. Clara Cornil, chorégraphe. Johann Maheut et Guillaume Robert, scénographes et plasticiens.

«L’étonnement sonore est un objet de pensée sonore en mouvement. Il se métamorphose lentement : objet multiforme dont cette «pièce pour plateau» est le premier éclat créé. L’étonnement sonore propose un modèle alternatif de diffusion «live» électroacoustique nouée à la poétisation d’un objet de «philosophie sonore». Dans un lieu et rien d’autre que ce qu’il est, Clara Cornil, chorégraphe, porte seule le son dans l’espace, manipulant un haut-parleur, unique objet sur le plateau, unique source de projection de la partition sonore composée et retraitée en direct par Carole Rieussec. Partant d’une expérience personnelle, celle de l’étonnement éprouvé en découvrant le microphone, je suis allée interroger d’autres femmes, femmes de toutes origines, de tous âges. Ce tissage de voix au corps absent est rythmé par des notes personnelles, des sonorités quotidiennes et concrètes, des sons électroniques et des silences. L’étonnement sonore est un objet féministe, il déconstruit poétiquement le sujet philosophique issu de la politique phalogocentrique.»
Carole Rieussec

http://kristoffk.roll.free.fr/

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22h>

KASPER T. TOEPLITZ (France) basse électrique

ELIANE RADIGUE «Elemental II» (2003)

Kasper T. Toeplitz est l’exemple parfait du lien possible entre écriture contemporaine et musique noise. Jouant principalement de la basse électrique et de l’ordinateur, il navigue entre Varèse et Xenakis, entre Dror Feiler et Zbigniew Karkowski. Depuis peu il commande des pièces à des musiciens comme par exemple Francisco López, Phill Niblock ou Eliane Radigue.
Marquée par le continuum, la méditation et le minimalisme, la musique d’Éliane Radigue est unique. Une expérience qui change une vie. Jusqu’en 2000, elle a composée toutes ses pièces essentiellement avec synthétiseur, le système modulaire ARP 2500 et depuis 2002, elle s’est orientée vers des pièces utilisant des instruments acoustiques.

«Elemental II» est une pièce pour basse électrique composée en 2003 par Éliane Radigue pour Kasper Toeplitz. Le travail s’est fait en relation étroite avec l’interprète pour développer une série d’éléments créant les différentes parties : terre, eau, feu, air, espace. On retrouve tout l’univers envoûtant d’Éliane Radigue, cette magie de déplacement quasi immobile, on flotte dans le son, que l’on semble découvrir vu d’en haut. ‘Elemental II’ est la première pièce qu’Eliane Radigue ait jamais écrite pour un instrument sans utiliser de son préenregistré, sans utiliser son synthétiseur ARP. Beaucoup de temps fut nécessaire pour la convaincre, près de deux années, suivies d’une longue période de travail, en studio, à discuter du bruit que fait une montagne après la pluie.

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Stand METAMKINE sur place (disques, livres, revues…)

METAMKINE propose un large éventail de musiques électroacoustiques et improvisées, historiques et actuelles, ainsi que quelques livres et magazines.
10% de remise pour les détenteurs du pass sur le stand metamkine sur la durée du festival.

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RESTAURATION LÉGÈRE SUR PLACE

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tarifs
12€ plein tarif
12€ prévente et Montreuillois | acheter en ligne
10€ abonnés Instants Chavirés | s'abonner

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Lettrages : Hélène Marian
http://www.helenemarian.com/

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Les Instants Chavirés sont depuis 1991 un lieu de diffusion, situé à Montreuil (93), pensé comme un laboratoire des musiques improvisées, expérimentales, bruitistes. Son annexe, l’ancienne brasserie Bouchoule, propose un autre regard autour des arts visuels et sonores. Deux lieux pour un même partage d’une certaine création contemporaine.

Les Instants Chavirés sont impliqués dans le domaine des musiques expérimentales et rendent compte de ses multiples formes, générations, origines et approches. La programmation musicale des Instants Chavirés se définit par la diffusion et la production de concerts et de résidences d’artistes.
Près de 3250 concerts ont été proposés en 30 ans d’existence.

Les Instants Chavirés engagent depuis 2002 des actions pédagogiques et culturelles en direction de différents publics éloignés ou non des pratiques artistiques. Ces activités sont menées par des artistes intervenants musiciens ou plasticiens, professionnels et pédagogues.

Fondée en 1988, L’association Muzziques (régie par les dispositions de la loi du 1er juillet 1901) gère les activités des Instants Chavirés.
Elle a pour objet la création, la production, la diffusion et la promotion de spectacles vivants, des arts visuels, de leurs supports et activités annexes et connexes.
Le siège social est établi au 7 Rue Richard Lenoir 93100 Montreuil.

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01 42 87 25 91

7,20€ étudiants

horaires
ouverture des portes 15h30 | concert à 16h

PASS FESTIVAL 3 JOURS / 30 EUROS