samedi 24 juillet 2021

#Montreuil Points d’Écoute
Luca Ventimiglia
Christian Pruvost (CP17)
Démocratie Mobile
(Félicie Bazelaire & Max-Louis Raugel
& les films de Yona Friedman)
Aux Instants Chavirés
À L’Ancienne Brasserie Bouchoule

Dans le cadre de l’Été Culturel 2021, Les Instants Chavirés proposent Montreuil Points d’Écoute, du 19 au 24 juillet.
Durant une semaine, le projet se déploie dans divers lieux partenaires de la ville de Montreuil et vise à la découverte, au partage et à l’échange autour des musiques et pratiques expérimentales mais pas que !
Ainsi, on se retrouvera pour des performances en après-midi au Studio Boissière et à La Ruffinerie ; un atelier d’expérimentations chorégraphiques et sonores sera proposé au jeune public en partenariat avec le Centre social Lounès Matoub, une séance de projection (animation sonore) suivie d’un ciné concert auront lieu aux Instants Chavirés et à l’Ancienne Brasserie Bouchoule…
En partenariat avec les Scènes Nomaades, Basile Naudet se produira dans les rues de la ville sur une scène mobile et enfin, le tout sera documenté par la compositrice Aude Rabillon par le biais de prises de sons en vue de l’écriture d’une pièce électroacoustique dédiée.

L’accès et la participation à l’ensemble des événements sont gratuits.

Montreuil Points d’Écoute avec :
Christian Pruvost, Luca Ventimiglia, Basile Naudet, Aude Rabillon, Pauline Tremblay, Démocratie Mobile (Félicie Bazelaire & Max-Louis Raugel et les films de Yona Friedman).


En partenariat avec les Scènes Nomaades, le CNEAI & le Centre social Lounès Matoub, Le Studio Boissière et La Ruffinerie.Avec le soutien de la DRAC île-de-France.

>
PROGRAMME DU SAMEDI 24 JUILLET

De 15h00 à 17h00
Projection de films d’animation de Yona Friedman
Contes africains
Aux Instants Chavirés
Sur une proposition du CNEAI

De 1960 à 1963, Yona Friedman a réalisé 11 films d’animation édités par le Cneai : Moukengué (11’30) / Les aventures de cheveux de lion (11’45) / La jeune fille avec des gazelles (21’30) / Pourquoi le désert est désert (11’45) / Samba Gana (12’) / Annalya tou bari (10’) / Le serpent dissa bér (10’30) / Celui qui ne regarde pas en arrière (12’30) / Le forgeron qui était oiseau (12’30) / Histoire des Gabouloukous (11’) / Koulou Makala, le lion, le lièvre et l’araignée (11’30).

Ces films réalisés avec sa femme Denise Charvein, monteuse de Bunuel, commandés pour L’ORTF par Pierre Schaeffer accompagnés d’une illustration sonore réalisée à partir d’enregistrements de musiques africaines recueillies par l’UNESCO furent diffusés en Afrique par Jean Rouch et connurent un énorme succès.
Retrouvés et restaurés par le Cneai, ils ont fait l’objet d’une édition sous forme de DVD mais ont été peu montré en public.

Tout public.
Accès possible à tout moment entre 15h00 et 17h00, en entrée libre sans réservation.
Images © Yona Friedman

>
À partir de 18h00, concerts et ciné concert à L’Ancienne Brasserie Bouchoule
(Espace d’exposition des Instants Chavirés situé au 2 rue Emile Zola, 150 mètres avant la salle de concerts)
Entrée libre sans réservation

>
18h30
LUCA VENTIMIGLIA vibraphone

Luca Ventimiglia est un vibraphoniste, improvisateur et compositeur italien, très actif sur la scène des musiques improvisées à Paris et en France. Il propose une plongée dans le vibraphone ainsi qu’une extension et un détournement de ses possibilités rythmiques et harmoniques.

Luca Ventimiglia a étudié les percussions classiques au Conservatoire Nationale Benedetto Marcello de Venise et a travaillé dans le domaine de la musique classique et contemporaine en tant que percussionniste de plusieurs orchestres et ensembles (Teatro la Fenice, Orchestra Benedetto Marcello, Ensemble Davide Amodio).

Dans le domaine des musiques jazz et improvisées, il suit plusieurs workshops, notamment l’atelier permanent Forme Sonore 2011/12 avec Roberto Dani. C’est là que se manifeste son intérêt pour les musiques improvisées et radicales : il commence dès lors à explorer les démarches créatives et les compositions dans l’instant ainsi qu’à développer son langage propre émanant des inombrables possibilités et de matières sonores du vibraphone préparé et de l’électronique.

En 2018 il est co-fondateur du collectif 2035, regroupant la jeune scène d’improvisateurs franciliens.

Actuellement Luca Ventimiglia poursuit de nombreux projets sur la scène parisienne tel que Where is Mr. R ?! (avec Basile Naudet et Augustin Bette), Club Sieste (avec Basile Naudet, Augustin Bette, Maxime Petit et Simon Henocq), Tu Préfères (avec Thomas Zielinski et Benoît Joblot), Tribalism3 (avec Yann Joussein et Olivia Scemama), Fantasia nel Dessert (avec Si- mon Henocq), Camoufler (avec Johan Saint, Louis Prado et Basile Naudet), Phanes (avec Augustin Bette), Karillon (avec Benoît Joblot, Thimothée Quost, Etienne Renard et Sol Léna-Schroll)…

Il multiplie les rencontres improvisées ou non : Richard Comte, Thimothée Quost, Eve Risser, Jean-Luc Guionnet, Bertrand Denzler, Tom Malmendier, Jakob Warmenbol, Léo Dupleix, etc..

>
19h30
CHRISTIAN PRUVOST trompette, objets

CP17

Le principe de CP17 est de constituer un trio individuel à partir des sons utilisés par Christian Pruvost dans ses solos de trompette. Deux enregistrements non transformés de ce matériel sonore sont diffusés par deux haut-parleurs, avec lesquels le musicien va interagir en jouant de la trompette en direct. Si l’organisation temporelle de la succession des événements sonores est figée une fois pour toute, la lecture de la bande et les rapports entre pistes gauche et droite sont quant à eux modifiés à chaque réalisation, créant les conditions d’une interprétation différente à chaque représentation.
CP17 est une composition de Yanik Miossec.

Musicien et compositeur lillois, généreux, insatiable et prolifique, Christian Pruvost multiplie depuis plusieurs années les collaborations que ce soit dans le domaine du jazz, de la musique improvisée ou encore du spectacle vivant.

En solo, il explore le spectre de la trompette et du souffle dans toutes leurs déclinaisons possibles. Il développe un jeu tout acoustique avec un fort sens de l’espace et de la projection des sons, appuyé par quelques objets qui lui confèrent une richesse de timbres supplémentaires (trompes, ballon, et autres extensions).

Il est également membre du quatuor à air Wabla (We Are Bodies Listening in Action), créé en 2012, où il confie le souffle au compresseur d’air pour s’affranchir des limites organiques de la respiration et se concentrer sur la sculpture des sons et la composition dans le temps (avec Thierry Madiot, Yanik Miossec et David Bausseron).

Depuis 2013, il dirige le Grand Orchestre Muzzix, orchestre à géométrie variable qui se concentre exclusivement sur le répertoire contemporain. Le collectif invite ponctuellement des compositeurs internationaux avec lesquels il travaille l’interprétation de pièces existantes ou écrites spécialement pour lui.

Christian Pruvost est également membre de l’ensemble de musique contemporaine Dedalus, ensemble associé au GMEA, – Cncm Albi-Tarn. Son répertoire est basé sur les partitions à instrumentation libre issues de la musique contemporaine expérimentale nord-américaine et européenne des années 60 à nos jours.

Il continue d’explorer les frontières de la pluridisciplinarité notamment en direction du jeune public en créant avec le guitariste Nicolas Desmarche- lier Kids Sonatine, véritable expérience de vie où s’entremêle exploration du sensible visuel et sonore. Toma Gouband les rejoint sur une future forme trio, Open Eyes.

Collaborations avec Axel Dörner, Olivier Benoit, Otomo Yoshihide, Sean Baxter, Benoît Delbecq, Carole Rieussec, Roger Cochini, Sophia Domancich, Li Ping Ting, Thierry Madiot, Sophie Agnel, Satoko Fujii, Natsuki Tamura, Jérôme Noetinger, Makoto Sato, Lionel Marchetti, Cor Fuhler, Michel Done- da, John Edwards, Tony Buck, Daunik Lazro, Akira Sakata, Stéphane Garin, Nate Wooley, Renee Baker, Arnaud Rivière, Dafne Vicente Sanoval, Sébas- tien Cirotteau, Deborah Walker, Kristof Hiriart, Nicole Mitchell, Seijiro Mu- rayama, Jean-Luc Guionnet, Toma Gouband, Lee Paterson, Camel Zekri…

>
20h30
Films d’animation-concert
FÉLICIE BAZELAIRE & MAX-LOUIS RAUGEL
Démocratie mobile
Sur une proposition du CNEAI

©Léo Aupetit

© David Bernet

Démocratie mobile est une tournée de ciné-concert des Slide-shows de Yona Friedman avec les artistes acoustiques Megumi Okuda, Félicie Bazelaire, invités par Max-Louis Raugel.
Dessinés et écrits par Yona Friedman sous forme de bandes dessinées entre 1970 et 2011, les diaporamas : Architecture, Politique, Guide du visiteur extraterrestre, Société et communication, et A propos de l’univers, présentent sous forme de films les différentes manières d’habiter la terre.

Artiste, curateur, compositeur et théoricien, Max-Louis Raugel a traduit l’ensemble des Slide-Shows de Yona Friedman ainsi que composé une première bande son pour le Slide-Show intitulé « Architecture ». Il s’intéresse aux conditions de perception, notamment de l’espace par le son et la lumière, ainsi qu’à la dimension sociale de l’expérience artistique, qu’elle soit individuelle ou collective. Issu du milieu académique, longtemps spectateur, il se pose la question de la créativité du regard et de l’écoute, ainsi que de la possibilité de l’expérience esthétique en tant qu’oeuvre. Il se produit régulièrement en concert à Paris, Londres, Montréal et au Mexique.
Il a participé aux expositions We went unconsciously from speaking about, Le Petit Versailles, New York, September 2019 ; Tout terrain I & Tout terrain II, Pantin, Janvier / juin 2019 ; Hiver, avec Adrian Lopez au Cneai, Chatou, 2017 ; In at night / Daily, Limbo, London 2017 et à La Nouvelle Adresse, inauguration du CNAP à Pantin en 2018.
Il également composé la musique du film Yona Friedman, slideshow architecture, 1963-2017, Production / Production Cneai = et La Huit Production et participé à Yona Friedman, A Musueum without Building à New York en juin 2019.

https://www.maxlouisraugel.com/
Soundcloud

Prix de violoncelle au conservatoire de Reims, Master en contrebasse classique au CNSMD de Paris et titulaire du Certificat d’Aptitude, Félicie Bazelaire oriente son travail vers les musiques contemporaines, improvisées et expérimentales. Elle joue en solo un nouveau répertoire qu’elle fabrique avec des musicien.ne.s-improvisateur.ice.s et compositeur.ice.s (Pierre-Antoine Badaroux, Patricia Bosshard, Bertrand Denzler, D’incise, Hannes Lingens…) et se produit avec différent.e.s artistes lors de projets ou de rencontres (Léo Dupleix, Fidel Fourneyron, Pascal Niggenkemper, Taku Sugimoto, Marie Takahashi, Biliana Voutchkova…).

https://www.sites.google.com/site/feliciebazelaire/

Yona Friedman est né en 1923 à Budapest (Hongrie).
Après avoir effectué ses études à Budapest puis à Haïfa, il débute sa carrière en Israël, où il vit et travaille de la seconde moitié des années 1940 à la fin des années 1950. C’est à cette époque qu’il commence à s’intéresser à la question du logement social et à développer les concepts d’«architecture mobile » et de «ville spatiale ». En 1956, il participe au 10e Congrès International d’Architecture Moderne (CIAM) de Dubrovnik, consacré à l’architecture industrialisée. Il y présente pour la première fois ses principes sur l’« architecture mobile ».
Dès son installation à Paris en 1958, Yona Friedman commence à publier ses idées et à les présenter à un public plus large par le biais de conférences et de publications, de cours dans les universités américaines et européennes, ainsi que d’expositions de dessins et maquettes. Durant sa carrière, il a notamment enseigné au Massachusetts Institute of Technology, à la Royal Academy of Fine art de la Haye, dans les universités de Cambridge, Harvard, Californie, Michigan, Princeton. En 1958, Yona Friedman fonde le Groupe d’étude d’architecture mobile (GEAM), auquel adhèrent entre autres, Frei Otto et Werner Ruhnau. Il cofonde en 1965 le Groupe International d’Architecture Prospective (GIAP), avec Walter Jonas, Paul Maymont, Georges Patrix, Michel Ragon, Ionel Schein, Nicolas Schöffer et Manfredi Nicoletti. En 1968, il publie son ouvrage le plus célèbre, Pour une architecture scientifique, écrit en réaction au manifeste de Le Corbusier Vers une architecture (1932).
À partir de 1980, Indira Gandhi, Première ministre indienne, appuie son action en Inde. Il publie plus d’une centaine de manuels consacrés au logement, à la santé, à l’alimentation et à la prise en charge par chacun de ses conditions de vie. Ces manuels sont distribués en Inde puis dans d’autres pays, traduits dans une trentaine de langues. Yona Friedman travaille également pour l’Organisation des Nations Unies (UNESCO), pour l’éducation, la science, l’économie politique et la culture. Il publie des rapports tels que No Cost Housing et Survival Techniques (1977). Son travail, qui se développe au-delà de l’architecture et de l’urbanisme, sur tous les champs du savoir autonome, tente de clarifier les questions politiques et scientifiques majeures qui conduisent à « habiter la terre » en toute responsabilité.
Au début des années 1980, il fonde le Communication Centre of Scientific Knowledge for Self-Reliance, qui dépend de l’Université des Nations Unies à Paris et dont le principal pôle d’activité est situé à Madras (Chennai). Sa coopération avec ces institutions se poursuivra jusqu’au 21e siècle.
Yona Friedman a réalisé de nombreux projets et été exposé dans de nombreux musées dans le monde.

 

Démocratie Mobile est un projet conçu par le CNEAI dans le cadre de l’Été culturel en Île-de-France avec le soutien de la Direction régionale des Affaires culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture et de #MONÉTÉMARÉGION avec le soutien de la Région Île-de-France ; en partenariat avec Les Instants chavirés, La galerie d’art contemporain, La Cité internationale universitaire de Paris et la Fondation suisse – pavillon Le Corbusier.
Remerciements au Fonds de dotation Denise et Yona Friedman.

Et aussi :
Derrière les micros, devant ou à côté des performances, immergée dans le tumulte urbain, la compositrice Aude Rabillon suivra tous les évenements Montreuil Points d’Ecoute du Haut Montreuil en passant par la rue de Paris, la Place de La République, en vue d’effectuer des prises de sons et de créer une oeuvre spécifique entre électroacoustique et document sonore.