
Avant leur concert aux Instants Chavirés le vendredi 12 juin, le trio Officine passe quelques jours en résidence No Wave / Anti-grunge / Noise.
Officine est un trio franco-japonais incendiaire, quelque part entre Haino, Sete Star Sept, et les Melvins. Composé de trois musicien·ne·s prolifiques qui ont galvanisé la scène DIY française grâce à leurs différents projets, ils ont joué dans des événements et des salles clés en Europe pour promouvoir leur albums « Dieu » et « 2E » sortis sur les labels Tanzprocesz et iDEAL Recordings. Une furie destructrice un brin dada, pour qui sait trouver la paix dans la violence.
© Vincent Ducard
« Officine, c’est Teenage Jesus et DNA dans l’angle mort du punk, de l’Electric Body Music
où la furie se mue en élégance. Un art-rock bruitiste poussé à ses limites les plus extrêmes,
au plus fort du contemporain, émancipé de l’aliénation sociale et émotionnelle. Nirvana
terminal, tranches de vie foudroyées, mise à nu des affects dans une guérilla sauvage avec
soi-même. Crucifiant sa guitare, Marion (Oktober Lieber, Deeat Palace) mène la danse à
corps et à cris, Christophe se convulse avec sa basse fait-maison, Kohzo galope sur ses
fûts – frappe mate, précision zen, des roulis par saccades qui en deviennent presque groovy. On s’enivre sous une pluie de météores, on atteint la grâce à l’endroit du saccage. Une
écriture sèche pour des mots lapidaires, visant la cornée du réel : la première flèche
décochée dans l’œil, la seconde dans le cœur. Pays des hautes solitudes et de la violence
sacrée, chant-cri fracassé et funk aux jambes cassées, Officine mène la guerre des nerfs, à
la fois saint sacrement et extrême onction. On s’éviscère à ciel ouvert, ça fait mal et c’est
bon. L’amour, toujours. Deus sive Natura. » Julien Becourt / Art press